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Gregory Peck, le gentleman acteur
53 min
Disponible jusqu'au 10/01/2027
À la télévision le dimanche 14 juin à 20:05
Légende de l’âge d'or hollywoodien, Gregory Peck (1916-2003) a mené une carrière exemplaire, sous la direction des plus grands cinéastes : Alfred Hitchcock, Elia Kazan, Raoul Walsh, Vincente Minnelli... Portrait d'un acteur au charme irrésistible et aux engagements politiques affirmés.
Il n’ambitionnait pas de faire carrière au cinéma. Après une enfance marquée par le divorce de ses parents, qui le confient à sa grand-mère maternelle, Eldred Gregory Peck découvre le théâtre à l’université, alors qu’il se destine à devenir médecin. Sa passion est telle qu’il abandonne ses études et son prénom pour partir à la conquête de Broadway. C’est lors d’une tournée que l’apprenti comédien, formé auprès de Sanford Meisner et de la danseuse Martha Graham, rencontre Greta Kukkonen, une coiffeuse finlandaise, qui lui donnera trois fils. En 1944, à 28 ans, il tourne son premier film à Hollywood avec Jacques Tourneur (Jours de gloire). Dès lors, l’acteur, propulsé star par La maison du docteur Edwardes d’Alfred Hitchcock, imposera sa voix profonde, son humour et son élégance mélancolique dans une cinquantaine de longs métrages. Incarnation d’un idéal de justice et de tolérance, Gregory Peck s’épanouit dans des rôles engagés, conformes à ses convictions. Au fil de sa filmographie, il dénonce tour à tour l’antisémitisme (Le mur invisible d’Elia Kazan), le maccarthysme (Les bravados de Henry King), la course au nucléaire (Le dernier rivage de Stanley Kramer), la ségrégation raciale (Du silence et des ombres de Robert Mulligan, qui lui vaut un Oscar) ou encore la guerre du Viêtnam (Les neuf de Catonsville, en tant que producteur), tout en multipliant les actions caritatives.
À l’écran comme à la ville
"D’un naturel plutôt discret, il n’a jamais eu peur de prendre position, aussi bien dans la vie que dans ses films", a dit de lui Audrey Hepburn – dont il a imposé le nom au côté du sien sur l’affiche de Vacances romaines de William Wyler –, dans un discours qui résume admirablement sa trajectoire. De sa jeunesse introvertie à ses dernières apparitions, Grégory Maitre la retrace en tissant extraits de films, archives (notamment d’interviews de l’acteur), entretiens avec des proches et des spécialistes – son fils Carey Paul, celui d’Audrey Hepburn, Sean Hepburn Ferrer, le biographe Michel Senna, le réalisateur Mike Newell... Mettant en lumière ses choix, ses multiples engagements, mais aussi ses drames intimes (son divorce, contre lequel il a longtemps lutté avant de se remarier avec la journaliste française Véronique Passani, le suicide de son fils aîné Jonathan…), ce documentaire brosse l’attachant portrait d’un gentleman absolu.
Réalisation
Grégory Maitre
Pays
France
Année
2022
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