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Cuba : l’île qui vacille - ARTE ReportagePour des raisons de droits, ce programme n’est pas disponible dans le pays dans lequel vous vous trouvez.
Économie informelle - Vers l'insécurité sociale ?
90 min
Disponible jusqu'au 24 mai 2026 à 05:00
Plus que 2 jours
Le nombre des travailleurs sans protection ni contrat ne cesse d'augmenter, y compris dans les pays les plus riches. Des Philippines au Royaume-Uni en passant par l'Allemagne et Marseille, ce documentaire part à leur rencontre.
Ils et elles sont ouvrières et ouvriers du textile à Leicester, sous-payés à la tâche, dans les usines souvent clandestines de l'ultrafast-fashion ; routiers sillonnant l'Europe, astreints à des horaires écrasants ; travailleurs du Web aux Philippines, parmi les 1,5 million qui œuvrent pour l'économie des plates-formes dans l'archipel pour 2 à 3 dollars de l'heure… En explorant en parallèle une conférence annuelle de l'Organisation international du travail (OIT) de l'ONU à Genève, ce documentaire part à leur rencontre et analyse l'augmentation de ces emplois sans protection ni contrat qui profitent aux employeurs. Alors que l'OIT, à la fin du siècle dernier, prévoyait que le modèle du salariat protégé allait progressivement s'étendre, c'est le contraire qui s'est produit à la faveur de la mondialisation. Si l'organisation estime que 60 % au moins des actifs de la planète relèvent de cette économie informelle, leur proportion est en réalité impossible à établir précisément. L'interpénétration croissante des deux systèmes, l'informel et le formel, ne fait en revanche aucun doute.
“Contrat zéro heure”
Maruf, un chauffeur de poids lourds ouzbek de 46 ans, est l'un des rares anciens grévistes spoliés de leur salaire par l'entreprise polonaise Mazur à oser s'exprimer à visage découvert, car il a trouvé depuis un autre employeur, en Italie. Vendeuse de rue zimbabwéenne et déléguée à l'OIT, Lorraine Sibanda insiste, elle, sur la "créativité" de celles et ceux qui ne peuvent compter que sur leurs propres forces. À Leicester, où Anil, originaire du Bangladesh, a travaillé jusqu'à 100 heures par semaine à son arrivée, travailleurs sociaux et précaires du textile dénoncent ce “contrat zéro heure” qui, à la suite du Royaume-Uni, se généralise dans l'Union européenne. En leur donnant amplement la parole, ce documentaire rappelle avec force combien notre système économique repose sur leur exploitation.
Réalisation
Matthias Heeder
Pays
Allemagne
Année
2025
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