Olivier Père

Les dix meilleurs films des années 2010

Dans le désordre et sans la moindre prétention d’avoir raison.

 

The Assassin de Hou Hsiao-hsien

Holy Motors de Léos Carax

Melancholia de Lars von Trier

Under the Skin de Jonathan Glazer

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino

Somewhere de Sofia Coppola

Julieta de Pedro Almodóvar

La Mort de Louis XIV de Albert Serra

Detroit de Kathryn Bigelow

Under the Skin

50 autres films

L’Amant d’un jour de Philippe Garrel

La femme qui est partie de Lav Diaz

The Ghost Writer de Roman Polanski

Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) de Apichatpong Weerasethakul

Mystères de Lisbonne de Raúl Ruiz

Essential Killing de Jerzy Skolimowski

Film Socialisme de Jean-Luc Godard

L’Étrange Affaire Angelica de Manoel de Oliveira

Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes de David Fincher

La piel que habito de Pedro Almodóvar

Le Policier de Nadav Lapid

Django Unchained de Quentin Tarantino

Les Bruits de Recife de Kleber Mendonça Filho

La Fille de nulle part de Jean-Claude Brisseau

A Touch of Sin de Jia Zhangke

The Grandmaster de Wong Kar Wai

L’Inconnu du lac de Alain Guiraudie

The Immigrant de James Gray

Blue Jasmine de Woody Allen 

Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Coen

American Sniper de Clint Eastwood

Sils Maria de Olivier Assayas

Un jour avec, un jour sans de Hong Sangsoo

A la folie de Wang Bing

Le Pont des espions de Steven Spielberg

Saint Laurent de Bertrand Bonello

Les Huit Salopards de Quentin Tarantino

Mad Max: Fury Road de George Miller

Interstellar de Christopher Nolan

Certaines Femmes de Kelly Reichardt

Elle de Paul Verhoeven

Un jour dans la vie de Billy Lynn de Ang Lee

Mademoiselle de Park Chan-wook

The Strangers de Na Hong-jin

The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

Bella e perduta de Pietro Marcello

First Reformed de Paul Schrader

Mektoub, My Love: Canto Uno de Abdellatif Kechiche

Faute d’amour de Andreï Zviaguintsev

Western de Valeska Grisebach

The House That Jack Built de Lars von Trier

Mandy de Panos Cosmatos

Climax de Gaspar Noé

Burning de Lee Chang Dong

Roubaix, une lumière de Arnaud Desplechin

Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan

Liberté de Albert Serra

Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan

Madame Hyde de Serge Bozon

L’Avenir de Mia Hansen-Løve

 

Catégories : Actualités

35 commentaires

  1. Nada dit :

    Belle sélection. Il manque un petit S. Craig Zahler pour la compléter 🙂

  2. Damien dit :

    De votre liste des 10, je n’en ai vu que deux…
    Détroit et Once upon a Time…in Hollywood
    Ça va etre bien de découvrir les autres !
    Ma liste de 10 de la décennie ( mais il y a beaucoup de films que je n’ai pas vu pendant ces 10 ans…) :

    Prisoners de Denis Villeneuve
    Winter Sleep
    Once upon a Time in Hollywood
    Django unchained
    Nymphomaniac 1 et 2
    Twin Peaks: the return ( saison 3 de Twin Peaks)
    Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures
    Mystery road de Ivan Sen
    Happiness therapy
    La La Land ( la nostalgie de Capra sans doute…)

    • Olivier Père dit :

      j’aime beaucoup Winter Sleep aussi (même si je crois que je préfère Le Poirier sauvage), Nymphomaniac (version intégrale) et Twin Peaks:the return. Je ne connais pas la série Mystery Road.

    • Olivier Père dit :

      Et je ne fais pas partie de ceux qui crachent sur La La Land. En revanche je n’ai jamais eu la curiosité de voir Prisoners ni Happiness Therapy…

  3. Damien dit :

    Le poirier sauvage… hâte de le voir

    Mystery Road et Goldstone sont deux films indépendants très intéressants tournés avec peu de moyen je pense mais il y a du potentiel dans ce réalisateur.

