Dirigeante appréciée de la célèbre ONG Docteurs du monde, Marie Tessier allie l'idéalisme à l'efficacité. Le président de la République lui demande de remplacer au pied levé le ministre des Affaires étrangères, qui vient de faire un burn-out. Secondée par son fidèle bras droit Harold, Marie est confrontée dès son arrivée à une prise d'otages menée par une organisation terroriste au Sahel. Le président souhaite que cette affaire soit résolue dans le plus grand secret. Plongée dans un environnement où l'absurdité se mêle à une incompétence généralisée, Marie tente de se persuader que tout est sous contrôle…
Voyage en absurdie
L'humanitaire est-il soluble dans la politique ? C'est la question que pose, avec beaucoup de malice, le parcours de Marie, contrainte de revoir ses convictions morales à la baisse lors d'un séjour sous les ors de la République. Sous contrôle part d'une situation dramatique pour mieux dépeindre un monde politique décalé, où les impératifs de la communication triomphent allègrement du bon sens. "L'époque n'est pas au débat mais au clash", explique à Marie sa pragmatique conseillère. Dont acte : après avoir enchaîné les bévues, la débutante va apprendre à maîtriser les règles du jeu et tenter de les employer à bon escient. Aux manettes de l'écriture de cette série, l'auteur belge Charly Delwart insuffle un humour anglo-saxon à cette satire où les réunions de crise se font dans des placards à balais et où les terroristes font remplir à leurs otages des questionnaires de satisfaction. Devant la caméra d'Erwan Le Duc (Perdrix), les comédiens interprêtent avec jubilation des dialogues sagaces (frôlant parfois l'absurde). En tête, Léa Drucker lâche prise de manière réjouissante au fil des épisodes, à mesure que son personnage est dépassé par les événements.