Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les films de Axelle Ropert, Caroline Deruas, Mohamed Diab et Arnaud des Pallières

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma, qui s’est réuni le 19 mars, a décidé de soutenir quatre nouveaux projets de longs métrages : un premier film français, deux films français et une coproduction internationale, représentatifs de la diversité et de l’originalité du cinéma contemporain, et aussi de son renouveau avec trois jeunes auteur(e)s à l’orée de leur carrière, et un cinéaste qui se réinvente avec un portrait de femme très impressionnant.

 

Axelle Ropert

Axelle Ropert

La Prunelle de mes yeux (Les Films Pelléas), troisième long métrage de Axelle Ropert, sera interprété par des jeunes comédiens. La réalisatrice entend redonner à la comédie romantique actuelle, sous la double influence du cinéma américain et du classicisme français, le charme, l’élégance mais aussi la gravité et la mélancolie qui lui font souvent défaut. Les talents d’écriture et de direction d’acteurs de Axelle Ropert furent salués à l’occasion de ses deux précédents films La Famille Wolberg (2009) et Tirez la langue, mademoiselle (2013).

Scénariste, cinéaste et aussi critique de cinéma Axelle Ropert souhaite insuffler à son prochain film La Prunelle de mes yeux une drôlerie qui n’est pas incompatible avec l’émotion.

« C’est un film qui démarre comme une blague, se métamorphose en drame et finit en histoire d’amour. Ou comment une mauvaise plaisanterie conduit à des conséquences violentes et s’achève en réconciliation apaisée. » (Axelle Ropert)

 

Caroline Deruas

Caroline Deruas

L’Indomptée (Thelma Films) sera le premier long métrage de Caroline Deruas, dont on avait beaucoup aimé les courts métrages (L’Etoile de mer, Les Enfants de la nuit) et qui a aussi coécrit Un été brûlant, La Jalousie et L’Ombre des femmes – bientôt sur les écrans – de Philippe Garrel. Tourné à Rome dans le cadre fantastique de la Villa Médicis, L’Indomptée conte la relation entre deux jeunes artistes, une photographe et une écrivaine, mais surtout l’histoire d’une libération personnelle par le filtre de l’imaginaire.

 

Clash (Sampek Productions / Film Clinic) sera le deuxième long métrage du réalisateur égyptien Mohamed Diab (photo en tête de texte), très remarqué avec son premier film Les Femmes du bus 678, œuvre courageuse et forte sur le harcèlement sexuel auquel étaient confrontées plusieurs femmes Cairotes et qui remporta un succès mérité au moment de sa sortie en 2012.

Inspiré d’un événement réel, Clash se déroule presque entièrement dans un fourgon anti-émeute lors d’une manifestation au Caire à la suite de la destitution du président égyptien Morsi en 2013. Un véritable tour de force cinématographique qui permet d’appréhender d’une manière intensément dramatique et humaine les enjeux et les conflits autour du Printemps arabe.

 

Arnaud des Pallieres © Patrice Terraz Festival Alès

Arnaud des Pallières © Patrice Terraz

Orpheline (Les Films Hatari / Les Films d’Ici) écrit par Arnaud des Pallières et Christelle Berthevas, interprété par Adèle Haenel, sera le prochain long métrage de l’auteur de Michael Kohlhaas (2013). L’histoire d’une femme à quatre âges de sa vie.

« Devant le projet d’Orpheline, j’éprouve le sentiment d’avoir à mettre mon travail au service d’une histoire qui est plus qu’une fiction et ne m’appartient pas. Celle de la lutte d’une femme pour sa vie, sa liberté et son identité. » (Arnaud des Pallières)

 

Ces quatre films sont attendus en 2016.

 

 

 

 

Catégories : Coproductions

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