La rue est un sport de combatLes femmes dans la ville 1/4

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Disponible du 01/03/2018 au 03/03/2040
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Les gadgets anti-viol sont loin de faire l'unanimité car ce genre de méthodes renforce l'idée fausse que les victimes sont responsables d'une manière ou d'une autre des atteintes à leur personne.
En tournée en Europe depuis le début de l'année, l'exposition "Que portais-tu ?", inspirée par un poème de l'Américaine Mary Simmerling dévoile dix-huit tenues portées par leurs propriétaires lors de l'agression sexuelle qu'elles ont subie. "Nous tentons ainsi de supprimer la croyance selon laquelle il suffit d'éviter de porter certains vêtements pour être sûre de n'avoir aucun problème, ou que l'on peut faire disparaître les violences sexuelles en changeant la manière de s'habiller", a expliqué Jen Brockman, qui a conçu le projet. 

En Inde, le collectif Blank Noise a lancé la campagne I Never Ask For It et récupère les habits de survivantes. Après le viol et le meurtre de la jeune étudiante Jyoti Singh Pandey en 2012, l'Inde a introduit des lois plus dures : la peine maximale pour un viol est passée de dix à vingt ans et le voyeurisme, le harcèlement et le trafic de femmes sont devenus des crimes. Le gouvernement a suivi en partie les recommandations du comité Justice Verma, qui a présenté une feuille de route complète pour l'égalité constitutionnelle des femmes, saluée dans le monde entier : il comprend des réformes de la police, de l'éducation, la formation du personnel dans le système de justice pénale et des services tels que des centres de secours pour les victimes de viol. 

En amont de la législation nationale, certaines villes ont choisi d'appliquer de façon préventive une politique de ségrégation des genres dans les transports, lieux où se déroulent la majorité des agressions après la rue.

Journaliste :
Laure Siegel
Mathieu Boch
Pays :
France
Année :
2018