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Mère et fille, ou la nuit n’est jamais complète
89 min
Disponible jusqu'au 13/04/2026
Fille de la première cinéaste géorgienne, qui fut déportée sous Staline, cinéaste elle-même et mère d'une cinéaste, Lana Gogoberidze déroule au soir de sa vie le fil puissant qui la relie à sa mère disparue, dans un récit en forme de lanterne magique.
Par sa voix qui raconte cette histoire, Lana Gogoberidze fait bien ses 93 ans. Mais à l'image, elle ressemble toujours étonnamment à la petite fille aux joues rondes qu'elle fut dans les années 1930. Sur l'un de ses portraits de jeunesse, sa mère Nutsa, elle, ressemble à une star du muet, drapée dans un caftan ouzbek qui rehausse sa spectaculaire beauté. Diplômée de philosophie, passionnée par le foisonnement artistique qui marque la stabilisation du régime soviétique dans les années 1920, à Tbilissi comme à Moscou, Nutsa fut la première Géorgienne à s'emparer du cinéma. Elle réalise d'abord Buba (1930), un documentaire sur un village de montagne, puis, quatre ans plus tard, une fiction aussitôt interdite, Ujmuri (1934). La Grande Terreur se profile, qui va emporter tour à tour le père de Lana, pourtant un partisan zélé du communisme, puis sa mère, qui lui est arrachée alors qu'elle a 8 ans. Contrairement à son mari, exécuté rapidement, elle va survivre au Goulag. Au bout de dix ans, mère et fille seront à nouveau réunies. Mais au soir d'une existence passée à faire des films, Lana éprouve le besoin de repartir à la rencontre de Nutsa. Avec, pour point de départ, un triptyque : trois clichés un peu flous pris par son père peu de temps avant son arrestation, sur lesquelles sa mère enlace avec ferveur la petite fille. S'agit-il de retrouvailles, ou d'une séparation ?
Dynastie
Lana Gogoberidze fait défiler comme dans une lanterne magique les extraits des films de Nutsa, exhumés de l'oubli après des années de recherche, de sa fille cinéaste, Salome Alexi, et des siens propres, entremêlés de photographies, de dessins, de musiques et des images de son quotidien. Métaphore de sa mémoire fragmentaire, où coexistent passé et présent, réel et imaginaire, son film fait émerger le fil puissant qui la relie à sa mère, disparue il y a près de soixante ans. Offrant au passage l'autoportrait d'une dynastie à ce jour unique au monde – trois femmes cinéastes de mère en fille –, il célèbre à travers la figure exceptionnelle de Nutsa l'amour, la joie et la poésie, talismans contre l'obscurité qu'elle a su transmettre à ses descendantes.
Réalisation
Lana Gogoberidze
Salomé Alexi
Pays
Allemagne
Année
2024
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