Olivier Père

About

En route pour Arte

Deux ans mois pour mois après l’ouverture de ce blog en novembre 2010, initié par le Festival del film Locarno, je débute, à compter du 5 novembre 2012, mes nouvelles fonctions aux postes de directeur de l’Unité Cinéma d’Arte France et de directeur général délégué d’Arte France Cinéma.

Vous pourrez à partir de la semaine prochaine suivre ce blog à l’adresse http://olivier-pere.blogs.arte.tv/, mais le contenu en demeurera inchangé : hommages aux cinéastes et aux films que nous aimons (récents et moins récents, célèbres ou méconnus), regard subjectif sur l’histoire du cinéma, compte-rendu de festivals, nécrologies (le moins possible, merci)… A tout cela bien sûr s’ajoutera l’actualité cinéma d’Arte : les tournages, les sorties de nos coproductions en salles et en DVD, leurs sélections dans les festivals, les cycles et les événements cinéma de la chaîne, plus tout ce qui nous donne envie d’écrire sur le cinéma, tout le cinéma, rien que le cinéma.

Je vous remercie pour votre fidélité et votre intérêt croissant pour ce blog cinéphile et j’espère vous retrouver encore plus nombreux sous la bannière d’Arte.

J’ai toujours pensé que les blogs étaient les derniers repaires de la vanité et de l’exhibitionnisme. Pourtant, devant la gentille insistance de certains collègues du Festival del film Locarno, j’en fais un. Non pas que mes sentiments aient beaucoup évolué sur les billets d’humeur, coups de gueule, journaux intimes et autres carnets mondains divulgués avec indulgence sur internet par des gens qui pensent que leurs impressions sur tout et rien sont un don fait à la postérité. Ne vous attendez pas à des épanchements sur ma vie publique, privée et professionnelle (« larvatus prodeo », telle est la devise du directeur artistique.) De toute façon, vous seriez déçus. En revanche, ce blog accueillera des comptes-rendus sur l’actualité permanente du festival (en dehors des dates du festival), mes lectures et les films que je vois tous les jours (hormis ceux que je visionne pour les différentes sélections de Locarno, bien entendu.) N’étant pas graphomane, la régularité des livraisons demeure encore incertaine, mais je vais faire de mon mieux pour établir un contact fréquent, sinon permanent, avec tous celles et ceux qui s’intéressent au cinéma en général et au Festival del film Locarno en particulier. Comme vous pouvez vous y attendre, le cinéma (et rien que le cinéma) sera le fil conducteur de ce blog. J’ai déjà la chance de m’exprimer (quand on me le demande) dans les colonnes de l’hebdomadaire français « Les Inrockuptibles » sur l’actualité de la cinéphilie, et d’écrire de manière beaucoup plus épisodique dans d’autres publications internationales. Ce blog accueillera des articles d’enthousiasme que l’on pourrait classer de la manière suivante. Il y aura les hommages à des personnalités de l’histoire ou de l’actualité du cinéma, les critiques de films récents, les notes de lecture sur des ouvrages de cinéma, les nécrologies. Il y aura également des chroniques sur des films vus et revus (des classiques de l’histoire du cinéma jusqu’aux trésors cachés et les plaisirs coupables  – même s’il n’y a pas de plaisirs coupables de mon point de vue, mais aussi les chefs-d’œuvre – reconnus ou non – et les films de chevet que nous ne sommes pas les seuls à vénérer.) Lors de mes moments de liberté, je passe bien plus de temps à visionner des DVD qu’à pianoter sur mon clavier d’ordinateur. J’espère donc être capable de maintenir le rythme de ces livraisons, sans trop empiéter sur mon temps de sommeil. Ce blog proposera aussi des nouvelles fraîches et des informations exclusives liées au Festival del film Locarno, généreusement dispensées avant la date fatidique du 3 août 2011, soit l’ouverture de la 64ème édition.
Voilà, c’est parti.

Born March 17, 1971 in Marseille (France)
Nationality: French
MA in Modern Literature, Paris IV – Sorbonne

Professional activites:

From November 1st, 2012 : Executive director of Arte France Cinema  and director of film acquisitions for ARTE France
2009 – 2012 : Artistic Director, Festival del film Locarno (Switzerland)
2004 – 2009 : Artistic Director, Directors’ Fortnight, Cannes

1997 – 2012 : Contributor to the film section of the French weekly magazine Les Inrockuptibles

1996 – 2009: Programmer, Cinémathèque française (Paris)
1996 – 2008: Print research for retrospectives for the Belfort ‘Entrevues’ Festival

Publications :

2010 : « Jacques Demy » (with Marie Colmant, Editions de la Martinière, Paris) 

2010 : Contribution to the book: « Take 100 – The Future of film: 100 New Directors » (Phaidon Press, New York)

 

12 commentaires

  1. Nicolas dit :

    Bonjour,

    Je suis très régulièrement vos commentaires très pertinents sur les films proposés par Arte. Et chaque fois, je suis hypnotisé par les yeux de l’actrice qui nous accueille sur votre blog en haut (bandeau)

    Pouvez-vous m’indiquer de qui il s’agit, et dans quel film ?

    Merci d’avance et merci de nous proposer cette programmation si éclectique et différente !

    • Olivier Père dit :

      Merci pour votre message et votre question. Je vous donne un indice, c’est un film italien !

    • Olivier Père dit :

      Si vous n’avez pas trouvé je vous donne la réponse : il s’agit d’Ania Pieroni dans Inferno de Dario Argento (1980) mon film d’horreur préféré. La belle Ania y fait une brève mais inoubliable apparition dans un amphithéâtre de musique à Rome, sur un air de Verdi, un chat dans les bras. Elle interprète la mère des Ténèbres, une des trois sorcières d’Argento. amitiés,

  2. Nicolas dit :

    Merci ! Je n’aurai pas trouvé. Je tâcherai de découvrir ce film !

  3. BSN dit :

    Bonjour à vous Mr Père,

    Déjà, en premier lieu, même si les pointilleux de ouf de cinéphile ont perdu des cheveux pour la diffusion de Abyss en version délavage 360°, j’ai découvert le film pour la première fois et au fur et à mesure, wow … déjà il y a les embryons de Avatar (pour l’architecture des E.T) et aussi une guerre des sexes qui donne une profondeur au film (et pas chiante). Merci beaucoup pour cette diffusion.

    Et l’autre point qui va avec Dario Argento, la diffusion de Suspiria sera une version avec un nouveau master (celui de synapse) ou celle de Wild Side ? Il parait que l’étalonnage et la colorimétrie de la version récente est ouf. Bon, après, je ne serais pas déçu si c’est la version de Wild Side, pas pointilleux pour un sou, de toute façon … j’ai vu Abyss hein ^^ .

    Merci à vous pour votre réponse … et bravo pour la co-prod de Samouni Road, un des grands documentaires que j’ai pu voir au cinéma cette année.

    • Olivier Père dit :

      Bonjour
      merci pour votre message. Oui Abyss est un très beau film mais hélas la qualité de l’image hier soir sur Arte était déplorable. C’est dû au fait que nos collègues allemands qui fournissaient le matériel ont appris en dernière minute qu’ils n’avaient le droit de diffuser que la version longue director’s cut, alors qu’il était prévu de diffuser la version courte. En conséquence, en urgence, il a été décidé à notre antenne à Strasbourg d’upgrader la SD… a noter que Abyss n’est toujours pas sorti en blu-ray dans une version restaurée full HD, le matériel commence à dater, la preuve. Oui c’est la version Wild Side de Suspiria qui sera diffusée car ils détiennent toujours les droits sur la France mais comme vous le savez cette restauration n’est pas du tout honteuse au contraire (pas encore vu celle de synapse qui n’est sorti qu’aux Etats-Unis en Blu-ray.

  4. BSN dit :

    Merci pour votre réponse détaillé.
    Ah c’est clair, elle est belle est respectueuse. Je serais devant ma TV alors mercredi soir 🙂 .

    Merci et bonne continuation.

