Bee Gees : "How Can You Mend a Broken Heart"

1 min

Disponible à partir du 28/06/2026

À la télévision le dimanche 28 juin à 23:40

Des frères Gibb aux Bee Gees, icônes intemporelles du disco et de la pop music, il y a plus d’une étape. Dans une fresque rétro et colorée, ce documentaire exaltant retrace près d’un demi-siècle d’histoire musicale et familiale.

Derrière le groupe iconique, il y a la fratrie Gibb, constituée de Barry, l’aîné, beau gosse et tête pensante du groupe, les faux jumeaux Maurice, ciment du trio, et Robin, le rêveur frêle, mais aussi Andy, le petit dernier, qui les rejoindra sporadiquement. Originaire d’Angleterre, la famille débarque à Brisbane, en Australie, en 1958. Sous l’impulsion de leur grand frère, qui décide qu’ils seront célèbres, les adolescents commencent à se produire localement. Leur père, Hugh Gibb, qui joue dans un groupe amateur, devient leur manager. Sans aucune formation musicale, ils se lancent à cœur perdu dans l’aventure, avec pour modèle, les Beatles : "C’est ce qu’on veut faire. Ils ont changé la musique pop en art, en chantant à trois voix, comme nous", confiait Robin Gibb à l’époque. Leur deuxième album, Spicks and Specks sort en 1966, juste avant leur départ d’Australie pour l’Angleterre, où les Gibb décident de retourner. Leur talent de mélodiste est repéré par le producteur australien Robert Stigwood, qui ouvre au groupe les portes d’une carrière internationale grâce à un contrat avec le label américain Atlantic Records. La même année, suivent plusieurs singles, dont le célèbre “Massachusetts”, qui les propulse au sommet mais provoque de violentes guerres d’ego entre Barry et Robin. Celles-ci ne cesseront jamais vraiment. "Parce qu’ils sont frères", souligne Maurice, le groupe se reforme (et se sépare) plusieurs fois tout au long de sa carrière. “You Should Be Dancing”, “Stayin’ Alive”… et tous les tubes de la BO du film La fièvre du samedi soir, avec John Travolta, les érigent en stars mondiales. Leur succès les expose au violent vent antidisco qui se lève et qui culmine avec l’autodafé de juillet 1979 à Comiskey Park, à Chicago, où près de 50 000 fans de rock brûlent des disques. Menacés de mort, les Bee Gees se reconvertissent en tant qu’auteurs-compositeurs, et deviennent les plumes anonymes de leurs consœurs Barbara Streisand, Céline Dion ou Dolly Parton.

Grandeur et décadence
Des jeunes années d’une timide fratrie à l’apogée puis au déclin des stars mondiales du disco que furent les Bee Gees, cette fresque balaie près d’un demi-siècle d’histoire musicale et familiale. Tissé d’archives, d’extraits d’interviews de la famille Gibb et de témoignages d’artistes (Eric Clapton, Noel Gallagher, Lulu, Nick Jonas, Justin Timberlake, Chris Martin...), ce documentaire-fleuve, validé pour la première fois par Barry, le dernier des Bee Gees encore vivant, et les descendants des frères disparus, retrace l’histoire folle d’un groupe qui, malgré les crises et les séparations, a toujours su se retrouver pour créer, et devenir intemporel.

Réalisation

Frank Marshall

Pays

Etats-Unis

Année

2020

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