Olivier Père

Les meilleurs films de l’année 2017

Sélection subjective parmi les films distribués en France entre le 4 janvier et le 27 décembre 2017. Très bonne année à tous.

 

1 – La femme qui est partie de Lav Diaz

2 – Le Jour d’après de Hong Sangsoo

3 – Creepy de Kiyoshi Kurosawa

4 – Un jour dans la vie de Billy Linn de Ang Lee

5 – Western de Valeska Grisebach

6 – Faute d’amour de Andreï Zvyagintsev

7 – Detroit de Kathryn Bigelow

8 – Certaines femmes de Kelly Reichardt

9 – Good Time de Ben et Joshua Safdie

10 – Makala de Emmanuel Gras

Le Jour d'après de Hong Sangsoo

Le Jour d’après de Hong Sangsoo

 

Grands réalisateurs en grande forme (sans ordre)

 

Twin Peaks: The Return de David Lynch

Visages Villages de Agnès Varda et JR

Dunkerque de Christopher Nolan

Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont

Le Vénérable W. de Barbet Schroeder

The Lost City of Z de James Gray

Les Fantômes d’Ismaël de Arnaud Desplechin

L’Amant d’un jour de Philippe Garrel

Argent amer de Wang Bing

Un beau soleil intérieur de Claire Denis

La Villa de Robert Guédiguian

Yourself and Yours de Hong Sangsoo

Un homme intègre de Mohammad Rasoulof

I Am Not Your Negro de Raoul Peck

 

 

Outsiders (sans ordre)

Get Out de Jordan Peele

A Ghost Story de David Lowery

Braguino de Clément Cogitore

En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui

Bangkok Nites de Tatsuya Tomita

Tombé du ciel de Wissam Charaf

Mister Universo de Tizza Covi et Rainer Frimmel

Album de famille de Mehmet Can Mertoğlu

Une vie violente de Thierry de Peretti

Gabriel et la Montagne de Fellipe Barbosa

La La Land de Damien Chazelle

 

Deux courts métrages :

Les Iles de Yann Gonzalez

After School Knife Fight de Caroline Poggi et Jonathan Vinel

Le deuxième long métrage de Yann Gonzalez, Un couteau dans le cœur, et le premier de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, Jessica Forever, sont attendus en 2018.

 

Une redécouverte :

Lumière! L’aventure commence de Thierry Frémaux

 

 

Catégories : Actualités · Coproductions

48 commentaires

  1. Jean-Luc Delarue dit :

    Detroit…

    – Un film très discutable, tout de même, non ?

    • olivierpere dit :

      Tous les films sont discutables. Qu’en pensez-vous ?

      • ballantrae dit :

        Je n’ai pas encore finalisé mon top ten ( j’hésite d’un jour l’autre sur ce palmarès car l’année fut riche effectivement) mais il est certain que Détroit y sera aussi discutable soit-il …ce dont je ne suis pas si sûr si discutable signifie douteux sur ses fins ou moyens.
        La vision percutante de K Bigelow me semble dénuée de concessions, âpre, intelligemment structurée que ce soit pour le rapport au temps, la conception de l’espace pensé comme un piège avec ses jeux de vu/non vu.La cinéaste est à son sommet depuis Démineurs et Détroit me semble le plus réussi de sa trilogie ( jusqu’ici) sur la politique américaine et ses fractures.

        • olivierpere dit :

          Oui l’année fut riche en surprises et en auteurs au rendez-vous même si moins forte que les années précédentes peut-être – pas de chefs-d’oeuvre absolus. Entièrement d’accord avec vous sur le dernier Bigelow.

        • Jean-Luc Delarue dit :

          Bonjour ballantrae,

          Et, d’une certaine façon… merci de votre réponse !-]

          Je sors alors de mon habit d’animateur-producteur de talk-shows, et pour l’occasion, refais même surface dans le royaume des demi-vivants !-D

          Detroit-Bigelow : « très discutable », avançais-je donc. Vous précisez le litige – et je vous approuve à peu près. Mais, je veux insister sur le « TRÈS », si vous le permettez.

          Si on peut largement reconnaître les qualités de cinéaste à la dame – sans aucune doute « importante » (objectivement, en quelque sorte), mais probablement pas « grande », ni « majeure » (pour le moment), euh, à mon humble avis – ne peut-on pas y trouver chez elle, y déceler… « trop » d’habileté (pour ne pas dire « roublardise ») – dans ses fins ET ses moyens ?

