Olivier Père

Les meilleurs films de 2019

C’est la tradition ici et ailleurs, voici nos films préférés de l’année écoulée, soit ceux qui ont été distribués dans les salles françaises entre le 2 janvier et le 25 décembre 2020, plus quelques exceptions qui sont amenées à devenir de moins en moins exceptionnelles : films relégués au marché vidéo pour d’obscures raisons, ceux diffusés directement à la télévision, et d’autres mis à disposition exclusivement sur des plateformes payantes, pour de très évidentes raisons.

La plupart de nos enthousiasmes cinématographiques sont là, nous espérons n’avoir pas oublié trop de films. Et nous vous prions de nous excuser pour les absents involontaires, soit quelques nouveaux titres de réalisateurs aimés et admirés dont les contingences de la diffusion ne nous ont pas permis de les voir à temps (Halte de Lav Diaz, Forest of Love de Sono Sion) plus d’autres films qui excitent encore notre curiosité comme So Long, My Son de Wang Xiaoshuai,  Le Mans 66 d James Mangold et tant d’autres. Meilleurs voeux cinéphiles pour 2020.

 

1 – Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino

2 Liberté de Albert Serra

3 – Roubaix, une lumière de Arnaud Desplechin

4 Traîné sur le bitume de S. Craig Zahler

5 – An Elephant Sitting Still de Hu Bo

6 – Martin Eden de Pietro Marcello

7 – Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles

8 – Synonymes de Nadav Lapid

9 – Asako I & II de Ryûsuke Hamaguchi

10 – Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan

 

 

 

Grands cinéastes en grande forme (sans ordre)

 

Le Livre d’image de Jean-Luc Godard

Gloria Mundi de Robert Guédiguian

Les Éternels de Jia Zhangke

La Mule de Clint Eastwood

Sorry We Missed You de Ken Loach

Au bout du monde de Kiyoshi Kurosawa

Le Traître de Marco Bellocchio

Doubles Vies de Olivier Assayas

Zombi Child de Bertrand Bonello

The Irishman de Martin Scorsese

Dumbo de Tim Burton

Douleur et Gloire de Pedro Almodóvar

Ad Astra de James Gray

Un jour de pluie à New York de Woody Allen

Glass de M. Night Shyamalan

Le Lac aux oies sauvages de Diao Yinan

L’Adieu à la nuit de André Téchiné

Anima de Paul Thomas Anderson

Un jour de pluie à New York de Woody Allen

 

 

Outsiders (sans ordre)

 

Little Joe de Jessica Hausner

John Wick Parabellum de Chad Stahelski

Tu mérites un amour de Hafsia Herzi

Midsommar de Ari Aster

Her Smell de Alex Ross Perry

Les Misérables de Ladj Ly

Alice et le Maire de Nicolas Pariser

Atlantique de Mati Diop

Une grande fille de Kantemir Balagov

90’s de Jonah Hill

Jessica Forever de Caroline Poggi et Jonathan Vinel

« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude

La Vie invisible d’Eurídice Gusmão de Karim Aïnouz

Une grande fille de Kantemir Balagov

 

 

Catégories : Actualités

19 commentaires

  1. Frédéric Camus dit :

    Bonjour Olivier, et très bonne année à toi 🙂

    Tradition annuelle, effectivement, entre memorandum et turfisme, mais pour questionner son propre goût, l’exercice est souvent profitable ;-

    Moisson 2019, et pas la plus mauvaise de la décennie, avec un monument, et un quatuor de tête qui s’est détaché assez vite :

    1. Once upon a time in … Hollywood, de Quentin Tarantino (USA)

    2. Martin Eden, de Pietro Marcello (ITA)
    3. Parasite, de Bong Joon-Ho (COR)
    4. El Reino, de Rodrigo Sorogoyen (ESP)

    5. Ford Vs Ferrari, de James Mangold (USA)
    6. The Irishman, de Martin Scorsese (USA)
    7. Le Traître, de Marco Bellochio (ITA)
    8. La fameuse invasion de la Sicile par les Ours, de Lorenzo Mattotti (FRA)
    9. Booksmart, d’Olivia Wilde (USA)
    10. Alice et le Maire, de Nicolas Pariser (FRA)

    Mentions spéciales /
    – Klaus, de Sergio Pablos (ESP)
    – Mid90s, de Jonah Hill (USA)

    Regrets de l’année /
    Encore une année sans MIchael Mann ni un Will Ferrell correct…

