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Burt Reynolds, un dur à cuire au coeur tendre à Hollywood
85 min
Disponible jusqu'au 05/04/2026
On a oublié l’immense popularité qui était la sienne dans les années 1970-1980 : retour sur la carrière prolifique de Burt Reynolds, le mémorable héros de "Délivrance", dont l’image franche et virile masquait la vulnérabilité.
Étudiant, particulièrement pugnace sur les terrains de football américain, Burt Reynolds est d’abord promis à une carrière sportive, mais une blessure au genou l’oriente finalement vers le théâtre. Là, il ne tarde pas à être repéré pour son physique viril à la Marlon Brando. Il joue dans quelques feuilletons télévisés puis dans un western spaghetti, mais ce début de carrière, similaire à celui de son camarade et concurrent Clint Eastwood, n’est pas couronné du même succès. Pour être vraiment pris au sérieux, il lui faut attendre la sortie du fracassant Délivrance (1972) de John Boorman, où il interprète un citadin dominateur, convaincu d’être aguerri aux dangers de la nature. Un coup de projecteur bientôt conforté par son apparition en tenue d'Adam dans le magazine Cosmopolitan, qui polarise l’opinion... Il va ensuite connaître la gloire grâce à une série de films d’action inaugurée par Cours après moi shérif (1977), immense succès dans les États du Sud dont il incarne la mentalité avec une nonchalance pleine d’humour. Gloire qui n’ira pas, fatalement, sans erreurs de parcours, ni un difficile combat contre l’addiction.
Toujours une blague au coin de la moustache
Sa manière ultradécontractée d’être célèbre annonçait des personnalités telles que Brad Pitt ou George Clooney. Burt Reynolds aimait le naturel, et cette propension à ne pas se prendre au sérieux lui a probablement joué des tours, notamment le fait de n'avoir jamais été considéré par la critique. Aux Oscars, une seule occasion lui fut donnée, pour son rôle de pornographe aux idées nobles dans Boogie Nights de Paul Thomas Anderson, mais c’est Robin Williams qui l’emporta. Au football comme dans les cascades qu’il réalisait lui-même, il aimait prendre des risques. Ce tempérament l’a exposé à une dépendance durable aux antidouleurs mais lui a aussi donné l’image d’un bon vivant, franc, proche des gens, toujours une blague au coin de la moustache. En Europe, où ses films d’action et ses comédies n’ont pas connu le même retentissement qu’aux États-Unis, on a tendance à oublier qu’il a été idolâtré dans son pays. Archives et témoignages de proches (Jon Voight, Bruce Dern, Peter Bogdanovich, Loni Anderson…) éclairent ici la personnalité d'un homme attachant, dont la bonhomie virile n’était qu’une facette.
Réalisation
Adrian Buitenhuis
Pays
Etats-Unis
Année
2020
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