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Afrique : safaris et bonnes bonnes affaires
ARTE Reportage
Afrique / Inde2 min
Disponible à partir du 24/07/2026
À la télévision le samedi 25 juillet à 18:50
Émission du 25/07/2026
En Afrique, la tendance au "colonialisme vert" met la nature sous cloche au mépris des populations autochtones / L'Inde étouffe, écrasée par une recrudescence de canicules prolongées, aux effets dévastateurs sur la santé.
Afrique : safaris et bonnes affaires
Au nom de la protection de grands mammifères africains – rhinocéros, lions, gorilles… -, des zones de plus en plus larges du continent sont octroyées à de grandes ONG de défense de la nature, comme le WWF, African Parks ou NRT au Kenya. Mais, derrière cette apparente bonne nouvelle, se cache un drame pour les populations indigènes qui se voient confisquer la nature : l’accès aux forêts, aux rivières leur est interdit. Les défenseurs de l’environnement et des populations autochtones dénoncent un "colonialisme vert", autrement dit une gestion de la nature très commerciale et militarisée. La dernière tendance est de vendre des crédits carbone au nom d’une meilleure utilisation des terres pastorales. Au Rwanda, au Congo-Brazzaville et au Kenya, l'équipe d’ARTE Reportage a rencontré des peuples indigènes qui sont aujourd’hui perçus comme une menace - des braconniers ou des bergers aux troupeaux trop gourmands - alors que leurs ancêtres ont cohabité pendant des siècles avec les animaux sauvages, se nourrissant de petit gibier et de miel sauvage, ou du lait et de la viande de leur bétail… Un paradoxe que dénoncent les défenseurs de la nature : les Occidentaux se targuent de donner des leçons de protection de la nature aux Africains, alors que les grands troupeaux africains ont été décimés précisément pendant la colonisation…
Inde : vivre sous 50 degrés
En 2024, l'Inde a connu la plus longue vague de chaleur jamais enregistrée dans son histoire. Le thermomètre s'est affolé pour atteindre des températures record : plus de 50°C à New Delhi, la capitale, et jusqu'à 56° à Nagpur, dans l'ouest du pays. L'Inde a toujours connu des températures caniculaires, mais ces dernières années, ces épisodes sont de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses, et ont lieu de plus en plus tôt dans l'année, si bien que certains scientifiques parlent désormais de "canicule hivernale". Dans les plaines du nord, régulièrement touchées par des tempêtes de poussières chaudes dévastatrices, les fermiers voient mourir leurs bêtes, trop affaiblies par les effets de la chaleur. À l'ouest, dans l’État du Gujarat, là où le mercure tutoie régulièrement des sommets, les habitants des quartiers pauvres peignent les toits de leur habitation en blanc pour repousser la chaleur et s’offrir un peu de répit. Car les hommes aussi souffrent. Cette année, des centaines de personnes sont mortes de stress thermique et un hôpital de New Delhi a même dû ouvrir une unité d'urgence pour accueillir les malades de la chaleur. "L’Inde brûle", s’alarme Chandra Bhushan, l’un des meilleurs experts indiens de l'environnement alors que la Nasa estime que certaines zones du pays pourraient devenir inhabitables d’ici 2050. Avec 18 % de la population mondiale mais seulement 4 % des ressources en eau, l’Inde est en situation de stress hydrique et ces vagues de chaleur font planer le spectre d’une vie sans eau pour des centaines de millions d’Indiens. D’après des données gouvernementales, plus de 800 millions de personnes dans le pays souffrent de pénurie d’eau.
Au nom de la protection de grands mammifères africains – rhinocéros, lions, gorilles… -, des zones de plus en plus larges du continent sont octroyées à de grandes ONG de défense de la nature, comme le WWF, African Parks ou NRT au Kenya. Mais, derrière cette apparente bonne nouvelle, se cache un drame pour les populations indigènes qui se voient confisquer la nature : l’accès aux forêts, aux rivières leur est interdit. Les défenseurs de l’environnement et des populations autochtones dénoncent un "colonialisme vert", autrement dit une gestion de la nature très commerciale et militarisée. La dernière tendance est de vendre des crédits carbone au nom d’une meilleure utilisation des terres pastorales. Au Rwanda, au Congo-Brazzaville et au Kenya, l'équipe d’ARTE Reportage a rencontré des peuples indigènes qui sont aujourd’hui perçus comme une menace - des braconniers ou des bergers aux troupeaux trop gourmands - alors que leurs ancêtres ont cohabité pendant des siècles avec les animaux sauvages, se nourrissant de petit gibier et de miel sauvage, ou du lait et de la viande de leur bétail… Un paradoxe que dénoncent les défenseurs de la nature : les Occidentaux se targuent de donner des leçons de protection de la nature aux Africains, alors que les grands troupeaux africains ont été décimés précisément pendant la colonisation…
Inde : vivre sous 50 degrés
En 2024, l'Inde a connu la plus longue vague de chaleur jamais enregistrée dans son histoire. Le thermomètre s'est affolé pour atteindre des températures record : plus de 50°C à New Delhi, la capitale, et jusqu'à 56° à Nagpur, dans l'ouest du pays. L'Inde a toujours connu des températures caniculaires, mais ces dernières années, ces épisodes sont de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses, et ont lieu de plus en plus tôt dans l'année, si bien que certains scientifiques parlent désormais de "canicule hivernale". Dans les plaines du nord, régulièrement touchées par des tempêtes de poussières chaudes dévastatrices, les fermiers voient mourir leurs bêtes, trop affaiblies par les effets de la chaleur. À l'ouest, dans l’État du Gujarat, là où le mercure tutoie régulièrement des sommets, les habitants des quartiers pauvres peignent les toits de leur habitation en blanc pour repousser la chaleur et s’offrir un peu de répit. Car les hommes aussi souffrent. Cette année, des centaines de personnes sont mortes de stress thermique et un hôpital de New Delhi a même dû ouvrir une unité d'urgence pour accueillir les malades de la chaleur. "L’Inde brûle", s’alarme Chandra Bhushan, l’un des meilleurs experts indiens de l'environnement alors que la Nasa estime que certaines zones du pays pourraient devenir inhabitables d’ici 2050. Avec 18 % de la population mondiale mais seulement 4 % des ressources en eau, l’Inde est en situation de stress hydrique et ces vagues de chaleur font planer le spectre d’une vie sans eau pour des centaines de millions d’Indiens. D’après des données gouvernementales, plus de 800 millions de personnes dans le pays souffrent de pénurie d’eau.
Pays
France
Allemagne
Année
2026
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