          Là, ce serait quand même intéressant de se poser, comme vous nous y amenez judicieusement, la question de ses fins – et le « bout de ses fins » (si je puis dire) : autrement dit, la finalité de ses (entières) intentions à elle, ce qu’elle cherche soit à transmettre (véhiculer), dégager ou mettre en lumière (plutôt que « dénoncer », « attaquer », « mettre en branle »). Si on s’en tient à cet aspect, il me paraît que son propos reste un peu trop court à mes yeux – quoique vous pourrez toujours me rétorquer que j’en demande beaucoup, ce qui n’est pas faux, avouons-le !-], voire trompeurs, sinon « carrément mensongers » : je n’ai pas de réelle réponse, et encore moins définitive là-dessus, mais le film me laisse suffisamment circonspect (euphémisme), pour que je ne puisse personnellement être conquis, du tout au tout. The Hurt locker n’est, en fait, pas tellement plus éloquent, sur les questions fondamentales auxquelles l’un et l’autre films semblent toucher, et qu’elle (la cinéaste) esquisse à peine – voire s’applique sciemment à occulter – oserais-je ajouter « à chaque fois (dans ses autres films) » ?-]

          La question des moyens aussi se pose : de manière significative, attardons-nous comme le fait, non sans perversité quant à elle, la réalisatrice sur la scène de fouille dans la résidence. Drôle d’effet sur le spectateur, qu’il soit occasionnel, et même le plus aguerri ! N’a-t-on pas parlé à ce sujet de « torture porn », à ce sujet ? du coup, quelle est donc l’intention de l’auteur ? faire frissonner son public ? pointer une injustice particulière, un cas de psychopathologie avancée, une faillite institutionnel (un manquement « démocratique » inacceptable) ? à moins que ce soit plus théorique encore : une manière très recherchée de remettre en question la pulsion scopique des spectateurs vers la fascination scabreuse pour l’horreur (dans la représentation) ? on finit par se dire que c’est très probablement tout ça à la fois, en même temps sans jamais être tellement ça du tout, et que l’ensemble, finalement, ne fait rien de plus que le jeu du spectacle et du maintien de l’ordre et de la domination… mais sans doute, devons-nous nous tromper ?

          Cette incertitude pouvant alors laisser un étrange arrière-goût… disons, « pâteux », sinon « fumeux » ; malgré son « efficacité », mais qui aboutit à quoi – ajoutons « à la fin des fins » (si vous préférez !-D

          Si quelqu’un a des réponses, nettement plus fermes et plus lumineuses, je suis prêt à les accueillir – avec beaucoup de gratitude même !-D

          • ballantrae dit :

            Pas trop le temps de développer plus avant mais quelques remarques:
            -K Bigelow at-elle besoin d’afficher une sorte de militantisme pour devenir plus légitime? Quand on revoit un film comme Malcom X ou un autre comme Harvey Milk (deux biopics militants où le cinéaste est partie prenante dans l’acte de militantisme) force est de constater une certaine sagesse un peu apprêtée, totalement dans les canons hollywoodiens.Bigelow est une femme blanche et ne fait pas acte de militantisme, ce qui lui permet tout simplement d’avoir une distance dialectique avec son sujet brûlant.
            -le spectateur assiste à l’inexorable montée de l’acte raciste en trois temps: dans le prologue l’assassinat de l’homme qui court éludé par la police est le signe avant coureur de l’hyperbole qui suit en nous montrant que sa construction est plus profonde qu’un accident dans une rue un jour d’émeutes.il est intégré par ceux qui font ( les policiers), ceux qui voient sans beaucoup agir( le vigile, l’armée) ceux qui couvrent (la justice).
            Je trouve le scénario complexe et la mise en scène plus complexe encore car le point de vue moral n’a ici rien d’évident: on n’est pas dans le catéchisme qui ne convainc que les convaincus mais dans une réflexion réellement dialectique, y voir une possible fascination pour le racisme me semble un contresens absolu.
            Cette année deux films importants sont apparus sur le sujet celui-ci et I’m not your negro de R Peck (qui a aussi fait un beau Le jeune Karl Marx assez subtilement dialectique).

          • Jean-Luc Delarue dit :

            Hum… que vous dire ? personnellement, je vous avouerais que je n’ai pas tellement envie de « débattre » sur ce film. Il y a quelques personnes pour lesquelles j’ai un grand respect, qui le considèrent comme une œuvre majeure – ou du moins, le comptent parmi leurs préférés de l’année !-D euh, il me paraît alors impensable que leurs raisons puissent être toutes légères ou totalement inconsidérées !-D

            Donc, je n’exposerais pas mes vues, davantage que les interrogations qui m’ont traversé à la suite de la projection, et que j’ai esquissées dans le comm précédent !-]

