Olivier Père

Cannes 2022 Jour 10 : conversation avec Benoît Magimel autour du film Pacifiction (Compétition)

Conversation avec Benoît Magimel, magnifique dans Pacifiction (Tourment sur les îles) d’Albert Serra, en compétition au Festival de Cannes. Propos recueillis par Virginie Apiou.

Benoit Magimel © Bertrand Noël

Albert Serra © Bertrand Noël

Catégories : Actualités · Coproductions · Rencontres

15 commentaires

  1. Damien dit :

    Bonjour Olivier,
    Avant le palmarès demain, peut on avoir votre pronostic définitif ?
    Palme d’or
    Grand prix
    Acteur
    Actrice

    • Olivier Père dit :

      Bonjour, je n’ai malheureusement pas vu tous les films de la compétition, mais voici quand même mon palmarès personnel, qui sera certainement très différent du vrai :

      Palme d’or : Pacifiction d’Albert Serra
      Grand Prix : Armageddon Time de James Gray
      Mise en scène : Jerzy Skolimovski (EO)
      prix du jury : Claire Denis (Stars at Noon)
      scénario : Tarik Saleh (Boy from Heaven)
      Actrice : Nadia Tereszkiewicz (Les Amandiers) + Tang Wei (Decision to Leave)
      acteur : Melvil Poupaud (Frère et Soeur)
      Caméra d’or : El agua de Elena Lopez Riera

  2. Damien dit :

    Merci !
    Je regarde demain le palmarès.
    Bien à vous

  3. Ballantrae dit :

    Effectivement très différent…ce qui ne veut pas dire que votre palmarès serait moins juste😉
    Par contre deux palmes en 5 ans pour R Ostlund,est ce bien raisonnable?
    J’avais bien aimé The square mais une palme c’était un peu excessif pour un film non dénué de scories, à la durée assez arbitraire et dont le capital de provocation ne jouait pas dans la même cour que Bunuel, Ferreri ou Oshima.

  4. Ballantrae dit :

    Et au moins j’ai vu M Poupaud et M Cotillard dans Frère et soeur. Quels acteurs!
    Il faut souligner pour le public que ce film est remarquable et qu’il faut courir le voir, récompense ou pas!

  5. Damien dit :

    Bonsoir Olivier,
    C’est bien d’avoir votre palmarès. Cela permettra de voir les autres films plus en accord avec vos goûts. Je dois avouer que je n’avais pas vraiment accroché sur THE SQUARE ( ni jamais vraiment sur Vincent Lindon…) qui pour moi manque de finesse mais bon il faut se faire un avis personnel sur cette nouvelle Palme d’or. N’hésitez pas à nous faire par de vos coups de cœur quand ils sortiront en salle. On est toujours en attente de découvrir un grand film et un grand réalisateur.
    Je me rappelle, il y a quelques années, avoir découvert LA VIE DE JÉSUS, on était quatre dans la salle mais je me suis dit « lui c’est un bon. Il va aller loin »
    Bien à vous

    • Olivier Père dit :

      Bonjour Damien
      les palmarès cannois sont toujours plus ou moins convaincants et pertinents, parfois en désaccord avec la critique française/internationale. Je pense que Serra ou Skolimovski méritaient la palme, si on se place d’un point de vue purement cinématographique et artistique. Ce sont deux films impressionnants et novateurs.

  6. damien dit :

    c’est noté. Impatient de découvrir Serra et Skolimovski.
    C’est dommage que vos conversations cannoises ne soient pas disponibles dans des pays étrangers comme le mien. Avez-vous une page facebook qui vous permettrait de diffuser mondialement en direct (et aussi après en différé) tous ces entretiens filmés ? Maintenant, il existe la possibilité de filmer et de brancher un bon micro directement sur son téléphone portable. Beaucoup de journalistes filment de cette façon pour le suivi de candidats à la présidence (c’est pratique à cause de la foule) ou sur des terrains de guerre (pour la discrétion). Ce serait intéressant d’avoir, avec votre téléphone portable, des petites videos pendant les festivals auxquels vous participez et de les partager sur facebook qui mondialement accessible.
    Bien à vous,
    Damien

    • Olivier Père dit :

      j’en suis désolé. Arte dispose d’une page Facebook mais je crois que personne n’a songé à y poster les conversations cannoises. idem pour la chaine YouTube d’Arte. je vais me renseigner.

