Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les prochains films de Mia Hansen-Løve, Céline Sciamma et Arnaud Desplechin

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma qui s’est réuni le 14 juin a décidé de s’engager sur trois nouveaux projets de longs métrages : trois scénarios d’auteurs français dont nous admirons le travail mais qui s’écartent de leurs univers habituels et réussissent à nous surprendre, à nous émouvoir et à nous passionner avec des histoires audacieuses et originales, qui portent la promesse de beaux films. Si ARTE France Cinéma a soutenu certains films récents de Mia Hansen-Løve (Un amour de jeunesse, L’Avenir – Ours d’argent de la mise en scène au Festival de Berlin – ou Maya, prochainement sur les écrans) et Céline Sciamma (Tomboy, Bande de filles), c’est la première fois depuis 2003 et En jouant « Dans la compagnie des hommes » que la filiale cinéma d’ARTE France participe à la coproduction d’un film d’Arnaud Desplechin. C’est peu dire que ces retrouvailles nous réjouissent.

Photo en tête de texte : Arnaud Desplechin sur le tournage de son film Les Fantômes d’Ismaël (2017) © Jean-Claude Lother / Why Not Productions.

 

Bergman Island de Mia Hansen-Løve

CG Cinéma (France), Plattform Produktion (Suède), Bioskop Film (Allemagne), Scope Pictures (Belgique)

La prochaine comédie dramatique de Mia Hansen-Løve parlera du couple et de la création. Sur la petite île de Fårö en Suède, où Ingmar Bergman avait élu domicile et tourna certains de ses chefs-d’oeuvre, la réalisatrice met en scène un couple de cinéastes venu chercher l’inspiration. Mais rien ne se passe comme prévu. Une étrange distance s’installe entre la jeune femme et son mari. À mesure que passent les jours, la fiction se mêle à la réalité, tandis que l’île de Fårö dévoile ses secrets.

Tournage prévu cet été.

Mia Hansen-Løve sur le tournage de son film Maya (2017) © Wolfgang Borrs, www.borrs.de, info@borrs.de; ]

Mia Hansen-Løve sur le tournage de son film Maya (2017)
© Wolfgang Borrs

 

Roubaix, une lumière de Arnaud Desplechin

Scénario de Arnaud Desplechin avec la collaboration de Léa Mysius

Why Not Productions (France)

Avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier, Antoine Reinartz.

Roubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l’a vu grandir. Voitures brûlées, altercations… Face à la misère, aux mensonges, aux désarrois, Daoud toujours sait. Tableau d’un monde en crise, le film se charge alors d’une mission : rendre leur humanité aux coupables.

« Ainsi, à travers la vie de ce commissariat roubaisien, c’était un portrait forcément lacunaire de la condition féminine aujourd’hui. » (Arnaud Desplechin) 

 

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma
Lilies Films (France)
Avec Adèle Haenel.
Pour son quatrième long métrage, Céline Sciamma continue d’explorer le féminin, en s’éloignant cette fois-ci de l’enfance et de l’adolescence. Sur une île isolée en Bretagne, à la fin du XVIIIème siècle, une peintre est mandatée pour faire le portrait de mariage d’une jeune femme. Dans cette fresque des sentiments et du désir, Céline Sciamma veut « raconter le présent d’un amour vécu mais aussi sa longue résonance en nous, qui console de l’avoir perdu. »

En tournage du 15 octobre au 10 décembre 2018.

Céline Sciamma  © Paul Blind

Céline Sciamma au Festival de Cannes en 2014 © Paul Blind

Catégories : Actualités · Coproductions

6 commentaires

  1. ballantrae dit :

    Trois films intrigants.Je note que ce sont trois films insulaires puisque Desplechin filme Roubaix à la manière d’une île.
    Roubaix, une lumière…bon sang quel titre!!!

  2. Frédéric Camus dit :

    Bien le bonjour Olivier,

    j’espère que tu vas bien.

    Pour ma culture, comment sont faits les choix de coproductions : comité collégial et recherche de consensus, agrégation de préférences individuelles, avalanche de propositions filtrées par un bataillon de lecteurs ?

    Merci d’avance pour ton retour,

    Amitiés cinéphiles,

    FC

    • olivierpere dit :

      Bonjour Frédéric,

      C’est un comité de sélection, constitué de professionnels du cinéma (auteurs, réalisateurs, vendeurs, distributeurs, exploitants) et de responsables de la chaîne, qui est invité à choisir des projets cinq fois par an, parmi une présélection qui regroupe à chaque fois une douzaine de scénarios français et étrangers. La présélection est en effet le résultat de décisions motivées par la lecture et l’analyse des nombreux projets que nous recevons, étudiés en interne et aussi par une équipe de lecteurs. Amitiés, op

      • Frédéric Camus dit :

        Bonjour Olivier,

        merci pour cette réponse circonstanciée 🙂
        Pour le pratiquer depuis pas mal d’années pour Studiocanal, j’espère que le travail des lecteurs ne se limite pas à l’argumentation du refus des projets qui ne seront d’ailleurs pas forcément lus par ce qui prennent les décisions ….

        Bonne continuation,

        FC

        • olivierpere dit :

          En ce qui concerne ARTE, les avis des lecteurs sont souvent de bonne augure pour les décisions finales du comité de sélection.
          Amitiés, op

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