            Cela dit, s’il y a un « contresens absolu » (?), je ne suis pas tellement sûr qu’on puisse me l’attribuer, euh, à mon endroit, je veux dire !-] si c’est le cas, vous seriez tout à fait aimable de m’indiquer à quel moment, j’aurais bien pu parler d’ « une possible fascination pour le racisme » – proposition, que je trouve moi-même très peu pertinente !-] je me dis alors, que dans votre, euh, « empressement » à me répondre, il se peut que vous ayez également pu lire mon post avec le même élan !-D (euh, vous nous direz peut-être ?-]

            Maintenant, si on veut verser (un peu) dans la cinéphilie, je ne suis pas totalement contre… encore faudrait-il, pour la clarté des échanges, que les exemples soumis aient eux aussi quelque pertinence !-D autrement, on pourrait légitimement finir par se demander pourquoi untel chercherait à faire diversion, ne croyez-vous pas ?-D

            Malcolm X, Harvey Milk ; en effet, des films militants – pour lesquels je n’ai du reste aucun attachement particulier. Probablement du fait, justement, que la position des auteurs (S. Lee, G. van Sant) est trop clairement affichée, sans aucun recul. Un point de vue (hyper-)partisan, pour ne pas dire « grossier ». Cela dit, merci de soulever ce point : car n’y aurait-il pas une forme de démagogie propre à K. Bigelow – ajoutons, euh, plus « subtile » malgré tout (mmh, sinon « habile ») que chez les deux autres, dans les deux exemples avancés ? mmh, vous qui êtes féru de dialectique, cette question devrait au moins vous distraire !-D

            Par ailleurs, vous citez deux films « importants » – ça dépend là encore, toujours du point de vue – sortis cette année, qui traitent de la question du racisme (aux USA). Je ne veux pas dire, mais il ne paraît pourtant pas hors de propos de mentionner tout aussi bien – avec des réserves sans doute justifiées dans l’un et l’autre cas – le Get out, de Jordan Peele et le Loving, de Jeff Nichols. (au passage, les deux films ayant fait la couverture des deux éternelles rivales dans le domaine des revues de critique-ciné !-D

            Cela dit – et ce, sans vouloir verser dans l’érudition pédante –, je ne saurais trop conseiller aux plus curieux d’aller courir voir les films de Samuel Fuller, commencée il y a trois jours à la Cinémathèque !-D au moins, pour mesurer, ou plutôt se rendre mieux compte de l’écart – ou du malaise suscité – dans le traitement du sujet (celui du racisme, en tant que tel) par la dame, et que j’ai essayé très laborieusement de mettre en exergue il y a deux jours (ahum !-D et autrement, ne serait-ce que pour pouvoir goûter, réellement, des VRAIS plaisirs (ou sans aucun chiqué, si vous voulez) de cinéma – du moins, à mon sens !!!-DDD

            Bien à vous,

    • Kat dit :

      En quoi est-il si discutable ? Merci pour votre réponse

  2. sigmundf dit :

    A Ghost Story?… LOL

  3. Bernard dit :

    qu’avez-vous pensé de A Ghost Story ? Je l’ai pour ma part trouvé très poseur, très surfait et le cinéaste paraît très arrogant…

  4. Billy Lynn dit :

    Avez-vous critiqué l’excellent Billy Lynn d’Ang Lee ? Très heureux de le retrouver dans votre beau classement

    • olivierpere dit :

      Non je n’ai pas écrit sur le film mais je l’ai vu et aimé au moment de sa fugace sortie en salles en France. Peut-être plus tard.

    • ballantrae dit :

      Raté en salle, ce film m’intrigue de plus en plus au vu de son retour dans nombre de bilans.
      Ang Lee est décidément un cinéaste surprenant même si pas forcément toujours inspiré.
      J’avais trouvé assez fort un film un peu passé inaperçu Chevauchée avec le diable.

      • olivierpere dit :

        Oui ce cinéaste ne m’avait jamais passionné – malgré quelques réussites – avant ce dernier film qui le confirme en héritier de Robert Altman. Grande fiction politique et tour de force cinématographique.

  5. Bane dit :

    Avez-vous écrit sur le génial Dunkerque de C. Nolan ? Il est également dans mon top.

    Par ailleurs, je vous conseille l’excellentissime Brawl in Cell Block 99, le nouveau film du réalisateur de Bone Tomahawk, S. Craig Zahler. Je suis sûr qu’il vous plaira !

    • olivierpere dit :

      Non j’ai moins écrit que je l’aurais voulu sur des films récents cette année, mais j’ai beaucoup aimé Dunkerque vu en 70mm à la Cinémathèque française. Je crois que Nolan m’intéresse de plus en plus. Brawl in Cell Block 99 est déjà sorti en DVD où une sortie salles est-elle prévue ?

