Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les prochains films de Claire Denis, Alice Diop, Ursula Meier, Asghar Farhadi et Régis Sauder

ARTE exprime sa solidarité envers les cinéastes du monde entier.

Alors que toute la filière cinéma traverse une grave crise sanitaire, ARTE soutient les réalisateurs et les producteurs indépendants en continuant d’accompagner la création cinématographique. Depuis le début de la période de confinement, et en attendant que les tournages et la production, la distribution et l’exportation du cinéma d’auteur puissent reprendre normalement, ARTE France Cinéma maintient ses activités et s’est déjà engagée sur cinq nouveaux projets de longs métrages : quatre fictions et un documentaire.

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma, qui s’est réuni le 9 avril 2020, a décidé de s’engager sur quatre projets de longs métrages, parmi lesquels un premier film et deux coproductions internationales.

 

Des étoiles à midi (Stars at Noon)

de Claire Denis

Co-auteure : Léa Mysius

Avec Robert Pattinson et Margaret Qualley.

Curiosa Films (France).

Libre adaptation du roman américain de Denis Johnson, le film raconte la relation passionnelle entre une jeune journaliste américaine évoluant dans l’environnement trouble d’un pays d’Amérique centrale, entre corruption, intrigues politiques et relations funestes, et un homme d’affaires anglais surveillé par la CIA. Les acteurs pressentis sont Robert Pattinson, avec qui Claire Denis a déjà tourné High Life, et Margaret Qualley (Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino).

 

La Ligne

de Ursula Meier

Co-auteure : Stéphanie Blanchoud en collaboration avec Antoine Jaccoud et avec la participation de Robin Campillo et Nathalie Najem.

Avec Stéphanie Blanchoud, Valeria Bruni Tedeschi, India Hair.

Bandita Films (Suisse), Les Films de Pierre (France), les Films du Fleuve (Belgique).

Pour avoir frappé sa mère, Margaret, 35 ans, est condamnée à trois mois d’une mesure stricte d’éloignement. Mais les 200 mètres qui la séparent maintenant de son foyer ne font qu’exacerber son désir de se rapprocher de sa famille.

 

Saint-Omer

de Alice Diop – 1er film

Co-auteures : Marie Ndiaye, Amrita David.

SRAB Films (France)

Pour son premier long métrage de fiction, Alice Diop (La mort de Danton, La Permanence, Vers la tendresse, César 2017 du meilleur court métrage) poursuit l’exploration des frontières entre fiction et réel. Inspirée d’un fait divers retentissant, Saint-Omer raconte l’histoire de Rama, une jeune écrivaine sur le point d’être mère. Pour les besoins de son nouveau roman, elle assiste, fascinée, au procès de Laurence Coly, mère infanticide d’une fillette de quinze mois. Le procès sera pour l’écrivaine l’occasion d’interroger sa propre ambivalence quant au lien maternel. Elle en explorera les tabous, les méandres et les mystères. Alice Diop s’attache également à révéler les non-dits d’un traitement médiatique : celui du procès d’une femme noire, troublante d’ambiguïté. 

 

Un héros (Ghahreman)

de Asghar Farhadi

Memento Films Production (France), Asghar Farhadi Production (Iran).

Asghar Farhadi retourne dans son pays pour une nouvelle radioscopie de la société iranienne, aux allures de thriller psychologique. Ancré dans la réalité iranienne, le récit est aussi d’une modernité universelle. Et à la différence de ses précédents films iraniens, et de la plupart de la production locale, Un héros ne se déroule ni à Téhéran, ni dans la campagne profonde, mais à Chiraz, grande ville historique du Sud du pays, ancienne capitale de la Perse. Asghar Farhadi a choisi de s’entourer de comédiens locaux peu connus. 

 

ARTE France Cinéma s’est également engagé sur un projet de long métrage documentaire français.

En nous

de Régis Sauder

Coproduction : Shellac Sud, ARTE France Cinéma avec la participation d’ARTE France – Unité Société et Culture.

Dix ans après Nous, Princesses de Clèves, Régis Sauder retrouve Abou, Morgane, Laura, Cadiatou, Jacques, Armelle et leur ancienne professeure de français du lycée Denis Diderot dans les quartiers Nord de Marseille. Que sont-ils devenus ? Qu’ont-ils fait de leur colère ? Qu’ont-ils gardé de l’école ? Les souvenirs se mélangent aux récits de leur vie et des obstacles qu’ils doivent continuer à surmonter sans perdre l’espoir de trouver une place dans la société. Résonne alors cette phrase de La Princesse de Clèves : « Je sais bien qu’il n’y a rien de plus difficile que ce que j’entreprends. »

 

 

 

 

 

 

 

Catégories : Actualités · Coproductions

6 commentaires

  1. damien dit :

    bonjour,
    Peut-on avoir une idée du montant de l’aide à la production de la part d’Arte ? Est-ce que cela fluctue en fonction du genre (fiction ou documentaire) ?
    Merci

    • Olivier Père dit :

      Bonjour, l’apport de coproduction sur les films français de fiction est normalement supérieure à celui accordé aux coproductions internationales et aux documentaires, dont les devis sont en principe plus bas que ceux des longs métrages de fiction.

  2. damien dit :

    j’ai lu sur le site d’Arte entre 100.000 € et 400.000 €.
    ça veut dire qu’un documentaire reçoit 100.000 € environ ?

  3. damien dit :

    En tout cas, ça n’est pas très réjouissant et très politiquement correct ces productions…
    Par ces temps nouveaux, on aimerait de vrais films engagés, avant gardistes, qui rentreront dans l’histoire du 7ième art…
    Faudra encore attendre…
    Peut-être ne recevez-vous rien comme projet fort?

  4. damien dit :

    En fait, c’est ça votre travail…? faire que rien ne bouge… ça parait dingue, au jour d’aujourd’hui, qu’Arte Cinema ne s’engage en rien dans ce qui se passe devant nos yeux. Le traitement médiatique de la crise du coronavirus, la manipulation par la peur, les atteintes encore plus manifestes aux libertés…, le capitalisme qui crée ces monstres urbains comme Wuhan dont sortent les maladies de la « modernité », les virus, les pollutions… rien sur tout cela??
    Et vous financez encore et encore des documentaires politiquement corrects, toujours les mêmes, très gnangnan, que l’on voit depuis 20 ans sur l’école présentée comme l’ascenseur social (alors que tous les sociologues ont montré le contraire), sur les banlieues « riches de leur diversité », sur le handicap qui est une force… tous ces poncifs, ces documentaires du service public dont les auteurs cirent les pompes pour obtenir le max de subventions… « Etre et avoir » « Mon Maitre d’école »… Grand Corps Malade… « Mon CRS, ce héros »…
    Marre de cette propagande d’état. Marre de cette absence d’engagement.
    Pourquoi ne financez-vous pas un documentaire qui s’intitulerait « Wuhan » et qui montrerait comment on en est arrivé là ??
    Le monde va droit dans le mur et vous financez  » la petite maison dans la prairie »…

  5. damien dit :

    Un documentaire qu’il aurait été intéressant pour Arte de produire, c’est sur les 64 plaintes au pénal portées contre le premier ministre et le ministre de la santé sur leur traitement de la crise coronavirus… comme par exemple les plaintes des familles d’un médecin ou d’une infirmière morts pour ne pas avoir eu les protections suffisantes à cause de la délocalisation de la Santé en Chine…
    Mais chuuut…il ne faut dire que du bien de l’administration française…
    Dommage que nous ne soyons pas en démocratie
    On garde le silence…

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