    Prisoners très tres très bon film. Le meilleur de Villeneuve pour moi. A voir d’urgence. Surtout la nuit au calme… La tension, le grain de l’image et Jake Gyllenhaal magnifique surtout quand il cherche depuis longtemps le coupable en vain puis il se retrouve devant quelqu’un qui peut être lui… qui a plein de valises chez lui… climax numéro 1…
    C’est du niveau de John Wayne quand il retrouve Natalie Wood ( avec la lance et les scalps)
    Je suis très surpris que vous n’ayez pas vu ce grand film. En plus, j’aimerais beaucoup lire votre critique dessus.

    Happiness therapy c’est un très bon feel good movie. A l’époque en 2012, je me rappelle vous avoir dit que l’actrice dedans, Jennifer Lawrence, allait exploser ( a l’époque elle n’était pas encore vraiment connue). Le grand bain de lelouch ( que je n’ai pas aimé) s’en inspire beaucoup ( avec the full monties bien sûr)

    • Olivier Père dit :

      Je n’ai pas vu Prisoners à sa sortie et j’ai été échaudé par d’autres films de Villeneuve pas géniaux mais celui-ci a en effet excellente réputation. A rattraper donc.

  4. Damien dit :

    Il y a aussi Vox Lux qui m’intrigue vraiment. Je pense qu’il sera revu à la hausse avec le temps. C’est un des rares films actuels qui s’intéresse à la puissance des images en tant qu’armes de manipulation des individus voir des foules. Il fait le parallèle avec les vidéos de Daesh et les clips d’une chanteuse a la mode. La dernière séquence, le concert de la chanteuse jouée par Nathalie Portman, filmée dans la longueur est complètement hypnotique et semble vider la conscience des gens. J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur ce film qui est peut être un film majeur.
    Je pense vraiment qu’actuellement on est a un tournant de la conscience humaine qui est pleinement dirigée par les images. Comme l’avait fait Orson Welles a la radio ( l’histoire des extra terrestres), aujourd’hui avec le progres de la manipulation numérique ( on peut faire dire ce que l’on veut a un président de la République en manipulant son visage et ses lèvres de façon hyper réaliste) et avec la vitesse incroyable de la propagation des images ( fb, web, chaînes infos…), on pourrait déclencher des émeutes, une guerre ? avec des vidéos numériquement modifiées.
    Je trouve que le sujet est très grave et personne n’en parle vraiment. C’est pour cela que je vous demandais si vous aviez des exemples de films qui parlent de ce sujet ( j’insiste je sais… mais ça me semble très important et vous êtes une référence en cinéphilie)… Le dernier spiderman ( far from Home) en parle a sa façon. Le méchant ( jack gyllenhaal) utilise des illusions optiques pour conquérir le monde. Ça reste du divertissement mais le thème est intéressant.
    C’est comme les manipulations génétiques. On y est en plein dedans. Et c’est silence radio. Au cinéma pas grand chose. Alors que dans 10 ans, le destin de l’humanité va être bouleversé. Quand on va annoncer les premiers clonages humains, les premières manipulations transgenetiques sur l’homme.
    Manipulations numériques pour la modification des esprits, manipulations génétiques pour la modification des corps se déroulent en ce moment dans le plus grand silence…
    Qu’en pensez vous Olivier ?

    • Olivier Père dit :

      J’aurais aimé voir Vox Lux je connais son réalisateur Brady Corbet il ne manque pas d’ambition malheureusement le film n’a pas connu de sortie salles en France et a été directement diffusé sur Canal+… Etrange destin pour ce film qui avait éveillé ma curiosité depuis sa projection en compétition à Venise. Pas de blu-ray disponible ? Les manipulations des images et des corps, le cinéma et la science-fiction en parlent depuis longtemps. Cela devient aujourd’hui une réalité, effrayante, et tout le monde semble impuissant, ou complice, devant ce nouvel ordre des choses.