      • Marty Feldman dit :

        Hélas, je crois qu’aucune sortie n’est prévu pour Brawl in Cell Block 99 🙁
        Je l’ai vu par des voies alternatives… où il est déjà dispo en très bonne qualité.
        S. Craig Zahler est mon nouveau poulain en terme de cinéma de genre. Il est super ! C’est aussi un écrivain très doué capable d’écrire d’excellent polars hard boiled. Un homme aux multiples talents…

  6. Regnault dit :

    Je regrette de ne pas avoir vu Une femme qui est partie. Savez-vous si on peut le rattraper quelque part ?
    Braguino est magnifique. Découvert lors de sa mise en ligne.
    Je vous conseille cet entretien du CNC sur le sujet, si vous ne l’avez pas déjà lu. http://www.cnc.fr/web/fr/ac

    • olivierpere dit :

      La Femme qui est partie n’a pas connu une très large distribution en raison de sa durée, j’espère que le film de Lav Diaz sortira en DVD mais ce n’est pas encore le cas à ma connaissance.

  7. Sawyer dit :

    Christopher Nolan est actuellement le meilleur cinéaste au monde… et de loin (je dis ça… puisque Miyazaki a plus ou moins pris sa retraite… en attendant un ultime tour de piste).

    J’avais été ébloui jadis par « Memento », un film époustouflant de virtuosité et d’intelligence.

    La suite de la carrière de Nolan m’a plutôt déçu : la trilogie Batman, même si c’est ce qu’on a fait de mieux comme films de super-héros, ça reste des films de super-héros… alors du coup, on reste dans un genre formaté et aussi limité que, disons, les James Bond (un James Bond, c’est sympathique, mais ça ne fera jamais un grand film, ce ne sera jamais vraiment de l’art, cinématographiquement parlant).

    « The prestige » était honnête… mais un film manquant singulièrement de passion.

    Quant à « Insomnia », remake inutile et plan-plan d’un film norvégien, déjà pas très intéressant à la base (un peu comme le « Passion » de De Palma était le remake de plan-plan du film d’Alain Corneau).

    Et puis, Nolan est revenu au sommet avec « Inception », un film vraiment étourdissant, un film qui invente ses propres règles, une œuvre furieusement novateur et virtuose : un des meilleurs films de ce début de 21ème siècle.
    Là, j’ai retrouvé le Nolan kubrickien de « Memento ».

    Et enfin, « Interstellar » qui, moi, m’a autant passionné et bouleversé que le « 2001 » de Kubrick : là encore, un film complètement dingue, riche, magique.

    Là, j’étais vraiment convaincu que Nolan jouait dans la cour des grands.

    Un moment, il y a eu une rumeur comme quoi il pourrait réaliser l’adaptation de « Akira » en cinéma live sous forme de trilogie.

    « Akira » de Katsuhiro Otomo : l’œuvre phare qui a traumatisé mon adolescence, le « Orange Mécanique » du manga !

    Ah putain, c’était trop beau !

    Bon, apparemment… ça n’était rien qu’une rumeur…

    Puis ensuite, j’ai appris que le nouveau projet de Nolan serait un film de guerre sur la seconde guerre mondiale… sur la bataille de Dunkerque, plus précisément.

    Je ne peux pas dire que la nouvelle m’ait particulièrement réjoui… vu que, à la base, je ne suis pas friand de films de guerre (même si « Apocalypse Now » est quasi mon film préféré de tous les temps).

    J’ai trouvé « Dunkerque » honnête, pas mal… mais franchement, ça ne m’a pas vraiment passionné.

    Ce n’est pas un mauvais Nolan (comme « Insomnia »), mais c’est quand même un petit Nolan (comme « The Prestige »).

    Cela dit, Nolan est encore jeune : je pense qu’il a une longue carrière devant lui… et potentiellement, je pense qu’il est encore capable du meilleur.

    Je pense qu’un jour, on le considérera comme l’égal d’un Kubrick (même si, il est vrai, Kubrick n’aurait jamais réalisé un Batman ou un James Bond !).

