Paris, 26 juillet 2024. Sous un déluge mémorable, une cinquantaine de danseurs à l’intense et sauvage énergie se produisent sur une barge, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Paris. Rapidité des mouvements, force collective… : leurs gestes qui perforent l’espace rappellent la tecktonic. Parmi eux, le chorégraphe Brandon Masele, alias Miel, savoure cette consécration. Depuis plus de vingt ans, cet artiste, qui a grandi à Colombes et pratique la danse électro depuis ses 13 ans, se bat pour faire vivre sa discipline que beaucoup pensaient disparue. Émergeant en club à l’aube des années 2000 et façonnée sur les parkings de la banlieue parisienne ou dans le quartier des Halles, elle a pâti du phénomène tecktonic et de ses dérives commerciales, avant de renaître pour conquérir le monde et trouver sa place sur les scènes internationales.
Danse-transe
"C’est une danse qui touche direct." À travers le regard plein d’émotion de ceux qui la portent depuis ses débuts, à commencer par Brandon Masele, ce documentaire revisite deux décennies d’une danse urbaine à l’énergie festive. De l’engouement qu’elle a suscité à sa reconnaissance en passant par son effondrement, cette épopée montre que la danse électro, animée d’un puissant esprit de résistance, n’a cessé de se réinventer. Né en France dans les clubs et pratiqué dans la rue, cet art jeune, qui se diffuse à travers des vidéos sur YouTube, Dailymotion ou les réseaux sociaux, a fédéré une vaste communauté, de Moscou à New Dehli en passant par New York, alors que les battles et les championnats du monde du genre ont contribué à stimuler sa créativité. Accueillant des danseurs de tous horizons, cette danse-transe a aussi été infusée d’autres styles – hip-hop, voguing, classique... Laissant une large place à ses hypnotiques et intenses chorégraphies, le récit en immersion d’un combat collectif pour transformer un mouvement marginal en discipline mondiale.