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Gipsy Kings, le temps des gitans

53 min

Disponible jusqu'au 19/12/2026

À la télévision le vendredi 22 mai à 22:30

"Bamboleo", "Djobi, Djoba", "Volare"... Leurs tubes font danser la planète entière depuis presque 50 ans. Des quartiers gitans camarguais au triomphe mondial, des liens du sang aux divisions de cette "grande famille", ce documentaire retrace la saga musicale, nomade et chaleureuse des Gipsy Kings.  

L'histoire débute avec le père, José Reyes, et son cousin, Ricardo Baliardo, plus connu sous le nom de Manitas de Plata. Ces Gitans de Camargue, le premier par sa voix habitée, le second, par son jeu de guitare virtuose, forment un duo explosif, qui enflamme en 1965 la scène du Carnegie Hall à New York. Mais une sombre affaire de jalousie brouille le tandem. Froissé, José ne jouera plus qu’avec ses fils, qui, après sa mort, vont opérer un rapprochement. En marge d’un pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les jeunes Reyes se réconcilient avec leurs cousins Baliardo en faisant le bœuf. Découvrant ces musiciens qui se produisent sur les plages et dans les soirées du showbiz, l’animatrice et productrice Jacqueline Tarta leur trouve un nom inspiré par leur patronyme, Reyes, qui fera le tour du monde : les Gipsy Kings. À force d’ambiancer la jet set, la formation est repérée par le producteur Claude Martinez. Quelques arrangements calibrés pour la FM plus tard, la machine à tubes se met en branle : “Bamboleo”, “Djobi djoba”… L’Hexagone, l’Amérique, la planète raffolent de ces Gitans qui chantent en espagnol avec l’accent méridional et font danser les foules.

Guitare à portée de main
Au cours de leur carrière, les Gipsy Kings vendront des dizaines de millions d’albums. Mais la gloire et l’argent diviseront cette “grande famille”. Tissant interviews et archives, ce documentaire conte avec chaleur cette saga musicale, des débuts en caravane à la reprise en main par le chanteur Nicolas Reyes et le guitariste Tonino Baliardo, désormais seuls maîtres à bord après l’éviction de leurs frères dans les années 2010. Le réalisateur Richard Minier a su capter ce qui constitue le charme de cette musique issue de la rumba catalane, de l'irrésistible jeu de guitare des Gitans camarguais et d’une culture familiale et festive, transmise de père en fils. Les témoignages, guitare à portée de main, d’anciens membres fondateurs du groupe – Pablo, Patchaï et Canut Reyes, Diego Baliardo – retracent avec une spontanéité touchante cette aventure douce-amère. Ancrant cette musique “qui sent la terre, la roulotte, le galop de cheval, les moustiques aussi” (dixit l’artiste Gabi Jimenez) dans les lieux qui l’ont enfantée, le film sillonne la Camargue, du quartier gitan de la Roquette à Arles (fief des Reyes) à la cité Gély de Montpellier (QG des Baliardo). Des intervenants variés (le guitariste camarguais des Négresses vertes Stéfane Mellino, le journaliste François-Xavier Gomez, le manager américain du groupe Pascal Imbert, etc.) aident à comprendre cette pop latine métissée et à la situer dans la sono mondiale. 

Réalisation

Richard Minier

Pays

France

Année

2025

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