  8. Frédéric Camus dit :

    Bonjour Olivier, et bonne année 2018 à toi 🙂

    Tu nous diras ce qu’il faut te souhaiter, mais, si cette année était celle de la découverte des films séquestrés de Vincent Gallo, par exemple sur une chaîne franco-allemande, nul doute que cela ferait quelques heureux 🙂

    Tradition annuelle oblige :

    1. Billy Lynn’s Long Halftime Walk, d’Ang Lee
    2. The Lost City of Z, de James Gray
    3. 120 Bpm, de Robin Campillo
    4. Neruda, de Pablo Larrain
    5. On l’appelle Jeeg Robot, de Gabrielle Mainetti
    6. Baby Driver, d’Edgar Wright
    7. A monster calls, de Juan Antonio Bayona
    8. Logan, de James Mangold
    9. Problemos, d’Eric Judor
    10. Okja, de Bong Joon-Ho

    Mention : The Girl with all the gifts, de Colm McCarthy

    Rétro : Capitaine sans peur, de Raoul Walsh

    A bientôt,

    FC

    • olivierpere dit :

      Bonne année cher Frédéric
      Top Ten surprenant et original comme d’habitude moi aussi j’ai aimé 120 Bpm, Logan, et Problemos a des moments très drôles.
      Amitiés,

    • olivierpere dit :

      Je t’avoue que j’ai vu trois fois le film (« promises written in water ») de Vincent Gallo lors de projections plus ou moins exceptionnelles, mais il est toujours privé de diffusion normale par son auteur. Aux dernières nouvelles il vient d’en tourner un autre promis au même sort. Donc sur Arte, ce n’est pas pour tout de suite !

      • Frédéric Camus dit :

        Trois fois… Le choc est rude….
        Je crois qu’il n’y a plus qu’une chose à faire : lui proposer une coproduction avec un droit de diffusion, en espérant qu’il ne brûle pas la copie avant….

        • olivierpere dit :

          Je crois qu’il a prévu de couler les négatifs dans une dalle de béton…

          • Frédéric Camus dit :

            Une dalle de béton, ça se fracture délicatement, comme lorsqu’on déterre des os de dinosaures. Tout espoir n’est donc pas perdu. Après, s’il s’avère que les films sont nuls…

    • ballantrae dit :

      Ravi de voir figurer dans votre top ten A monster calls pas vraiment aimé par la critique ni d’ailleurs par le public alors qu’il possède des beautés assez rares pour être distinguées.
      Bravo aussi pour mettre au plus haut mon préféré de l’année (en dehors de la saison 3 de Twin peaks mais malgré les joutes oratoires entre cinéphiles sa diffusion ayant été télévisuelle il s’agit bien d’une série hors normes certes mais une série) à savoir Lost city of Z.
      Comme vous confirmez l’importance de Billy Lynn après l’avis d’Olivier, je suis forcément de plus en plus impatient de voir ce film.
      Et bien sûr bonne année 2018 , Olivier et un immense merci pour tout ce que vous faites pour l’amour du cinéma.Meilleurs voeux sur tous les plans!
      Autre voeu après celui de Frédéric Camus: une large diffusion -et pourquoi pas sur Arte?- des films de Lav Diaz que je ne connais toujours pas alors qu’Olivier nous en parle depuis quelques temps.

      • Frédéric Camus dit :

        Bonjour Ballantrae, et bonne année 2018 à vous. A Monster Calls, complément passé sous les radars, est représentatif de la vitalité du cinéma espagnol, qui n’en a décidément rien à faire des genres et produit des films inattendus, surprenant et sacrément solides (La Colère d’un homme patient, Que Dios nos perdone, L’Homme aux mille visages….).

  9. Marla Singer dit :

    Merci Olivier Père pour ce classsement ! Je n’ai pas vu tous les films cités, mais je vais m’y mettre 🙂

    J’ai aussi beaucoup aimé Detroit et Good Time, deux très bonnes surprises.

    Voici mon top 10 : http://bit.ly/2zMjUVc

    En vous souhaitant une excellente année 2018,

    Marla

  10. Mamamo dit :

    Je note l’absence de The Square, dont vous aviez pourtant écrit une critique très positive. Pourquoi?

  11. Marty Feldman dit :

    Mon top:

    1. Billy Lynn’s Long Halftime Walk
    2. Good Time
    3. Brawl in Cell Block 99
    4. The Lost City of Z
    5. Dunkerque

    6. Certains Women
    7. Wind River
    8. Detroit
    9. Après la tempête10. We Blew It

    D’autres films que j’ai appréciés:

    – The Fits

    – The Girl with all the Gifts
    – John Wick 2
    – Que Dios Nos Perdone
    – Problemos

    Une bien belle année!

    Avez-vous vu Wind River? Je le conseille 🙂
    Et qu’avez-vous pensé du beau documentaire de JB Thoret, We Blew It ? Je suis pour ma part un fan de JB Thoret et j’ai aimé son film 🙂

    • olivierpere dit :

      Merci !
      Pas vu Wind River ni We Blew It, merci du conseil.

      • Marty Feldman dit :

        Merci à vous, je suis votre blog avec assiduité ! Avec JB Thoret, vous êtes le critique de cinéma (et au-delà, car je sais que vous ne vous limitez pas à ça) dont je me sens le plus proche en termes de goûts etc. 🙂 J’espère que cet aveu ne vous gênera pas !