  5. Frédéric dit :

    10 c’est beaucoup trop difficile, alors j’essaye avec 20.

    Par ordre chronologique :

    Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures (Weerasetakul)
    Melancholia (Von Trier)
    Twixt (Coppola)
    Holy Motors (Carax)
    Tabou (Gomes)
    4 h 44 Dernier jour sur Terre (Ferrara)
    La Vengeance d’une femme ( Azevedo Gomes)
    Cloud Atlas (Wachowski)
    A Touch of Sin (Zhang-ke)
    L’Inconnu du lac (Guiraudie)
    Cavalo Dinheiro ( Costa )
    Adieu au langage (Godard)
    Under the Skin (Glazer)
    Mercuriales (Vernier)
    Hacker (Mann)
    Aquarius (Mendonça Filho)
    Twin Peaks : The Return (Lynch)
    Seule sur la plage la nuit (Sang-soo)
    Mektoub My Love:canto uno (Kechiche)
    An Elephant Sitting Still (Hu Bo)

    • Olivier Père dit :

      Belle liste. Je n’ai pas encore pu voir les deux derniers films de Pedro Costa qui n’ont été montrés que dans des festivals, et à de très rares occasions en France.

  6. Jimerhino dit :

    Les tops de décennie, c’est toujours aussi jouissif.
    Avez-vous trouvé les 2010’s plus intéressantes que les 2000’s ?
    J’ai encore de grosses lacunes cinéphiliques concernant les années 2000, à cette période, je « révisais » la décennie précédente mais j’ai l’impression que le cinéma américain, du moins celui des grands auteurs, se porte mieux. La marvelisation des blockbusters a, en revanche, fini par me dégoûter du pop-corn. Mad Max, tellement inattendu, est vraiment le monolithe intelligent dans un désert de navets.

    Belle sélection en tous cas, surprenante (Serra, S. Coppola) et (Schrader, Na Hong-jin, Ang Lee)
    Amusant de voir que des auteurs que beaucoup croyaient morts artistiquement 10 ans auparavant (Von Trier, Tarantino -3 films, il domine légèrement votre liste- Almodovar) ont réalisé sans doute leur meilleur film (pour LVT et Tarantino, c’est mon avis).

    Etonné par contre de ne pas voir Cronenberg, A Dangerous Method, Maps to the Stars et Cosmopolis, 3 chefs d’oeuvre, non ? Selon moi, 30 coudées au dessus des 3 Cronenberg des années 2000, qui étaient déjà excellents. MTTS, je maintiens, c’est au niveau de Videodrome.
    Sinon, j’ai bricolé une petite sélection moi aussi (pas d’ordre de préférence) :

    Burning de Lee Chang Dong
    Les Chants de Mandrin de Ameur-Zaimeche
    L’institutrice de Nadav Lapid
    Maps to the Stars
    Toni Erdmann de Maren Ade
    L’Inconnu du Lac
    4h44 de Ferrara
    Into the Abyss de Herzog
    Melancolia
    Under the Skin
    Homeland Année Zéro de Abbas Fahdel
    12 jours de Depardon
    Frost de Bartas
    A la folie de Bing
    Take Shelter
    et sans doute beaucoup d’autres…

  7. ballantrae dit :

    Pas facile un top 10 du coup je me hasarderai à une vingtaine de titres:

    2010: Les mystères de Lisbonne – Bright star-City of life and death
    2011: Tree of life-Melancholia- Le cheval de Turin-Hors Satan-Il était une fois en Anatolie
    2012:Tabou-Take shelter
    2013:A la merveille-Gravity
    2014:Le conte de la princesse Kaguya- Under the skin-Winter sleep-The grand Budapest hotel
    2015:Mad Max Fury road- Le fils de Saul-Trois souvenirs de ma jeunesse
    2016:La tortue rouge-The assassin-Julieta-Une vie
    2017:Faute d’amour-Lost city of Z
    2018:Phantom Thread
    2019:La fameuse invasion de la Sicile par les ours-Parasite-Roubaix une lumière

