La caméra du docteur Morris
2 min
Disponible à partir du 23/03/2026
À la télévision le mardi 24 mars à 00:30
Pendant plusieurs décennies en Israël, Reginald Morris, un médecin britannique, a filmé sa famille installée à Eilat, à la fin des années 1950. Le portrait vibrant d’une tribu au destin extraordinaire.
Sous un soleil éblouissant, deux petites filles en maillot de bain s’amusent, insouciantes, au milieu des flots. Loin de l’Angleterre pluvieuse qu’ont choisi de quitter leurs parents, Aviva, l’aînée, et Uni, la cadette, goûtent aux joies de la plage à Eilat. C’est là, dans ce qui est encore un embryon de ville surgie des sables – la plus au sud d’Israël, entre le désert du Néguev et le golfe d’Aqaba –, que Reginald Morris et son épouse Fay ont posé leurs valises à la fin des années 1950. Loin de tout, Eilat n’est alors qu’un refuge pour une poignée de pionniers, d’anciens prisonniers et de beatniks. Éprouvé par ses années de guerre dans le Pacifique, l’ancien pilote de la Royal Air Force devenu médecin y créera un centre médical, puis en dirigera l’hôpital, tandis que Fay, investie dans un mouvement de femmes, sollicitera les dons de juifs aisés pour ouvrir les premières écoles maternelles avant d’être nommée consul honoraire. Alors qu’un drame les endeuille – la mort brutale à 9 ans d’Aviva, atteinte de trisomie 21 – et que la famille s’agrandit avec la naissance de leur fils Andrew et l’adoption de Dolly, une orpheline, le couple transforme peu à peu sa propriété en havre verdoyant et en arche de Noé. Ils cohabiteront ainsi avec des chiens, des chats, des canards, des oies, un âne, une cigogne et même deux crocodiles, offerts au médecin par des Bédouins du Sinaï en rétribution pour ses consultations.
Il filmait tout, tout le temps
Pendant des années, l’excentrique docteur Morris, qui refusait que ses enfants parlent l’hébreu et imposait à sa maisonnée ses préceptes militaires, a filmé les siens avec une caméra 8 mm. Reginald filmait tout, tout le temps : les anniversaires, les soirées entre amis, les petits riens du quotidien, les vacances, les enfants qui grandissent et les adultes qui vieillissent, comme autant de témoignages de leur vie dans une ville et un État en construction. Puisant dans les centaines de bobines retrouvées une décennie après sa mort, les réalisateurs Itamar Alcalay et Meital Zvieli tissent dans un film émouvant, commenté en voix off par sa veuve et sa progéniture, le portrait vibrant d’une tribu au destin extraordinaire.
Réalisation
Meital Zvieli
Itamar Alcalay
Pays
Israël
Année
2022
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