O. J. Simpson : Made in America (1/5)"Je ne suis pas noir, je suis O. J.!"

91 min
Disponible du 01/10/2020 au 30/12/2020
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Vingt ans après le procès-fleuve d'O. J. Simpson et son acquittement spectaculaire, cette fresque documentaire magistrale met à nu le destin d’une star déchue qui a cristallisé les démons de l’Amérique, et en premier lieu la question raciale. Premier volet.

1. "Je ne suis pas noir, je suis O. J."
En 1967, un jeune athlète noir affamé de gloire devient la star de l’université USC de Los Angeles grâce à sa capacité hors norme à percer les lignes ennemies sur un terrain de football américain. L'année suivante, trois ans après les émeutes du quartier de Watts, qui ont ravagé la ville et secoué l’Amérique, un nombre croissant de sportifs afro-américains mettent en danger leur carrière pour s’engager dans le combat en faveur des droits civiques. Mais ce prodige aux allures de gendre idéal s’en tient prudemment à distance, pour devenir le chouchou d’une Amérique blanche pourtant encore ouvertement raciste. "Je ne suis pas noir, je suis O. J.", résume-t-il. À la fin des années 1970, quand il prend une retraite précoce après plusieurs années de records au sein de l’équipe de Buffalo, O. J. Simpson, alias "The Juice", semble une parfaite incarnation du rêve américain. Devenu célébrissime, notamment grâce à des spots publicitaires pour les voitures de location Hertz qui ont décuplé sa renommée sportive, il entame une carrière de comédien et emménage à Brentwood, un quartier huppé de Los Angeles avec sa nouvelle compagne : une toute jeune femme blonde nommée Nicole Brown.

Dérives
Depuis l’enfance d'O. J. Simpson dans un ghetto déshérité de San Francisco jusqu'à sa condamnation à trente-trois ans de prison en 2008, pour une pitoyable attaque à main armée qui n'a pas fait de victime, ce feuilleton documentaire restitue l’incroyable dimension collective d’un procès-fleuve qui a cristallisé la division raciale de l’Amérique. En mettant à nu le destin de la star déchue, mais aussi le contexte dans lequel il s’inscrit, ce récit choral impressionnant de maîtrise et d’ampleur montre comment O. J. représente un concentré des dérives du pays : la discrimination raciale, notamment au travers des violences policières, l’injustice sociale, mais aussi le culte de la célébrité et du spectacle.


  • Réalisation :
    • Ezra Edelman
  • Pays :
    • Etats-Unis
  • Année :
    • 2016