    Des oublis injustes en pagaille ( L’étrange affaire Angelica, les films de Nolan, Serra, Tavernier,Gray…) , des OVNI qui m’ont importé mais qui sont apparus sous des modalités inhabituelles ( exemple: Twin Peaks the return) et de toutes façons j’ai de plus en plus de mal à faire des top ten à mesure que je vieillis!
    Je vais faire comme Olivier et tendre vers 60 films au final avec une liste en PS et non 10!
    En tout cas, le cinéma est loin d’être mort au vu des talents qui se déploient, mûrissent, obliquent vers de nouvelles directions.
    Belle décennie malgré un contexte difficile.On ne peut que se réjouir du retour de Lynch, de HHH. S’attrister du choix de se retirer pour Miyazaki ou Bela Tarr.
    Je m’aperçois que certains auteurs m’ont semblé être lâchés par la critique alors que je trouvais passionnantes leurs aventures : Terence Malick en tête.Mais il ne faudrait pas oublier les paris de Desplechin, ceux de James Gray…

  8. Damien dit :

    Bonsoir Olivier,
    Vous avez raison. C’est vrai que les films de science-fiction ont eu pour sujet les manipulations génétiques… Chronenberg avec La Mouche notamment. Dernièrement, j’avais visionné Titan ( sur terre, la place se fait rare donc les scientifiques veulent coloniser la planète Titan en modifiant génétiquement des humains pour les adapter à l’environnement de cette planète). Film intéressant ( peut être l’avez vous vu?) mais qui finit trop classiquement en mode creature de Frankenstein qui se retourne contre ses créateurs… Il y avait pourtant des bonnes choses dans ce film.
    Sur les manipulations numériques… Je ne connais pas de films qui parlent vraiment de ça…

    Pour le blu-ray de Vox Lux se sera un peu compliqué ( je suis a 10.000 km de vous…) mais vous est il possible de m’envoyer un email à damiencool13@gmail.com ?
    Merci

  9. Another Oliver dit :

    Bonkour Olivier, je suis ravi de trouver under the skin dans votre top ten. Billy Lynn m’a beaucoup impressionné.
    Ça a été un plaisir de vous lire ces dernières années.

  10. ballantrae dit :

    Concernant Cronenberg, j’aime beaucoup Cosmopolis malgré ses défauts mais ne me suis pas remis du caractère exsangue et caricatural de Maps to the stars et ne saurais me résoudre à ce qu’un aussi grand cinéaste tire sa révérence avec un tel film.
    Pourquoi n’a t-il plus de projets? Difficulté pour les monter? Manque de désir?
    Je vais lire son roman pour vérifier.
    C’est assez difficile de voir des cinéastes plus qu’ aimés ( De Palma, Cronenberg, Coppola, Argento, Carpenter) se taire ou se perdre, ou les deux en même temps.
    Mais leur grandeur n’est pas balayée, on la tient malgré leurs derniers films.
    Avoir réalisé Blow out et Carrie, Vidéodrome et Faux semblants, Le parrain et Apocalypse now, Profondo rosso et Suspiria, Assault et The thing pour ne prendre que quelques titres ce n’est pas rien!!!
    Tout le monde ne peut finir son parcours sur The dead (Huston) ou sur Eyes wide shut (Kubrick).
    Mais j’aime à croire que Twixt ne sera pas le dernier Coppola, Dracula le dernier Argento, Maps to the stars le dernier Cronenberg…