        J’en profite également pour féliciter la programmation cinéma d’Arte. C’est bien la seule chaîne à proposer de telles choses et ça fait un bien fou. Encore bravo !

        J’attends à présent un cycle consacré à l’oeuvre de John Carpenter (avec documentaires et rediffusion de ses films) car je suis son plus grand fan. <3

  12. ballantrae dit :

    Là où vous me surprenez Olivier c’est dans la réception très positive de Get out qui est pas mal mais assez loin à mon sens du délire critique qui a pu l’accompagner tout comme Split peut-être moins habile encore mais tout aussi intrigant pour son point de départ.
    En tout cas, Blum house a réussi son coup: après le succès public, ces héritiers de Corman ou de Val Lewton ont réussi à imposer l’idée géniale qu’un petit budget dédié à un film de genre pouvait autant cartonner qu’un blockbuster à plus de 150 millions de budget.
    Reste pour J Blum à cibler sur un nombre suffisant d’auteurs « en souffrance » pour élargir son éventail si possible avec des propositions esthétiques plus convaincantes: je rêve qu’il jette son dévolu sur J Glazer (afin qu’il ne reste pas 10 ans sans créer …d’ailleurs Peele pille dans Get out son idée sublime des « limbes noires » d’antimatière ), sur le génial Nacho Cerda ( la trilogie de la mort et Abandonnée), sur L Hadzihalilovic ( Innocence puis Evolution) ou Marina de Van (Dans ma peau).

