Photo : Arno Schidlowski traque la lumière
Photographie : Randa Mirza fige les ruines du sud Liban
Arles : Louis Stettner, photographe humaniste
Jon Rafman, archiviste moderne en quête de regards
Photo : Marie Quéau explore les limites entre la vie et la mort
Le monde secret du photographe Luigi Ghirri
Les photos d’Agnès Geoffray à Arles
Pour des raisons de droits, ce programme n’est pas disponible dans le pays dans lequel vous vous trouvez.
Lucia Moholy, la photographe du Bauhaus
56 min
Disponible jusqu'au 10/05/2026
Née en 1894 à Prague dans une famille juive, Lucia Schulz s’installe en Allemagne à 21 ans. Sa vie bascule cinq ans plus tard lorsqu’elle rencontre Laszlo Moholy-Nagy, juif hongrois pétillant et sans le sou, qui partage sa passion pour l’art. Les époux expérimentent les possibilités du photogramme – une image photographique obtenue sans appareil –, à l’instar de leur double autoportrait, qui fera la seule renommée de Laszlo. Quand ce dernier devient professeur au Bauhaus, l’école d’architecture et d’arts appliqués fondée par Walter Gropius en 1919 à Weimar, Lucia Moholy se charge de photographier les réalisations révolutionnaires de cette ruche créative. Elle poursuit ce travail à Dessau, où l’institution déménage en 1925, en immortalisant sous tous les angles les bâtiments construits par Gropius pour accueillir élèves et enseignants. À Berlin, où elle s’installe à la fin des années 1920, la jeune femme tombe amoureuse du député communiste Theo Neubauer. Lorsque ce dernier est arrêté par les nazis en août 1933, elle se résout à quitter l’Allemagne, en confiant sa collection de négatifs sur plaques de verre à son ex-mari, qui les déposera à son tour chez Walter Gropius avant de fuir en Amérique…
Pionnière invisibilisée
Aux États-Unis, où il a obtenu une chaire à Harvard en 1938, le fondateur du Bauhaus fera la promotion du mouvement en utilisant les clichés de Lucia Moholy, sans jamais la mentionner ni la prévenir qu’il a sauvé ses négatifs. La photographe – qui a gagné son procès contre celui qu’elle considérait comme un ami – a ainsi été longtemps dépossédée de son œuvre, n’accédant à la reconnaissance qu’à un âge avancé. Mêlant archives, interviews et mises en pratique de ses procédés créatifs, ce documentaire au graphisme Bauhaus retrace, en compagnie de spécialistes et d’admirateurs, le parcours d’une artiste majeure de la Nouvelle Objectivité, disparue en 1989, qui promut aussi en pionnière, depuis son exil londonien, la technique du microfilm comme support d’une information gratuite pour tous.
Réalisation
Sigrid Faltin
Pays
Allemagne
Année
2024
Vous pourriez aimer aussi
Gymnastique
L'esprit Bauhaus en une photographie
Twist
Des âmes sœurs ? Pourquoi les animaux nous font du bien
Yes We Can - L'art noir contemporain
Twist
L’amour aujourd’hui : comment ça marche ?
Marlene Dietrich et Erich Maria Remarque
La passion et l'exil
Twist
Think Big ou l’art XXL
Twist
L’infini : quelle sensation ?
L’architecture au service de la société
Dessine-moi une école
Twist
Calm Down : le pouvoir du silence
Les vidéos les plus vues sur ARTE
ARTE Journal - 23/04/2026
Négociation Iran-Israël / Alerte sur la pénurie de kérosène / World Press Photo
Tout un fromage
À la recherche du fromager mystérieux
Conversation avec Nathalie Baye
ARTE Journal - 24/04/2026
La France vit à crédit écologique / Le retour vers le Sud-Liban
Clandestin
Le dessous des cartes - L'essentiel
Poutine fragilisé par des coupures internet ?
Le dessous des cartes - L'essentiel
Le Liban : en quête de souveraineté
Taxi Téhéran
The Divine Comedy
Cirque Royal, Bruxelles
Le dessous des cartes - L'essentiel
Mer de Chine : Pékin avance ses pions