  11. Damien dit :

    Pour Chronenberg c’est surtout son film « Crash » qui restera son chef d’oeuvre pour moi. Sujet, image, musique…tout est réuni pour le meilleur.
    Ces films suivants ont malheureusement jamais atteint ce niveau. C’est mon humble avis.
    C’est comme Werner Herzog, on aimerait le retrouver lui aussi à la hauteur de son génie dans un prochain film… Si dieu le veut…

  12. Guillaume dit :

    Pas mal de bons voire très bons films pour ces années 2010 mais une décennie peut-être moins riche en grands films que les trois ou quatre précédentes?…:

    All is lost
    Amanda
    The American
    Another year
    The best offer
    Les bêtises
    Bird people
    Blood ties
    Les bonnes manières
    Byzantium
    Captives
    Les chatouilles
    Les chemins de la liberté
    Comancheria
    Le combat ordinaire
    Les combattants
    La comtesse
    Les cowboys
    Crazy Joe
    Dallas buyers club
    Dans la cour
    Dark touch
    Detachment
    Douleur et gloire
    Dredd
    L’effet aquatique
    Fighter
    Hacker
    The humbling
    Jersey affair
    Je suis à vous tout de suite
    Je suis un soldat
    Jeune femme
    Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare
    Killer Joe
    Lady bird
    La la land
    Logan
    Love & mercy
    Mise à mort du cerf sacré
    Moi Tonya
    La nouvelle vie de Paul Sneijder
    Ondine
    Outsider
    Perfect sense
    The place beyond the pines
    Pris de court
    Quelques heures de printemps
    Quelques minutes après minuit
    Robot & Frank
    Roulez jeunesse
    La solitude des nombres premiers
    Sur la plage de Chesil
    Taj Mahal
    Tamara Drewe
    Le territoire des loups
    Thelma
    Tron legacy
    Trust
    The two faces of January
    Upside down
    Victoria
    Vincent n’a pas d’écailles
    The voices
    Wild
    4:44
    120 battements par minute…

    A Ballantrae:

    « Mais j’aime à croire que Twixt ne sera pas le dernier Coppola, Dracula le dernier Argento, Maps to the stars le dernier Cronenberg… »

    David Cronenberg va tourner prochainement pour Netflix une série adaptée de son roman « Consumés » et Dario Argento est annoncé sur deux séries fantastiques (« Longinus »et « Bimbe belle addormentate » ) et un vieux projet de thriller « Occhiali Neri » avec sa fille Asia co-écrit par le fidèle Franco Ferrini (« Phenomena », « Opera », « Le syndrome de Stendhal », « Il Cartaio », etc) , film qu’il tournera au printemps prochain à Rome.
    Pour ma part, outre les noms déjà cités, j’aimerais assister au retour sur grand écran de deux cinéastes qui se sont fait bien rares dans la décennie bientôt écoulée et qu’on ne retrouve pas souvent semble-t-il dans les Top cinéma 2010’s!: Michael Mann et Peter Weir.

  13. Damien dit :

    Olivier,
    J’essaie de visionner votre liste des 10 Je viens de voir Assassin de H.H.H

