Risographie, vinyles, K7, concerts et autres Web TV maison, les initiatives pour défendre le DIY se multiplient, à l’image du Mangel Records ou du Riso Club à Berlin ou du Hitness Club et du Shell Tapes à Leipzig. Tous ces tiers-lieux s’inscrivent dans la même veine : s’affranchir de la logique d’exploitation capitaliste avec pour mot d’ordre : « fais les choses toi-même ou avec des amis ; fais-les parce que personne d’autre ne les fera ; fais-les pour la culture ! »
Tracks accompagne des artistes et des collectifs inventifs et solidaires qui créent leurs propres espaces, souvent contre vents et marées. Car les loyers ne cessent d’augmenter, les subventions se font rares et nombre de courants et réseaux artistiques ne survivent que grâce à l’auto-exploitation. Dans un petit entrepôt à Berlin ou sur une chaîne web DIY qui privilégie la qualité à la quantité, place à des initiatives qui sont les poumons culturels d’artistes et de créatifs aspirant à la liberté.
En plus d’être des espaces de production, ces lieux sont propices au réseautage. Dans un univers qui vit du bénévolat et de l’engagement collectif, il est essentiel de se rencontrer, d’échanger et de s’entraider, tout en s’amusant.
Comment procéder lorsque les compromis deviennent inacceptables ? Faire les choses soi-même ! Tracks prend le pouls d’un microcosme culturel qui a tissé des liens en Europe, en Asie et aux USA. Et s’interroge : le DIY est-il le dernier espace de liberté qui subsiste ?