Link Jones prend le train pour Fort Worth dans le but d'engager une institutrice et de la ramener dans sa bourgade de l'Ouest. Durant le voyage, Sam Beasley, un joueur professionnel, lui présente Billie Ellis, par ailleurs chanteuse, qui accepte volontiers le travail. Peu après, le train est attaqué par trois bandits. Une fusillade éclate, mais le convoi repart avant que les voleurs aient pu mettre la main sur le butin. Link, Billie et Sam, qui n'ont pas pu remonter à temps dans le train, se retrouvent seuls dans ce territoire isolé. Link les conduit vers la maison où il a vécu autrefois. Là, ils se retrouvent nez à nez avec les trois assaillants. Ceux-ci sont sous les ordres du vieux Dock Tobin, l'homme qui a élevé Link et l'a entraîné autrefois dans de nombreux hold-up sanglants...
La violence des pionniers
Baroque et souvent angoissant, ce western, l'un des derniers d'Anthony Mann, dénonce sans ambiguïté la violence de ces pionniers confrontés à une nature sauvage, tout en s'inscrivant dans le classicisme qui lui est cher (bagarres, romance et grands espaces, admirablement filmés). Dans le rôle du héros au passé sombre, personnage récurrent chez Mann, Gary Cooper, affaibli par la maladie mais d'autant plus émouvant, succède à James Stewart, l'alter ego du cinéaste, dans un face-à-face réussi avec la chanteuse de jazz Julie London.