    J’ai du mal à y voir un grand film…
    C’est surtout un exercice de style… Quand la mise en scène prend le dessus sur l’histoire, quand elle vient parasiter le jeu des acteurs, on a du mal à rentrer dans l’histoire…
    Pourtant, je suis un contemplatif de nature.  L’histoire peut rester difficile à comprendre, ce n’est pas un problème pour moi comme chez Lynch. Mais ce dernier tient une atmosphère sur tout son film. La forme novatrice est au service du film. C’est le réalisateur qui signe le film. Ici dans Assassin, le chef opérateur a pris clairement le dessus. On sent qu’il a été marqué par Barry Lindon. Toutes les parties en intérieur, costumé et éclairage a la bougie. Même les extérieurs très éloignés a la campagne sont très inspirés de Barry Lindon dans leur composition, la place des personnes dans le cadre…
    Mais Kubrick nous raconte une histoire, il y a une progression, une voix off (même si je n’aime pas ça en général), une couleur des plans qui en font un film. Dans Assassin, c’est une succession de photos ( autant aller voir une expo photo…) soit en plan fixe… soit avec des mouvements de caméra très lourds qui enlèvent tout naturel à la scène. Il y a des travelling qui démarrent pendant la scène sans suivre aucun personnage…le travelling démarre tout seul et s’arrête tout seul pour ne rien montrer de nouveau…
    On a vraiment l’impression que le film a été « charcuté » au montage pour en faire un objet uniquement esthétique parce qu’il ne fonctionnait pas autrement…
    Au milieu du film, il y a un plan de nuit sur des arbres qui se reflètent dans un lac… durée 30 secondes… suivi du même plan en plus large qui panote vers la gauche pour arriver sur… rien ( le milieu du lac)… durée 30 secondes…. etc
    On sent vraiment qu’on tire sur la corde de l’esbroufe…
    Les costumes sont magnifiques c’est sûr…
    Mais un film ne peut être bon quand c’est le chef opérateur qui prend le dessus sur l’histoire et les acteurs, quand le chef op veut montrer qu’il est bon photographe… qu’il sait composer et éclairer une scène comme un Rembrandt…
    Pour ma part, je préfère l’original a la copie…
    Pour Rembrandt et pour Kubrick… ( Et je ne parle pas de Kurosawa…)
    Peut être, je serai moins dur si je lis votre critique sur ce film. Avez vous un lien a me proposer ?

  14. Damien dit :

    Melancholia… Je l’avais déjà vu ( c’est la photo qui accompagne votre publication d’ailleurs). Intéressant mais pour moi inférieur à Nymphomaniac qui est beaucoup plus plus serré, plus honnête.

  15. Frederic Camus dit :

    Bonjour Olivier, et, déjà, bonne année 🙂

    L’exercice est à la fois impossible et d’une pérennité inférieure à 10 minutes, mais on s’y risquera, forcément :

    1. Le Vent se lève – Hayao Miyazaki

    2. The Social network – David Fincher

    3. Once upon a time in … Hollywood – Quentin Tarantino

    4. Mad Max : Fury Road – George Miller

    5 . Mektoub my love : Canto uno – Abdellatif Kechiche

    6. We bought a zoo – Cameron Crowe

    7. True Grit – Ethan et Joel Coen

    8. Summer Wars – Mamoru Hosoda

    9. The Assassin – Hou-Hsiao-Hsien

    10. Melancholia – Lars von Trier

    Ensuite et en vrac :
    Cloud Atlas – Wachowski family
    Holy Motors – Leos Carax
    How do you know – James L. Brooks
    Inherent vice – Paul Thomas Anderson
    Midnight Special – Jeff Nichols
    Only lovers left Alive – Jim Jarmusch
    Ready Player One – Steven Spielberg
    Rogue One – Gareth Edwards
    Roma – Alfonso Cuaron
    The Grand Budapest Hotel – Wes Anderson
    Toril – Laurent Teyssier
    A Touch of Sin – Jia Zhangke
    Under the skin – Jonathan Glazer
    La La Land – Damien Chazelle
    L’Ordre et la Morale – Matthieu Kassovitz
    The Grey – Joe Carnahan

  16. Damien dit :

    Je viens de voir Under the skin
    Je partage votre avis. Très bon film !
    J’étais parti sur une sorte de messager du diable, antéchrist version féminine. Avec Satan sur la moto…
    Mais il s’agit plus d’extraterrestres au final.
    Des scènes incroyables pour montrer leur absence d’humanité… quand la famille disparaît dans la mer pour sauver leur chien. Et surtout quand le motard laisse le bébé pleurant sur la plage la nuit… trop petit pour prendre sa peau.
    Et quand Scarlet Johansson s’hummanise peu a peu, elle rencontre le mal humain.
    Son personnage tend un miroir à l’espèce humaine et le reflet n’est pas beau… mais réaliste.
    Les séquences dans les bois m’ont rappelé un film que j’ai trouvé intéressant…dans les années 2010.
    « Border »d’Ali Abbasi.
    Le personnage de la douanière aurait fait un personnage récurrent de série incroyable. Un nouveau Colombo au flair redoutable…
    Avez vous vu « Border » Olivier ?
    Sinon, existe t il un lien pour votre critique de Under the skin ? Merci

