Pour des raisons de droits, ce programme n’est pas disponible dans le pays dans lequel vous vous trouvez.

En savoir plus

Derniers étés à Sanary-sur-Mer (1933-1941)

L’intelligentsia allemande en exil

53 min

Disponible jusqu'au 30/08/2027

À la télévision le mardi 1 septembre à 00:05

Au début du IIIe Reich, nombre d’écrivains et d’intellectuels allemands se réfugient à Sanary-sur-Mer, petit port de pêche varois. À travers leur regard et leurs mots, une plongée dans cette période contrastée, entre douleur de l’exil et douceur de vivre.

En 1933, après l’accession de Hitler au pouvoir, Sanary-sur-Mer, dans le sud de la France, se transforme en "capitale de la littérature allemande", selon le mot du philosophe Ludwig Marcuse, en accueillant les écrivains et les intellectuels exilés. Comme son frère Heinrich, Thomas Mann s’y installe avec sa femme Katia et leurs six enfants. Alma Mahler et son mari, le poète Franz Werfel, arrivés après l’Anschluss, le romancier René Schickele et d’autres encore y trouvent aussi refuge. Déjà fréquenté par des artistes européens, dont Aldous Huxley qui y a écrit Le meilleur des mondes, le port de pêche provençal offre un asile moins onéreux qu'à Paris. L’écrivain Lion Feuchtwanger y invite son ami Bertolt Brecht. Mais l’auteur de L’opéra de quat’sous, lui, ne sera pas conquis : "La Méditerranée est d’un ennui !" Dès septembre 1933, Thomas et Katia Mann, quant à eux, quittent Sanary pour la Suisse avant les États-Unis. Désignés "étrangers ennemis" avec le début de la guerre, certains de ces émigrés, dont Lion Feuchtwanger, seront internés. Le fragile sanctuaire disparaît.

L’espoir d’un retour
À partir de lettres, de journaux intimes et de textes littéraires, ce documentaire retrace la vie de cette intelligentsia allemande, entre enchantement et mélancolie. Alors qu’on brûle les livres de ces écrivains en Allemagne, à Sanary, entre le café du Dôme, le marché et la corniche, de grandes œuvres voient le jour. À cette créativité, teintée de rivalités, se mêlent l’espoir du retour, la douleur de l’exil et l’effroi face à la barbarie. "Au fond, je suis beaucoup trop bon Allemand, et la rupture avec mon pays, qui est quasiment inévitable, me pèse et m’angoisse beaucoup", confie Thomas Mann à Albert Einstein, bientôt déchu de sa nationalité. L’émouvant portrait d’un monde perdu.

Réalisation

Andreas Christoph Schmidt | Schmidt & Paetzel Fernsehfilme GmbH

Pays

Allemagne

Année

2026

Vous pourriez aimer aussi

Les vidéos les plus vues sur ARTE

NotInitialized