ARTE Reportage

Marioupol, l’identité volée / Gaza : à la recherche des disparus

52 min

Disponible jusqu'au 22/02/2026

À la télévision le samedi 24 janvier à 18:50

Émission du 24/01/2026

À Marioupol, russification forcée et engagement patriotique sont les grands objectifs du Kremlin / À Gaza, ceux qui refusent l’anonymat de la mort font acte de résistance et de mémoire au cœur de l’horreur.
Russie-Ukraine : Marioupol, l’identité volée
À Marioupol, à 1300 kilomètres de Moscou, dans les régions ukrainiennes du Donbass récemment annexées par les Russes, la paix s’écrit en roubles et passeports russes, tandis que la guerre efface la langue, les droits et la mémoire. Dix ans après le début du conflit, le Donbass vit une transformation radicale sous contrôle russe. Passeports, permis, monnaie, langue : la russification s’impose comme condition de survie au quotidien, mais aussi dans les écoles où l’amour de la patrie et le respect des traditions russes sont inculqués aux élèves... en russe. La culture ukrainienne s'efface peu à peu et l'ukrainien devient une langue facultative. Entre reconstruction et effacement de l’identité ukrainienne, ce reportage mesure le coût humain, politique et intime d’une guerre qui s’installe dans le quotidien, et d’une russification à marche forcée dans les écoles.

Gaza : à la recherche des disparus 
À Gaza, un autre combat se joue loin du front : celui de retrouver les disparus et d’identifier les morts. Tourné en novembre et décembre 2025, alors qu’un cessez-le-feu est officiellement entré en vigueur, ce reportage suit deux personnes aux trajectoires divergentes : l’une est parvenue à retrouver et identifier ses proches deux ans après leur mort, à organiser un enterrement, acte de dignité au cœur de l’effondrement ; l’autre cherche inlassablement, sans obtenir de réponse, sans même savoir si son fils est mort ou vivant. Les corps non identifiés sont ensevelis dans des fosses communes, sous des numéros, dans "le cimetière des inconnus" de Deir Al Balah. Dans les hôpitaux, les morgues, les ruines, des familles tentent de redonner une identité à des corps, parfois rendus par l’armée israélienne, selon l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, ou extraits des décombres. Faute de moyens, notamment d’identification ADN, tout repose sur la reconnaissance visuelle : un vêtement, une tresse… Plus de 11 000 Palestiniens sont encore portés disparus depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque du Hamas en Israël et du début de l’offensive israélienne sur Gaza. Filmé par le photographe palestinien Ahmed Abuajwa, ce récit intime saisit les gestes essentiels de ceux qui refusent l’anonymat de la mort : écrire un prénom sur un drap, reconnaître une cicatrice, réciter une prière. Donner un nom, une trace, un lieu : un acte de résistance et de mémoire au cœur de l’horreur.

Pays

  • France

  • Allemagne

Année

2026

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