  17. Damien dit :

    Malheureusement ça ne fonctionne pas…
    La recherche ne commence même pas. Peut être pas compatible avec mon téléphone…
    Et « border » vu ? Pas vu ?
    Bon weekend

  18. Max la menace dit :

    Qu’avez-vous pensé du Joker ?

    • Olivier Père dit :

      Pas grand-chose. Une entreprise cynique dans l’air du temps. Un habile remix de Taxi Driver, Network et King of Comedy qui permet d’offrir aux productions DC une forme de respectabilité artistique et critique, sans rien perdre de son pouvoir de séduction auprès des fans de super-héros. Sur tous les fronts c’est réussi : le film a remporté le Lion d’or à Venise, avant de connaître un énorme succès mondial.

  19. ballantrae dit :

    Oui Joker est un film assez cynique dans le grand mouvement de recyclage infernal qui étreint Hollywood. Le contraire de il était une fois à Hollywood de Tarantino en somme où l’hommage, l’amour, le désir sont rois.
    Ce n’est pas laid (photo assez travaillée en fait),le récit à tiroirs peut surprendre certains spectateurs, Phoenix fait un gros boulot.. mais on pompe allègrement Scorsese en le simplifiant à l’extrême: Travis Bickle et Rupert Pumpkin sont autrement plus complexes et retors que le Joker de ce film.
    Cela fait son petit effet surtout comparativement aux bouillies Marvel et DC antérieures…mais c’est un « coup » dans l’absolu cinématographique et T Philipps reste un faiseur habile, non un auteur.

  20. Damien dit :

    Je viens de voir Jocker il y a 2 jours.
    C’est vrai que taxi driver vient vite a l’esprit.
    La première partie de Jocker est assez longue surtout quand on a compris rapidement les enjeux. Les images assez belles ne parviennent pas vraiment a dissiper cet ennui.
    Le problème c’est que l’on sent que le réalisateur avait un cahier des charges a respecter. Ce qui l’a empêché de partir en hors piste. Le seul intérêt, c’est la résonance avec les mouvements de contestation actuels que l’on voit un peu partout dans le monde… Mais le soufflet pour moi est retombé quelques minutes après la fin du film.
    La critique des médias est intéressante mais pas nouvelle et un peu bâclée. L’humiliation pour l’audience, orchestrée par le présentateur vedette joué par De Niro, ajoutée a celle du politique Wayne qui voit dans le peuple qu’une bande de fainéants, peut trouver écho avec les discours que tiennent les gilets jaunes par exemple. La pauvreté, l’humiliation comme source de la colère sociale. C’est plutôt juste.
    Tout n’est pas a jeté dans ce film. N’est-ce pas Olivier ? Il serait sorti en 1960, avant Orange Mécanique et tous les films que vous avez cités, on l’aurait bien plus apprécié.

  21. Ballantrae dit :

    Comme Midsommar ( qui pompe allègrement The wicker man) Joker illustre l’entreprise de recyclage des perles connues ou meconnues des 70′ 80′. Le pire est que cela semble passer inaperçu.
    Pompage n’est pas un synonyme d’hommage quand la copie est aussi littérale.
    L’un des problèmes du cinéma de notre temps est ce systematisme de la redite: remakes, reboots, pre/sequels, spin off… comme autant de maladies dégénératives.
    Dire qu’il existe tellement de romans , nouvelles à adapter! Et de récits originaux à inventer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *