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Lioness

Darling chérie

1 min

Disponible à partir du 07/09/2026

À la télévision le lundi 7 septembre à 23:20

En roue libre dans le Swinging London, une jeune mannequin papillonne et se heurte au vide existentiel. En noir et blanc, et avec un esprit "Nouvelle Vague", l'Anglais John Schlesinger offre un splendide écrin à Julie Christie.

La jolie Diana Scott plaque son gentil mari pour emménager avec Robert, un journaliste passionné de littérature. Mais elle épuise vite les joies de l'intelligentsia, et s'ennuie à mourir en regardant son compagnon travailler sur ses articles. Mannequin et actrice à ses heures, Diana fait des rencontres : Miles, un communiquant frivole, Malcom, un jeune photographe gay qu'elle traite en camarade, et un prince italien qui la supplie de l'épouser… Les relations avec Robert, seul homme qu'elle ait "vaguement aimé" et qui a quitté son foyer pour elle, tournent au vinaigre.
 
Mélancolique portrait de femme
Après Billy le menteur et avant le magnifique Loin de la foule déchaînée, le réalisateur anglais John Schlesinger retrouve son égérie Julie Christie, justement oscarisée pour le rôle de Diana. L'actrice lui prête son élégance, son abattage, son côté caméléon, s'appropriant sans cesser d'être elle-même la fantaisie d'Anna Karina, la sensualité de Bardot ou le chic de Grace Kelly. Influencée par la Nouvelle Vague, cette satire en noir et blanc du Swinging London dans les pas d'une jeune femme inconstante et narcissique, gourmande de l'instant présent mais incapable de s'en contenter, pourrait paraître misogyne si ce n'était précisément de son héroïne que le film tirait sa vitalité. Sans oublier que le microcosme londonien, du lord pédophile au journaliste blasé en passant par un patronat lourdement patriarcal, en prend pour son grade au passage. Sans aborder ouvertement le sujet de l'homosexualité qu'il traitera plus tard dans Macadam Cowboy, le cinéaste l'effleure à travers figurants et personnages secondaires, suggérant que d'autres modèles ou identités sont possibles. Le personnage de Diana, hétérosexuelle insatisfaite, qui recourt à l'avortement, sujet brûlant à l'époque, participe de cette modernité. Moins convaincant dans sa dénonciation des frivolités que par ce mélancolique portrait de femme et la balade qu'il offre, de l'Angleterre à l'Italie, dans les exubérantes années 1960, John Schlesinger fait encore ses gammes, mais signera bientôt des chefs-d'œuvre.

Avec

  • Dirk Bogarde (Robert Gold)

  • Julie Christie (Diana Scott)

  • Laurence Harvey (Miles Brand)

  • José Luis de Vilallonga (Prince Cesare della Romita)

Réalisation

John Schlesinger

Scénario

  • Frederic Raphael

  • John Schlesinger

  • Joseph Janni

Production

Appia Films

Producteur/-trice

Joseph Janni

Image

Kenneth Higgins

Montage

Jim Clark

Musique

John Dankworth

Costumes

Julie Harris

Pays

Royaume-Uni

Année

1965

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