Comme nombre de dictateurs, Saddam Hussein a connu une enfance difficile et humiliante, battu à la maison et malmené par les enfants de son village. Porté par un élan nationaliste, l’homme de main du parti Baath dans les années 1950 se hisse à la vice-présidence de l’Irak en même temps qu’à la tête de sa police secrète, qui l’aidera à éliminer ses ennemis, conquérir le pouvoir et asseoir son contrôle par une extrême brutalité. Dirigeant son pays d'une main de fer pendant près de trente ans, il promeut un système de santé universel, un enseignement universitaire gratuit et l'égalité des droits pour les femmes, mais use de la peur, de l'intimidation et de la violence comme peu d'autres avant lui. Avide de gloire, le "fou du Moyen-Orient", convaincu de son invincibilité, provoquera une invasion américaine et y perdra le pouvoir et la vie.
Dictatures, mode d'emploi
Impitoyables, ils ont gouverné par la terreur, jetant en prison ou éliminant tous ceux qui tentaient de s’opposer à leur pouvoir. Francisco Franco, Benito Mussolini, Kim Il-sung, Idi Amin Dada, Manuel Noriega ou encore Saddam Hussein : qu’est-ce qui a motivé leur soif inextinguible de domination et de contrôle ? Comment ces despotes se sont-ils emparés du pouvoir et par quels ressorts l’ont-ils conservé ? Quelles forces se sont dressées contre eux, des dissidents luttant, souvent dans la clandestinité, pour leur résister ? Enfin, quels sont les facteurs clés qui ont précipité leur chute ? Au travers des portraits de six dictateurs, cette passionnante série, nourrie d’archives et d’éclairages d’experts, immerge dans la brutalité du pouvoir, pour mettre au jour les étapes empruntées par ces dirigeants du passé et révéler des rouages et des stratégies toujours à l’œuvre. Propagande, désinformation et musellement de la presse indépendante − auxquels Donald Trump s’est amplement essayé −, culte de la personnalité, instrumentalisation de la peur pour soumettre les populations et surveillance généralisée : ces recettes, sensiblement les mêmes et désormais relayées par les réseaux sociaux, montrent aussi combien les démocraties, vulnérables, doivent rester vigilantes pour prévenir de telles dérives.