Un soir, Tomoko et Masami, deux adolescentes, jouent à se faire peur en se racontant l’histoire d’une vidéocassette maudite, qui, une fois lue, causerait la mort dans un délai de sept jours. Ce soir-là, Tomoko reçoit un étrange coup de téléphone et s’effondre, le visage pétrifié… Quelques jours plus tard, sa tante Reiko, une journaliste qui enquête justement sur cette rumeur, découvre que trois amis de Tomoko sont morts à la même date, dans des circonstances tout aussi étranges. Intriguée, Reiko décide de remonter la piste et fait appel à son ex-mari, un professeur de mathématiques, pour l’aider…
Folklore et (vieille) technologie
Immense succès dans son pays à sa sortie en 1998, Ring s’inscrit dans la continuité des histoires de fantômes, folklore présent de longue date dans la littérature et le cinéma japonais. Le thème de la femme morte-vivante, qui se venge d’un traumatisme depuis l’au-delà, est astucieusement actualisé à l’ère de la modernité technologique – que celle-ci ait pris un coup de vieux n'altère en rien l'efficacité du film. Ring est peu à peu devenu culte à l’étranger, participant à un regain d’intérêt durable pour la culture populaire japonaise et donnant lieu à divers remakes, suites et copies. L’original se distingue de son abondante postérité par une surprenante économie de moyens, suscitant l’angoisse par le biais d’une bande-son très travaillée, et quelques images fortes savamment distillées.