Robert Peroni, l’hôte de la Maison rouge, retourne une fois par an dans son Tyrol natal pour voir sa famille. Il en profite pour rapporter des kilos de produits italiens à ses amis inuits.
Terre de contrastes
Avec l’interdiction de la commercialisation des peaux et de la viande de phoque, les populations de l’est du Groenland ont perdu leur principal moyen de subsistance. À la place, elles reçoivent une aide sociale financée par le Danemark, lequel exerce encore une grande influence sur son ancienne colonie, devenue l'une de ses provinces. Les habitants de Tasiilaq vivent ainsi dans des maisons en dur, font leurs courses au supermarché et ont accès aux réseaux sociaux. Mais si certains continuent à chasser quand d’autres trouvent une source de revenus dans l’accueil des touristes, beaucoup, désœuvrés, sombrent dans l’alcoolisme. Minée par les abus sexuels, très répandus au sein des familles autochtones, cette population affiche l’un des taux de suicide les plus importants au monde. Aujourd’hui, la parole se libère, entre autres grâce à Robert Peroni. Après une carrière de sportif de l’extrême couronnée de succès, le natif du Tyrol italien a choisi de s’établir dans cet environnement hostile avec un objectif en tête : tisser des liens vertueux entre les cultures inuite et occidentale. Ce documentaire en deux parties va à la rencontre de ceux qui gravitent autour de sa Maison rouge, refuge précieux au milieu du désert blanc : touristes attirés par les ours polaires et les aurores boréales, travailleurs sociaux et adolescents luttant pour se construire dans un pays en quête d’indépendance et d’identité.