Olivier Père

Les Grands Espaces de William Wyler

ARTE diffuse Les Grands Espaces (The Big Country, 1958) de William Wyler lundi 20 février à 20h55. Un an avant Ben-Hur, Les Grands Espaces témoigne d’une orientation monumentale du cinéma de Wyler à la fin des années 50, et du cinéma hollywoodien en général. La mode est aux superproductions à grand spectacle, dépassant les 2h30 de projection, tournées dans les formats larges du 65mm ou du Technirama, que ce soit dans le domaine du western, du film historique ou de la comédie musicale. Les Grands Espaces s’inscrit dans cette tendance, lancée par les studios hollywoodiens pour enrayer la concurrence de la télévision, que Wyler illustrera à plusieurs reprises, avec talent. Le film reprend un schéma narratif classique du western : l’affrontement impitoyable de deux familles pour la possession des terres et du point d’eau nécessaires à l’élevage du bétail dans l’ouest sauvage, et l’arrivée d’un riche pied tendre, officier de marine à la retraite, censé épouser la fille du plus puissant propriétaire de la région, en guerre avec son voisin. Les luttes de pouvoir et les vieilles haines des patriarches se doublent des tensions sexuelles ou amoureuses venues des nouvelles générations, enfants ou contremaîtres habitués à vivre dans un monde de rivalité et de jalousie. Wyler et son directeur de la photographie Franz Planer magnifient les grands espaces de l’Arizona et de la Californie où fut tourné le film, en particulier le désert Mojave. Ce qui aurait pu se transformer en soap opera de luxe devient grâce à Wyler un « sur-western » de prestige au propos humaniste, sur un personnage qui refuse d’employer la violence, suscitant l’incompréhension de sa fiancée comme de ses ennemis, habitués à faire usage de la force à la moindre occasion. Wyler se révèle un cinéaste souvent inspiré, qui signe au cœur de cette saga quelques très beaux moments de mise en scène, tel ce combat nocturne dans l’immensité de la plaine, où les silhouettes de Gregory Peck et Charlton Heston (photo en tête de texte) se dessinent dans le paysage.

Gregory Peck, re.) fordert Steve Leech (Charlton Heston, li.) zum Duell heraus. © MGM/UA Foto: ARD Honorarfreie Verwendung nur im Zusammenhang mit genannter Sendung und bei folgender Nennung "Bild: Sendeanstalt/Copyright". Andere Verwendungen nur nach vorheriger Absprache: ARTE-Bildredaktion, Silke Wölk Tel.: +33 3 881 422 25, E-Mail: bildredaktion@arte.tv

Charlton Heston et Gregory Peck dans Les Grands Espaces de William Wyler
© MGM/UA

Gregory Peck dans Les Grands Espaces de William Wyler © MGM/UA Foto: ARD Honorarfreie Verwendung nur im Zusammenhang mit genannter Sendung und bei folgender Nennung "Bild: Sendeanstalt/Copyright". Andere Verwendungen nur nach vorheriger Absprache: ARTE-Bildredaktion, Silke Wölk Tel.: +33 3 881 422 25, E-Mail: bildredaktion@arte.tv

Gregory Peck dans Les Grands Espaces de William Wyler
© MGM/UA

 

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Un commentaire

  1. maria dit :

    Cher Monsieur Olivier Père, Cher ami du cinéma.
    Disqus a bloqué mon premier commentaire, car je l’ai “signé” d’un pseudo inconnu de lui. ( en fait de mon nom d’écriture que je ne livrerais que dans le cas d’un envoi).
    En effet, Disqus a l’habitude de me trouver dans un autre blog, où j’ai appris l’écriture du cinéma, et ses coulisses techniques sous-jacentes…
    Quoiqu’il en soit, je recommence.

    Je cherchais une adresse mail nominative pour faire part de mon projet à ARTE, dont la ligne éditoriale m’a séduite. (Je crois que mon produit rentre dans ce cadre).
    Je tombe sur ce blog et y entrevois deux de mes réalisateurs préférés:
    * Hitchcock et son “Rébecca” , l’atmosphère pesante, antagoniste, du château qui, à elle seule, est actrice à part entière. Je connaissais “Psychose”, “Vertigo” “Fenêtre sur cour”…
    * Fritz Lang dont je connais le Docteur Mabuse, et son M. Le MAUDIT, et que j’ai eu le plaisir de voir comme acteur jouant son propre rôle dans “Le mépris”.

    Vous ne pouvez pas savoir, mais l’histoire contée dans ce scénar qui me tient tant à cœur m’a été inspirée par un de mes pseudos – MLEMOTDIT – qui m’a fait vouloir unir mots et cinéma.( l’amour d’un réal pour une poétesse )
    Si vous, personnellement, vouliez connaître la dizaine de lignes de présentation demandées par Arte…Si vous pensez qu’il vaut mieux envoyer mon document PDF en suivant le cursus normal, pouvez-vous me diriger sur une adresse mail nominative si possible? Cette demande m’est dictée par ma difficulté à écrire ce qui me porte à un “robot”.
    Bien avec vous, pour le cinéma !
    maria.

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