  7. damien dit :

    Sur le facebook de ARTE, ce serait très bien de pouvoir voir vos conversations cannoises. Je viens de me rendre compte que j’y suis déjà abonné depuis longtemps mais sans réellement le consulter… à tort…
    Je pensais que c’était un simple rappel des programmes à venir de la chaine…
    Si Arte faisait vivre sur son facebook les évènements tel que le festival de Cannes en quasi direct, ce serait génial.
    Je dois avouer que pour moi, la chaine TV que je trouve la plus intéressante au niveau offre cinématographique, est ciné+classic sur canal satellite (elle est offerte une semaine par mois ) sur laquelle je viens de découvrir avec joie TRISTANA de Bunuel et TONI de Renoir. Arte est offerte également une semaine par mois mais il faut faire la démarche pour tomber sur des films non vus et ils sont diffusés très tard (deux heures de décalage avec la France). Ce serait un tel plaisir que Arte diffuse des très bons films « classiques » pendant la journée au lieu de la Rhénanie vue du ciel.
    Bien à vous

  8. Damien dit :

    Bonjour Olivier,
    Je viens de voir DRIVE MY CAR qui était dans votre liste des films de 2021 et primé à Cannes je crois.
    C’est un beau film effectivement même si on voit venir les choses bien en amont surtout la relation entre le metteur en scène et la chauffeuse de sa voiture. On sait dès la première rencontre qu’ils vont se rapprocher. Le scénario est pour moi trop scolaire, trop respectueux des règles scénaristiques du genre. Mais c’est fait avec une belle mise en scène et des acteurs très justes. Donc cela reste un beau film.
    Il y a surtout des films antérieurs qui existent et qui ont sans doute servis de modèles comme L’AVVENTURA sur le désarroi existentiel et LA CHAMBRE DU FILS sur le deuil qui sont pour moi moins écrits, moins explicatifs, plus mystérieux et plus forts.
    Dans LA CHAMBRE DU FILS, il y a pour moi, l’un des plus beaux plans de l’histoire du cinéma qui me bouleverse encore quand j’y repense.
    De quel plan, s’agit-il Olivier ?
    Bien à vous,
    Damien

  9. damien dit :

    Bonjour Olivier
    Dans LA CHAMBRE DU FILS, il y a pour moi, l’un des plus beaux plans de l’histoire du cinéma qui me bouleverse encore quand j’y repense.
    De quel plan, s’agit-il Olivier ?
    C’est votre ultime devoir avant de partir en vacances… Pas de droit à l’erreur sinon interrogations surprises tout l’été kkk

    • Olivier Père dit :

      Bonjour,
      J’aurai bien du mal à vous répondre puisque c’est un sentiment très personnel. D’autant plus que je connais mal le film de Moretti que je n’ai pas revu depuis sa sortie. Je me souviens du plan où l’on fermait le couvercle du cercueil, très simple et très fort.

  10. damien dit :

    Je me permets de solliciter votre avis car j’ai une interprétation que je ne suis pas parvenu à retrouver sur internet. Mais elle me semble cohérente.
    Les parents ont découvert l’existence de la petite amie de leur fils après la mort de ce dernier dans un accident de plongée. Donc, ils font connaissance de cette jeune fille qui doit quitter l’Italie pour aller en France. Ils décident de la raccompagner à la frontière française. Ils la laissent sur un parking et elle monte dans un bus pour passer la frontière. Les parents regardent le bus et là il y a ce plan qui est d’une incroyable intensité. C’est une vision subjective, une vision du regard de la jeune fille qui regarde les deux parents seuls dans l’image.
    Pour moi, ce regard subjectif est en fait celui de leur fils qui les regarde avec tendresse une dernière fois avant de regagner définitivement le royaume des morts. En raccompagnant cette jeune fille à la frontière italo-française, les parents accompagnent en réalité leur fils à la frontière entre le royaume des vivants et celui des morts. On comprend, pour moi, cela de façon évidente grâce à ce plan subjectif qui dure suffisamment de temps pour que Nani Moretti nous donne à travers cette seule séquence sa croyance en une vie éternelle, lui qui pourtant dit qu’ il est athée.
    Ce n’est peut-être que mon analyse mais cela semble être évident à la vision de cette séquence comme si la jeune fille était la porteuse de l’âme de leur fils, et à grâce à elle, cette âme sera libérée à la frontière et permettra aux parents de retrouver une certaine paix intérieure.
    C’est encore plus évident quand Moretti utilise la chanson de Brian Eno « By the river ». Sur internet, on peut lire à propos de cette chanson: « Dépouillée et cependant enveloppante, la chanson frappe de prime abord par sa mélancolie absolue, son allure de requiem. Pourtant, entre les adieux chuchotés, se fait entendre une promesse de retrouvailles, le sentiment que rien ne finit jamais, que les conversations malgré la distance reprendront comme si de rien n’était, que les vivants et les morts n’auront plus de secrets entre eux ».
    Même si l’auteur de ces lignes parle uniquement de la chanson, cela colle aussi parfaitement au film. J’aimerai avoir confirmation de mon intuition concernant ce plan. Si jamais vous croisez Nanni Moretti lors d’un festival, pouvez-vous le questionner au sujet de ce regard subjectif? Est-ce bien celui de leur fils?
    Bien à vous,
    Damien

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