  13. Sawyer dit :

    À propos de la saison 3 de « Twin Peaks »…
    Bon, alors je ne sais pas si la plupart des spectateurs ont été victimes d’une hallucination collective… mais moi, c’est le truc (comme l’appeler autrement) le truc le plus grotesque, grand guignol et nanardesque que j’ai jamais vu de toute ma vie !
    Un hénaurme What The Fuck !
    (Je sais bien que les Cahiers du Cinéma l’ont classé « film de l’année »… mais ça ne m’étonne pas trop de la part des Cahiers du Cinéma… lesquels ont mis si souvent en avant des charlatans… Et d’ailleurs, l’interview que leur a accordé David Lynch est assez hallucinante : le mec se révèle incapable d’expliquer les choix artistiques aberrants qui sont les siens dans cette saison 3 !).
    Il existe un film qui s’appelle « The Room » (2003) d’un certain Tommy Wiseau… film qui a acquis la réputation de « Citizen Kane du nanar » !
    (James Franco a consacré son nouveau film au tournage de cette œuvre « culte »).
    J’ai vu « The Room », c’est une sorte de comédie dramatique romantique un peu à l’ouest qui « brille » (si l’on peut dire) par sa maladresse, sa naïveté et son intelligence très limitée.
    Le film est plutôt insignifiant (quoique j’ai bien aimé le décor de la ville en transparence lors des scènes sur le toit : c’est involontairement poétique)… mais honnêtement, j’ai été beaucoup moins choqué par les excès de « The Room » que par ceux de la saison 3 de « Twin Peaks ».
    On pourrait croire que je déteste David Lynch… mais non, en fait je l’adore ce type !
    Les deux premières saisons de « Twin Peaks » m’avaient archi passionné et envoûté durant mon adolescence (j’ai vu la série 4 ou 5 fois)… et « Mulholland Drive » est à mes yeux le plus beau film du 21ème siècle.
    C’est dire à quel point j’attendais cette saison 3 comme le messie, l’événement artistique de l’année… non, de la décennie !
    Néanmoins, je pense que David Lynch (comme tout artiste ?) est capable du meilleur comme du pire.
    Le meilleur, c’est « Elephant Man », un mélodrame victorien flamboyant.
    Le pire, c’est « Sailor et Lula », un monument de bêtise embarrassant (« Sailor et Lula » qui annonce à peu près tout le cinéma inepte de Quentin Tarantino).
    Et aussi « Inland Empire »… qui est sans doute le machin le plus atroce, ingrat et incompréhensible (dans tous les sens du terme) que j’ai pu voir.
    J’en suis arrivé à la conclusion que David Lynch (qui, à la base, est un peintre underground flirtant avec l’art contemporain) n’est jamais aussi bon que lorsqu’il travaille avec des contraintes dans un cadre plus ou moins formaté, lorsqu’il doit se frotter à des codes… pour gentiment les pervertir : ce qui handicaperait la plupart des artistes, lui, ça lui permet de s’épanouir et de donner le meilleur de lui-même.
    Mais lorsque les producteurs lui laissent une totale liberté artistique, là, c’est carrément catastrophique.
    Aucune idée saisissante dans cette saison 3, aucune inspiration, David Lynch en roue libre du grand n’importe quoi.
    Micro intrigues qui ne mènent nulle part, scènes systématiquement ratées et gênantes, humour lourdingue et consternant, multitude de personnages inconsistants, inutiles et agaçants au possible, des meurtres tous aussi gratuits les uns que les autres, kitsch et mauvais goût au rendez-vous, invariablement…
    La question que je me pose, c’est : fallait-il faire une saison 3 d’une série télé mythique sous la pression des fans, de Showtime, etc ?
    Il est toujours difficile de réussir une suite longtemps après : le temps a passé… et surtout, le fait que la fin stupéfiante de la saison 3, qui en apparence semblait très ouverte, était en réalité très fermée.
    On ne pouvait tout simplement pas raconter une histoire avec Dale Cooper possédé par Bob… et David Lynch a totalement échoué sur ce plan-là :
    Le problème du méchant Cooper, c’est qu’on a à peu près la même chose dans la nouvelle série de « Dragon Ball » : « Dragon Ball Super ».
    Sur Terre, dans un monde parallèle, l’esprit d’un dieu a pris possession de Son Goku… qui devient dès lors « Black Son Goku ».
    Son Goku, c’est, en principe, le mec le plus fort de l’univers… alors Black Son Goku, vous imaginez à quel point il devient imbattable…
    Bref, on voit bien que David Lynch ne savait pas du tout quoi raconter ou par quel bout la prendre, cette fameuse suite.
    Un point essentiel qui me turlupinait : on nous disait que la saison 3 serait la suite directe de la saison 2… tout en tenant compte du temps qui s’était écoulé.
    Fameux paradoxe !
    Et du coup, j’attendais que David Lynch nous explique pourquoi la série reprenait 26 ans après, car pour moi, c’était une donnée très importante.
    Que s’était-il passé durant ces 26 ans, sachant que la série mère elle-même se déroulait en tout et pour tout durant un mois, à peine ?
    Et là, évidemment, je pense à Dale Cooper : qu’a-t-il fait durant 26 ans ?
    La saison 3 démarre, on revoit la vieille scène entre Laura Palmer et Cooper, la première disant au second : « Je vous revois dans 25 ans ».
    Et ensuite, on voit le brave Dale Cooper… qui a passé 26 ans dans la BlackLoge !
    Comme ça, comme si on venait de quitter le personnage depuis 5 minutes.
    En fait, aucune explication ne nous est donnée clairement.
    Putain, j’étais sur le cul de voir une telle désinvolture !
    On remarquera aussi que quand Cooper redevient enfin lui-même au 16ème épisode, son premier réflexe est de regagner Twin Peaks… c’est-à-dire, de retourner à l’endroit même où il s’est retrouvé à perdre 26 ans de sa vie !
    Merde, c’est quand même pas Marc Dutroux, le mec !
    Comment expliquer qu’on lui a volé 26 ans de sa vie ?
    Ensuite, on nous dit que le mauvais Cooper (enfin, je suppose !) est dehors depuis 26 ans.
    Étant donné qu’en à peine quelques épisodes, le mec nous trucide un bon paquet de personnes, je me demande raisonnablement combien d’individus il a froidement éliminé en l’espace de 26 ans : un bon millier ?
    Quelques milliers de victimes ?
    On peut même se demander s’il n’a pas commis un génocide, quelque part sur la planète.
    Et le plus drôle, c’est quand Gordon Cole, rencontrant pour la première fois le Bad Cooper en prison (pourquoi le Bad Cooper se retrouve en prison après son accident de voiture ? Je n’ai pas trop compris) : « Mais où étiez-vous durant tout ce temps ? »
    Et le Bad Cooper lui répond, comme si c’était évident :
    « J’étais en mission secrète avec Philip Jeffries ».
    Bon, je veux bien que des agents du FBI soient en mission secrète… mais une mission secrète qui dure 26 ans !
    Et tout est comme ça durant cette saison 3 : on abandonne le rationnel et toute forme de cohérence (celles qui étaient de mises dans les saisons 1 & 2).
    Mention spéciale à l’épisode 8… qui a tant impressionné les fans… et qui est pourtant un sommet du grand n’importe quoi : une explosion atomique fait apparaître l’extraterrestre de Roswell (qui apparaissait déjà dans le cube en verre du premier épisode), et là, « il » (ou « elle » ? Est-ce un alien transgenre ?) crache une purée d’un kilomètre, purée à laquelle est mêlée une pierre ou un œuf contenant l’esprit de Bob… peut-être le même œuf qui éclot 11 ans plus, en 1956, et d’où sort une grenouille avec des ailes… grenouille ailée (à ne pas confondre avec « Taureau ailé », la marque de riz) grenouille ailée donc qui va rentrer dans la bouche d’une adolescente… pour s’y fondre, suppose-t-on… un peu comme les M&M’s, je suppose (… « Fond dans la bouche, pas dans la main » !).
    En fait, on a l’intrigue débile avec Dougie-le-débile (qui dure 16 épisodes sur 18, tout de même), avec le rôle consternant réservé à Naomi Watts (mégère femme au foyer), l’intrigue nulle des frères Mitchum avec les dindes roses, l’intrigue nulle à la compagnie d’assurances…
    Ensuite, on a le Bad Cooper qui, pendant toute la saison quasiment, va et vient pour voir des types louches, et dont la seule motivation semble être de retrouver Philip Jeffries… parce que ce dernbier aurait cherché à le tuer (le Bad Cooper tuant tout ce qui se bouge, je ne vois pas trop pourquoi il s’étonne que quelqu’un cherche à le tuer !).
    Et finalement, quand il retrouve enfin Philip Jeffries (David Bowie transformée en machine à vapeur !!), celui-ci lui dit qu’il n’y est pour rien, que ce n’est pas lui.
    S’ensuit un dialogue sur Judy… qu’aurait évoqué Jeffries lors d’une scène du film « Twin Peaks ».
    Pourquoi le Bad Cooper évoque-t-il cette scène, lui qui côtoie Jeffries depuis 26 ans ?
    Un peu comme si vous demandiez à votre belle-mère des informations au sujet d’une conversation qui aurait eu lieu, non pas la semaine dernière, mais 26 ans plus tôt !
    Autre intrigue sans queue ni tête : Gordon Cole et ses acolytes.
    À part le fait de retrouver Diane dans un bar, je ne vois pas très bien le pourquoi du comment de cette intrigue qui ne va nulle part (et je n’ai pas très bien compris non plus la présence de Diane dans cette saison 3).
    Sinon, le mec qui nous débarrasse de Bob en rejouant le dessin animé « One Punch Man »… Sarah Palmer et son visage qui s’ouvre (ça me rappelle un méchant dans « Goldorak »)… la gamine qui vomit du vert dans une voiture (« L’exorciste ? »)… etc, etc…
    À part ça, on revient à Twin Peaks où on a un ensemble réduit et très disparate de scènes qui ne s’inscrivent dans aucun arc narratif digne de ce nom (ainsi, une scène de telle épisode trouve sa suite plusieurs épisodes plus loin, sans réelle continuité… au fin d’une chronologie totalement anarchique et incohérente).
    Les membres du personnel du bureau du shérif… au départ, on a la femme à la bûche qui donne une information à Hawks… et de fil en aiguille, tout ça va les mener à une petite ballade en forêt (où ils ne savent pas vraiment ce qu’ils cherchent d’ailleurs), où incidemment ils trouveront une créature d’un autre monde… qui s’avèrera être la véritable Diane (ou quelque chose comme ça) : tout ça s’étendant sur 15 épisodes.
    Sinon, on va parfois dans ce bar… où on rencontre des gens qu’on ne connaît pas… qui vous parle de gens que, eux, connaissent très bien… mais dont vous n’avez jamais entendu parler.
    Quant aux anciens personnages de Twin Peaks, on est très contents de les revoir… mais la plupart apparaissent dans des scènes totalement anecdotiques et sans intérêt.
    Le docteur (ou ex-docteur) Jacoby et ses pelles, bon, ce n’est pas étonnant en soi, on savait que le personnage était un sacré excentrique… mais qu’est-ce que ça a d’indispensable de nous montrer le vieux fêlé qu’il est devenu ?
    Idem pour Jerry Horne… dont on se fout qu’il se perde en forêt, incapable de se servir de ses jumelles.
    Toutes ces scènes s’avèrent vaines et inutiles.
    Je m’attendais aussi à ce qu’il y ait une vraie réflexion sur le temps qui a passé, du type « Le temps retrouvé » de Proust… ce qu’avait merveilleusement su faire Sergio Leone dans « Il était une fois en Amérique »… mais non, là, avec David Lynch, on reste un peu au ras des pâquerettes : il se contente de filmer ses acteurs et ses actrices qui ont vieilli, il n’y a pas, à cela, de valeur ajoutée, de vraie réflexion.
    C’est bête, désespérante bête…
    On sait depuis longtemps qui a tué Laura Palmer…
    On sait maintenant qui a tué la série « Twin Peaks » : dans les deux cas, ce sont des pères infanticides !

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