Nicholas Van Orton fête ses 48 ans dans sa splendide demeure de requin de la finance. Seul, avec un cheeseburger, devant les actualités économiques. Perfectionniste jusqu’à l’obsession, il se targue de ne rien laisser au hasard. Peut-être parce que son père, jadis, s’est suicidé au même âge ? Cette année pourtant, son petit frère instable, Conrad, est réapparu pour lui offrir un présent inoubliable : il l’a inscrit à un jeu orchestré par une mystérieuse compagnie, dont il découvrira la finalité et les règles au fil de l’expérience. Mais celle-ci prend rapidement une tournure dangereuse...
Piège infernal
Deux ans après Seven, dont on retrouve l'atmosphère urbaine sombre et poisseuse, David Fincher (Zodiac, The Social Network...) entraîne un banquier d’affaires – et le spectateur ! – dans un piège machiavélique aux allures de cauchemar. Habitué à dicter sa loi, déconnecté des autres comme de lui-même, l’arrogant quadragénaire, qui s’amuse d’abord des irruptions du jeu dans son quotidien, perd bientôt tous ses repères, transformé en pantin luttant pour sa survie. Les manipulations de plus en plus retorses auxquelles il fait face relèvent-elles d’une simulation grandeur nature particulièrement réaliste ? Ou ces mises en scène dissimulent-elles une entreprise de destruction ? Servi par un Michael Douglas sur le fil du rasoir et des seconds rôles convaincants (Sean Penn et Deborah Kara Unger en tête), un thriller paranoïaque diaboliquement efficace... jusque dans ses dernières minutes.