Olivier Père

Capitain Conan : rencontre avec Bertrand Tavernier

ARTE diffuse Capitaine Conan (1996) de Bertrand Tavernier mercredi 31 octobre à 20h55, en version restaurée. Adapté du roman éponyme de Roger Vercel publié en 1934, le film de Bertrand Tavernier s’intéresse à un épisode méconnu de la Première Guerre mondiale. Après l’armistice du 11 novembre 1918, les troupes françaises qui se sont battues sur le front oriental ne sont pas démobilisées. Casernés à Bucarest, des soldats qui n’ont pas vu leur pays depuis des années doivent désormais faire face aux Bolcheviks, anciens alliés et nouveaux ennemis. Au coeur de cette guerre qui s’éternise et provoque de nombreux désordres, Bertrand Tavernier dresse un tableau de l’armée française et de ses officiers appartenant à des classes différentes. Il organise son film autour de la figure fascinante de Conan, un guerrier plutôt qu’un soldat, célèbre pour ses opérations commando, son franc-parler gouailleur et insolent, et son autorité naturelle auprès de ses hommes. Capitaine Conan compte parmi les grandes réussites de Bertrand Tavernier. Le cinéaste y révèle Philippe Torreton, remarquable dans le rôle de Conan, et Samuel Le Bihan dans celui de son ami Norbert, un jeune officier idéaliste.

A l’occasion de sa diffusion sur ARTE, Bertrand Tavernier revient pour nous sur le tournage et la mise en scène de Capitaine Conan, et sur ce qui l’a passionné dans le roman de Vercel, adapté pour le grand écran avec le scénariste Jean Cosmos.

Philippe Torreton dans Capitaine Conan de Bertrand Tavernier

Philippe Torreton dans Capitaine Conan de Bertrand Tavernier

 

Catégories : Rencontres · Sur ARTE

Un commentaire

  1. ballantrae dit :

    Film absolument magnifique qui parvient à faire vivre de manière organique tout un petit monde inclus dans la marche de l’Histoire à pas forcés.B Tavernier trouve là une fois de plus l’occasion de nous montrer qu’il est un cinéaste éminemment renoirien par sa manière de donner ses chances à chaque personnage et le plus remarquable c’est qu’il est ainsi au quotidien!
    Mise en scène souvent incroyable par la complexité des plans séquences qui révélent les liens entre des éléments apparemment hétérogènes et bande d’acteurs géniaux sans oublier une BO vraiment riche d’Oswald d’Andrea qui avait aussi travaillé sur La vie et rien d’autre.

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