  5. Aliocha dit :

    Ah, la scène de l’amphi d’Inferno, splendide !!… Je vais sembler me la pêter là LOL mais bon, moi, j’avais trouvé, pour les yeux (mais j’ai pas trop de mérite non plus, je connais par coeur Inferno, j’ai dû le voir une dizaine de fois, depuis la VHS cra-cra louée en vidéoclub jusqu’au récent et effectivement très beau Blu-ray !!)

    A propos d’Abyss (vu en salles à l’époque, dans sa version « initiale »), je trouve que la version longue n’apporte finalement pas grand-chose, car elle surligne de belles choses plus subtiles au départ (politique, écologie, sentiments humains nobles et moins nobles influençant les ET, etc.)… Ah, comme elle est loin l’époque où on avait en face de soi des visages pleins d’incompréhension LOL quand on défendait bec et ongles Cameron et son cinéma très personnel ! J’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur Abyss, oh, je vous raconte pas… Mais pas mal de critiques français l’avaient (je crois me souvenir) toutefois défendu quand même à l’époque, dont Starfix (je suis moins sûr des Cahiers, mais j’ai dans ma tête l’image lointaine du nom de Frédéric Strauss avec une critique positive dedans ?)…

    Mais le principal, c’est que à présent, il soit vu pour ce qu’il était déjà, c’est-à-dire un pur rêve de film généreux, mêlant « comédie de remariage », SF visionnaire, film de guerre pacifiste, love story mythologique… Le bonheur quoi !! 🙂 Je pense d’ailleurs (en tout cas dans mon coeur) que ça reste son meilleur opus, même par rapport à Titanic par exemple (un peu trop nunuche par moments, bien que fascinant visuellement et personnel également certes)… Vivement un Blu-ray digne de ce nom, avec peut-être les deux versions ?!…
    Pour le moment, si j’ai bien pigé, Cameron a expliqué qu’il était tellement à donf dans la confection des sequels d’Avatar qu’il ne pouvait trouver le temps de superviser le Blu-ray de façon parfaite (il évoque aussi la sortie retardée de True Lies pour les mêmes raisons, mais euh, bon, celui-ci c’est moins grave à mon humble avis, parce que c’est pas aussi génial)

    • Olivier Père dit :

      J’avais beaucoup aimé Abyss dès sa sortie en salles et je l’aime toujours. La version longue n’est pas si mal, elle rend la fin moins abrupte et le tsunami géant est rigolo. Abyss n’avait pas fait l’unanimité auprès du public, mais c’est le premier film de Cameron qui a été défendu par la critique « sérieuse » en France, Terminator et Aliens avaient été très mal reçu dans mon souvenir – y compris et surtout par la revue spécialisée Starfix qui allait bientôt changer d’avis. Le blu-ray tant attendu proposera sans doute les deux versions, comme le DVD.

  6. Aliocha dit :

    Au fait, c’est vraiment pas pour vous embêter, mais la belle Ania ne joue pas Mater Tenebrarum (qui est jouée par la troublante Veronica Lazar), elle est créditée en tant que Mater Lacrimarum (la Mother of tears !)… On revoit cette actrice fort troublante dans Ténèbres (qui lui n’est pas dans le cycle des mères, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! LOL), cette superbe cathédrale en forme de requiem glacé (ou vice-versa LOL) du genre giallesque par le maître (évidemment à des kilomètres au-dessus du hélas très mauvais film du nom de Giallo qu’il a signé en 2009)…
    A part ça dans les bonus du Blu-ray d’Inferno, on voit bien que Daria Nicolodi et Dario (qui pas à un seul moment de l’interview que j’ai vue, mais j’ai pas vu l’autre, ne mentionne même le nom de son ex et muse !!) sont pas du tout (plus du tout) sur la même longueur d’ondes, et chacun essaie de tirer vers lui la création du film, le fond d’occultisme, etc. C’est dommage, mais c’est ainsi…

    • Olivier Père dit :

      Exact, je me suis emmêlé les pinceaux dans les mater, c’est vrai que Ténèbres qui se passe à Rome mais n’appartient pas au cycle des Trois Mères a longtemps brouillé les esprits !
      Mother of Tears (la terza madre) se passe lui aussi à Rome, mais mieux vaut oublier cette piteuse conclusion de la trilogie sur la sorcellerie.

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