    Mentions rétros /
    – Mandingo, de Richard Fleischer (USA), un cinéaste qu’il faudrait quasiment réévaluer à la hausse tous les ans.
    – les polars de W.R. Burnett (The Asphalt Jungle, Vanity Row, Underdog…), avantageusement retraduits cette année, souvent portés à l’écran avec bonheur, et qui pourraient toujours l’être aujourd’hui)

    Bonne année, donc 🙂

  2. Félix dit :

    Belle sélection !
    Content d’y retrouver Dragged Across Concrete en si bonne place.
    En revanche, Doubles Vies est pour moi une des purges de l’année, alors que d’ordinaire j’aime bien Assayas.
    Mais on se rejoint pour l’essentiel en tout cas.

    Meilleurs vœux cinéphiles à vous aussi pour cette année 2020 ! Toujours un plaisir de suivre votre blog !

  3. Ballantrae dit :

    Bonne année à tous ,
    Comme d’habitude je ne suis pas encore au point pour mon top 10 mais vais essayer de voir encore An éléphant sitting still, Le lac aux oies sauvages et qqs autres avant de finaliser.
    Une chose est sûre: mon numéro 1 actuel detonne face au vôtre Olivier et Frédéric puisqu’il s’agit de Une vie cachée. En effet la poétique de Malick m’a une fois de plus emballé par sa démesure et sa beauté intemporelle. Il est talonné par les films de Bong Jon Ho, Mattotti, Desplechin ou Almodovar…mais je dois rattraper quelques retards ou oublis.
    Once upon… m’a séduit sans pour autant que j’y vois le chef d’oeuvre commenté par les cinéphiles les plus fins que je connaisse. Il me semble que la nonchalance fait justement partie du processus d’un film très délié, pas forcément soucieux de sa structure, inégal par choix délibéré. On est loin du perfectionnisme de Reservoir dogs, de l’équilibre narratif de Jackie Brown, des inventions constantes de Kill Bill ou de l’hommage ému et excitant de Django unchained. Je ne cite que mes préférés.
    Un autre qui m’a posé encore plus de questions: Liberté d’ A Serra. Voilà un cinéaste que j’adule
    depuis ses débuts et qui ici m’a pris au dépourvu malgré mes attentes…au point que je ne sais encore que penser. JLG est de ceux là qui me laissent coi souvent, comme incertain. Le chemin que fait le film a besoin de temps et de visites ultérieures…Rien à voir avec l’adhésion immédiate suscitée par Honor, Le chant des oiseaux ou La mort… Histoire de ma mort avait nécessité du temps et de la maturation avant de m’emporter.
    Votre avis développé serait des plus précieux Olivier d’autant plus que ce film est numéro 2!
    Là où je suis plusque ravi c’est de constater que nous coïncidons face à Traîné sur le bitume. Polar exemplaire entre tous.

  4. romuald dit :

    je note l’absence de The Lighthouse, vous n’avez pas aimé?

  5. ballantrae dit :

    Bravo à Frédéric pour avoir cité le passionnant Mandingo de R Fleisher, cinéaste décidément passionnant comme le rappelait l’édition d’un coffret BR l’an passé ( Terreur aveugle, New centurions, L’étrangleur…).
    Un autre événement majeur me semble la réédition de films de Mizoguchi par Capricci: bravo à eux!

  6. ballantrae dit :

    Dans vos films cités après le top 10 Olivier, Midsommar me pose un gros problème car j’y vois un remake prétentieux du passionnant The wicker man.
    Belle scénographie, première séquence intrigante puis tout se délite tout en s’étirant au maximum des penchants narcissiques de son auteur.
    Aucun enjeu car tout me semble programmatique, éventé très vite et poussif.
    Hérédité était passionnant et impressionnant même si imparfait, celui-ci m’a vraiment navré comme un geste arty assez malhonnête.
    Je crains le pire donc de ma séance imminente de The lighthouse car The witch avait été une très bonne nouvelle au même titre que Hérédité ou It follows: l’hypothèse d’une résurrection du fantastique USA après des années de produits rédhibitoires.

  7. Damien dit :

    Dans votre classement, seulement vu 1, 4 et 8
    Donc du rattrapage en vue…
    On s’accorde vraiment sur le dernier Tarantino qui pour moi est loin devant…
    Mais jusqu’à présent, je n’ai pas lu de critique intéressante qui pourrait éclairer Ballantrae sur ce film.
    Olivier avez vous écrit sur Once upon…? Liens ?

