Spécialiste des langues anciennes à Oxford, le professeur David Pollock est sollicité pour une entrevue avec Nejim Beshraavi, un richissime armateur. À peine l’invitation déclinée, le docte enseignant est poussé à l'intérieur de la Rolls Royce de Hassan Jena, le Premier ministre d'un État du Moyen-Orient. Ce dernier l'exhorte à rencontrer Beshraavi, car il souhaite être informé des projets du redoutable magnat qui s'apprête à prendre la tête de l'opposition dans leur pays. Reçu par Beshraavi, Pollock se voit remettre un message codé en hiéroglyphes qu’il est censé traduire et fait la connaissance de la troublante maîtresse des lieux, Yasmin Azir, laquelle le met discrètement en garde : sa mission accomplie, sa vie sera menacée.
Rocambolesque
Célébré pour ses comédies musicales hollywoodiennes coréalisées avec Gene Kelly ("Chantons sous la pluie"), Stanley Donen ("Drôle de frimousse", "Indiscret") renoue, trois ans après "Charade", avec la comédie d’espionnage sous le ciel londonien. Brillant pastiche du genre au générique signé par Maurice Binder, maître d’œuvre de ceux des James Bond, "Arabesque" entraîne le couple de stars formé par Gregory Peck et Sophia Loren dans une sombre machination. Entre imbroglios, courses-poursuites et personnages inquiétants, rien ne manque. Somptueusement habillée par Dior (où officiait alors Yves Saint Laurent), l’actrice italienne, en Mata Hari rompue au double jeu, manipule, avec tout le glamour requis, l’universitaire américain à l’humour "british", pris dans les filets d’une intrigue rocambolesque.