barbara

Cannes 2014 Jour 10 : rencontre avec Tobe Hooper

Rencontre avec Tobe Hooper à l’occasion de la projection à la Quinzaine des Réalisateurs de la version restaurée de Massacre à la tronçonneuse.

Catégories : Rencontres

6 commentaires

  1. Jean-Pascal Mattei dit :

    Intéressant entretien, dont on retiendra ce cri du cœur : « It’s an art film ! » (Yes it is). Hooper en héritier de Tourneur (suggérer) et Curtiz (le caméléon), une (petite) surprise. Vous mentionnez le réussi “Massacres dans le train fantôme”, auquel j’adjoins le plus récent “Mortuary”, autre histoire de famille drolatique et morbide. “Toolbox Murders” convainquait moins, malgré une belle idée d’architecture maléfique (très loin de l’enfer selon Argento) et la présence de la charismatique Angela Bettis, accompagnée de Sheri Moon pas encore Zombie, dont l’époux constitue un peu une sorte d’héritier spirituel du Texan, en moins drôle et plus rageur.

  2. ballantrae dit :

    Carrière étrange que celle de T Hooper, démarrage en quatrième vitesse puis qqs films intéressants jusqu’à cet acmé commercial de Poltergeist et pschittttt…notamment lors de la collaboration avec le tandem Golan/globus: Texas chainsaw II ( bien camp avec un D Hopper qui en fait 3 tonnes), Invaders from Mars puis Lifeforce font peine à voir et c’est ,cher Olivier, un quadra pur produit des 80′ comme vous qui parle!!!
    Bizarre, bizarre.
    Wes Craven s’en tirera mieux malgré qqs bas, Romero aussi jusqu’à il y a peu.Le premier est un malin comme l’ont prouvé les Scream, le second a de l’endurance (même s’il serait temps de laisser les zombies à d’autres au vu des derniers opus pitoyables).

    • olivierpere dit :

      Le traducteur de la vidéo me fait dire que j’aime beaucoup “Lifeforce” et “L’invasion vient de Mars” (!) alors que je parlais de “Eaten Alive” (“Le Crocodile de la mort”) et “The Funhouse” (“Massacres dans le train fantôme”) !

  3. Jean-Pascal Mattei dit :

    Reflet inversé d’une autre mythologie, celle de la ‘small town’, illustrée notamment par Capra ou Minnelli, qui donna naissance au sous-genre du ‘survival’ ; il faudra un jour s’interroger sur la ‘discrimination’ symbolique de ces ‘cous rouges’ et autre ‘white trash’, que renversait péniblement “Tucker et Dale fightent le mal” ou dont s’amusait Friedkin avec “Killer Joe” ; la même année que “Délivrance”, on trouve un ‘équivalent’ hexagonal : “Quelques messieurs trop tranquilles”, d’après le sulfureux A.D.G., très ami, paraît-il, avec Manchette (les contraires s’attirent !), suivi par “Malevil” ou, côté belge, “Calvaire” et “La Meute” – la ‘ruralité dégénérée’ sert donc de repoussoir, ici ou ailleurs, à un art urbain et ‘bourgeois’, un regard social et allégorique – la campagne en territoire ‘pulsionnel’ – clivant les espaces et les populations au cinéma et en politique, alors que d’autres imageries culturelles ne le font pas (les films de Kiarostami ou “Il était une fois en Anatolie”, par exemple)…

    • olivierpere dit :

      En effet. Je vous invite à lire le livre de Maxime Lachaud, très complet et en plein dans le sujet… Revu récemment La Poursuite impitoyable (The Chase) de Arthur Penn, tableau très violent d’une petite ville du “deep south” …

      • Jean-Pascal Mattei dit :

        Scénario bien-pensant de ‘l’engagée’ Lillian Hellman d’après Horton Foote (“Du silence et des ombres”) avec Redford en futur chevalier blanc démocrate, racheté par un grand numéro maso de Brando, le charme d’Angie Dickinson et la musique volontiers dramatique de John Barry – on peut, par mauvais esprit, préférer les “2000 maniaques” de Lewis réalisé deux ans plus tôt, relecture ‘gore’ et ‘historique’ de “Brigadoon”…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *