ARTE France Cinéma coproduit les nouveaux films de Manele Labidi, Philippe Garrel, Marco Bellocchio et Miguel Gomes

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma qui s’est réuni le 5 avril a décidé de s’engager sur quatre nouveaux projets de longs métrages : un premier film d’une jeune réalisatrice franco-tunisienne, un film français et deux coproductions internationales européennes. Une débutante très talentueuse, deux grands auteurs du cinéma moderne au sommet de leur art et un cinéaste dont l’œuvre baroque et poétique constitue l’une des plus belles apparitions des années 2000.

Photo en tête de texte : Philippe Garrel au Festival de Cannes en 2017 © Bertrand Noel

 

Le Sel des larmes de Philippe Garrel

Rectangle Productions (France)

Scénaristes : Philippe Garrel, Jean-Claude Carrière, Arlette Langmann.

Avec Logann Antuofermo, Oulaya Amamra, Souheila Yacoub et André Wilms.

Après L’amant d’un Jour, Philippe Garrel poursuit son exploration des liens familiaux, en particulier ceux qui unissent un père et son fils. Au travers des pérégrinations amoureuses de son personnage principal, il tisse le récit d’un jeune homme dont la vie se construit entre acceptation et rejet de la figure paternelle.
Tournage prévu en septembre 2018.

 

Sauvagerie (Selvajara) de Miguel Gomes

Scénaristes : Miguel Gomes, Maureen Fazendeiro, Telmo Churro, Mariana Ricardo.

O Som e a Furia (Portugal), Shellac Sud (France), Bananeira Filmes (Brésil), Komplizen Film (Allemagne), Piano (Mexique)

Sauvagerie est une adaptation du chef-d’oeuvre de l’écrivain brésilien Euclides da Cunha, Os Sertões (Les Hautes Terres), publié en 1902, chronique d’une guerre sanglante qui opposa en 1897 les habitants du hameau de Canudos, menés par leur prophète, et l’armée de la jeune République brésilienne. Dans la nature hostile et fantasmagorique du Nordeste brésilien, Miguel Gomes nous entraîne aux côtés de la communauté des sertanejos, emprunte de rituels, de superstitions et de coutumes, jusqu’à ce que se déclenche l’ultime bataille de la lutte opposant ces « fanatiques religieux » à des « civilisateurs républicains », reflet inquiétant du monde d’aujourd’hui.

Miguel Gomes © Guy Ferrandis – SBS Productionspar Paul Blind, Cannes 2015.

Miguel Gomes au Festival de Cannes en 2015 © Paul Blind.

Le Traître (Il tradittore) de Marco Bellocchio

Ad Vitam Production (France), Kavac Films (Italie), IBC Movie (Italie), The Match Factory Production (Allemagne) et Gullane Entreitenimento (Brésil).

Scénaristes : Marco Bellocchio, Ludovica Rampoldi, Valia Santella, Francesco Piccolo.

En s’emparant d’un épisode de la vie d’un véritable criminel et de l’une des pages les plus importantes de l’histoire contemporaine de l’Italie, Marco Bellocchio s’attelle à un projet d’une ampleur hors du commun, y compris dans sa propre filmographie. En 1984, Tommaso Buscetta, alias Don Massimo, ancien homme fort de Cosa Nostra, collabore avec le Juge Falcone pour démanteler la mafia. Considéré comme traître, il défend pourtant les véritables valeurs de Cosa Nostra face aux crimes des Corleone menés par Toto Riina. Qui des deux est alors le véritable « traître » ? Marco Bellocchio, scrutateur de la société italienne, mène une réflexion sur le changement et la place du repentir dans la conscience humaine.
Tournage prévu de fin août à fin octobre 2018.

Marco Bellocchio © Fabio Lavino.

Un Divan à Tunis de Manele Labidi

Kazak Productions (France)

Dans une Tunisie tout juste libérée de l’emprise de Ben Ali, Selma, 35 ans, revient ouvrir un cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Suscitant curiosité, incompréhension, voire même rejet, elle souhaite écouter et libérer la parole des autres à un moment où un pays entier découvre la liberté de pensée et de parole. Pour son premier long métrage, Manele Labidi puise dans les ressorts de la comédie pour raconter cette histoire personnelle.
Tournage prévu à l’été 2018.

Miguel Gomes © Guy Ferrandis – SBS Productionspar Paul Blind, Cannes 2015.

Manele Labidi © DR.

Catégories : Actualités · Coproductions

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