    Vous mentionnez la mule de Clint Eastwood. Film sympathique il est vrai mais depuis que j’ai vu le cavalier électrique de Sydney Pollack avec Robert Redford… Je trouve que Clint s’est beaucoup inspiré de Sydney Pollack dans les thèmes et la dramaturgie pour beaucoup de ses films. Qu’en pensez-vous Olivier ?
    Bonne année
    Et on compte sur vous pour nous alerter sur des films 20/20…

    • Olivier Père dit :

      Je n’ai pas (encore) eu le temps d’écrire sur le Tarantino mais j’ai accordé un entretien sur le film dans la Septième Obsession. Ce que j’ai lu de plus intelligent en France sur le film c’est le texte de Jean-François Rauger dans Le Monde qui le classe lui aussi meilleur film de l’année.

  8. Damien dit :

    Je viens de lire le texte de Jean-François Rauger dans Le Monde. C’est vrai que c’est très intéressant et juste. Merci pour l’info !
    Votre texte dans la septième obsession n’est pas accessible par internet… Dommage.
    Je ne connaissais pas cette revue qui a l’air intéressante. A découvrir donc.
    Question naïve… Tarantino interviewé par vous comme vous le faites pour d’autres real a cannes par exemple… c’est mission impossible ou faisable ? Ce serait passionnant en tout cas. Et très enrichissant.

    Avez vous vu Le cavalier électrique de 1979 ?
    Tous les films de Clint Eastwood réalisateur y sont dedans… notamment Un monde parfait que j’avais adoré.

  9. Damien dit :

    Je voulais aussi préciser que Once upon a Time in Hollywood constitue je pense avec Mulloland Drive (que je viens de revoir récemment) les deux films les plus puissants sur Hollywood.
    Au revisionnage, le film de Lynch a une exposition un peu longue je trouve avec des petites scenettes pour présenter les différents personnages même secondaires… Dans des situations de suspense, parfois de la violence, de l’ humour… mais sans émotion… surtout quand on connaît bien le film.
    Mais ces petites séquences qui peuvent sembler anodines ( comme la dégustation du café par le producteur  » c’est la fille « ) aideront a comprendre la suite du film qui démarre vraiment a la dernière heure du film quand le récit se focalise uniquement sur la blonde et la brune, Betty et Camilla. A partir de ce moment là, le film a une force incroyable… La sidération que l’on recherche tant au cinéma où il est impossible de décrocher le regard… Quel grand film aussi !
    Une soirée thématique Arte avec diffusion de Once upon a Time in Hollywood et mulloland Drive associé à un documentaire… une interview croisée de Tarantino et Lynch sur Hollywood et le cinéma…
    Là on touche à la perfection…!
    Olivier avez vous le pouvoir, l’envie de nous proposer une telle soirée ?

  10. Pierre dit :

    Ma grande question de début d’année 2020, comment fait-on pour voir (légalement) Le Livre d’Image de Godard ?

    • Olivier Père dit :

      Il a été diffusé sur Arte l’année dernière et il sera montré à la Cinémathèque française dans le cadre de la rétrospective Godard qui se tient actuellement, le dimanche 1er mars à 14h30. Pas d’édition DVD prévue pour l’instant malheureusement.

  11. Damien dit :

    Bonjour Olivier,
    Alors interview de Tarantino…? Difficile a faire ?
    Et pour la soirée thématique Hollywood par Lynch et Tarantino, vous ne partagez mon enthousiasme…?

    • Olivier Père dit :

      c’est une très bonne idée de programmation mais ARTE a déjà diffusé Mulholland dr. il y a quelque temps et pour voir Once Upon a Time sur notre antenne il faudra attendre un peu. En revanche ARTE va diffuser Les 8 salopards en 2020.
      A Cannes un cinéaste comme Tarantino est assez inaccessible c’est la raison pour laquelle nous n’avions pas pu nous entretenir avec lui.

  12. Pierre dit :

    OK. Donc, pour les non parisiens, pas d’option légale. Triste époque…

    • Olivier Père dit :

      il continuera sans doute d’y avoir des projections non commerciales du film en France et un peu partout dans le monde, dans les festivals, musées et les cinémathèques qui souhaitent montrer le film. c’est la décision du réalisateur et nous la respectons.

  13. Tristan dit :

    Bonjour,
    Avez-vous dressé une liste de vos films préférés des années 2010 ? comme une synthèse articulée de vos précédents classements.
    Merci d’avance,
    Tristan

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