Olivier Père

ARTE accompagne des films d’Europe et du monde entier au Festival de Cannes

Le 71ème Festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai 2018. Comme chaque année et avec une régularité constante (en légère augmentation pour les films accompagnés par la filiale ARTE France Cinéma) on retrouve plusieurs films soutenus et coproduits par ARTE, invités dans les différentes sections, officielles et parallèles, de la manifestation cannoise.

Par sa présence aux côtés de films européens et du monde entier, invités cette année au Festival de Cannes, ARTE affirme une nouvelle fois son engagement auprès du cinéma d’auteur contemporain. Du documentaire à l’animation, du récit romanesque à l’observation sociale, de fictions ancrées dans notre époque aux explorations les plus débridées de l’imaginaire, notre volonté de rester à l’écoute d’auteurs inspirés, aux projets personnels audacieux, est sans limites.

Le Festival de Cannes a souhaité pour sa 71ème édition accorder la part belle aux nouveaux visages de la création cinématographique. Cet élan de jeunesse et de découverte correspond aux ambitions d’ARTE, constamment attentive à l’émergence de nouveaux talents, enthousiaste à l’idée de rejoindre des aventures artistiques stimulantes. En témoigne la forte présence de jeunes auteurs soutenus par ARTE dans les différentes sélections du Festival : Alice Rohrwacher, Yann Gonzalez, Gaya Jiji, Alejandro Fadel, Raúl de la Fuente et Damian Menow, Mohamed Ben Attia, Jean-Bernard Marlin.

ARTE exprime aussi son admiration à quelques-uns des plus grands cinéastes qui nous honorent de leur fidélité comme Jia Zhangke, Nuri Bilge Ceylan, Philippe Faucon, Wang Bing, Lars von Trier, Sergeï Dvortsevoy. Seize ans après son premier long métrage, Christophe Honoré est de retour parmi les auteurs soutenus par ARTE France Cinéma. Il y a aussi ceux qui nous rejoignent pour la première fois tels Jean-Luc Godard, Pawel Pawlikowski et Gaspar Noé.

Merci à tous ces réalisateurs qui, par-delà les frontières, nous livrent leurs visions ciselées du monde et dont nous sommes particulièrement impatients de partager, sur grand écran et avec les spectateurs, les nouvelles œuvres !

Nous reviendrons le plus longuement possible sur ces films – et tous les autres que nous aimerons à Cannes cette année – durant l’intégralité du Festival, avec des rendez-vous quotidiens constitués notamment d’entretiens vidéo sur ce blog et la plateforme cinéma d’ARTE. On espère bien que tout cela nous laissera le temps de d’apprécier les nouveaux films de David Robert Mitchell, Jafahr Panahi, Lee Jang-Dong, Ryusuke Hamaguchi et tant d’autres que nous sommes curieux de découvrir.

 

Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher

Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher

 

Sélection officielle

 

 

8 films en Compétition

 

Le Poirier Sauvage (Ahlat agaci) de Nuri Bilge Ceylan (ARTE France Cinéma)

Sortie le 15 août 2018

 

Ayka (My Little One) de Sergeï Dvorstevoy (ARTE / ZDF)

 

Le Livre d’image de Jean-Luc Godard (ARTE France – Unité Société et Culture, La Lucarne)

 

Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez (ARTE France Cinéma)

Sortie le 27 juin 2018

 

Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (ARTE France Cinéma)

Sortie le 10 mai 2018

 

Cold War (Zimma Wojna) de Pawel Pawlikowski (ARTE France Cinéma)

 

Heureux comme Lazzaro (Lazzaro felice) de Alice Rohrwacher (Grand Accord ARTE France Cinéma / ZDF, d’initiative française)

 

Les Eternels (Ash Is Purest White / Jiang hu er nv) de Jia Zhangke (ARTE France Cinéma)

Sortie le 26 décembre 2018

 

 

 

3 films à Un Certain Regard

 

Meurs, Monstre, Meurs (Muere, Monstruo, Muere) de Alejandro Fadel (ARTE / COFINOVA)

 

Mon tissu préféré de Gaya Jiji (ARTE / ZDF) premier film

 

In My Room de Ulrich Köhler (ARTE / WDR)

The House That Jack Built de Lars von Trier

The House That Jack Built de Lars von Trier

 

 

1 film Hors Compétition

 

The House That Jack Built de Lars von Trier (ARTE / ZDF)

 

3 films en Séances Spéciales

 

Les Ames mortes (Dead Souls) de Wang Bing (ARTE France Cinéma) documentaire

Sortie le 24 octobre 2018

 

The State Against Mandela & the Others de Nicolas Champeaux et Gilles Porte (ARTE France Cinéma) documentaire

 

Another Day of Life de Raúl de la Fuente et Damian Nenow (ARTE / NDR) animation

 

 

Quinzaine des Réalisateurs

 

Longs métrages :

 

Mon cher enfant (Weldi) de Mohamed Ben Attia (ARTE France Cinéma)

Sortie le 21 novembre 2018

 

Climax de Gaspar Noé (ARTE France Cinéma)

 

Amin de Philippe Faucon (ARTE France Cinéma)

 

Samouni Road de Stefano Savona (ARTE France Cinéma) documentaire

 

Court métrage :

 

Ce magnifique gâteau ! de Emma De Swaef et Marc James Roels (ARTE France – Unité Cinéma) animation

Version courte diffusée prochainement sur ARTE

 

 

Semaine de la Critique

 

Séance spéciale :

 

Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (ARTE France Cinéma) premier film

Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

 

 

 

 

 

 

Catégories : Actualités · Coproductions

12 commentaires

  1. Sawyer dit :

    Le nouveau (et sans doute ultime) film de Brian de Palma (78 printemps au compteur cette année) ne va pas à Cannes ?
    Il est donc si mauvais que ça ?
    (J’ai vu quelque part que « Domino » dure 148 minutes, info à confirmer, mais si c’était le cas, ça en ferait son film le plus long après « Scarface »).

    Bon, allez, pour se consoler, petite vidéo à tomber par terre :

    https://www.youtube.com/wat

    • olivierpere dit :

      Merci pour cette très belle vidéo.
      C’est vrai que Domino était pressenti à Cannes, mais on ne sait pas s’il a été proposé, vu ou refusé… Quoi qu’il en soit, son absence ne nous empêche pas de l’attendre avec impatience. Sa durée, exceptionnelle chez DePalma, a en effet attisé ma curiosité…

      • Sawyer dit :

        Oui, la vidéo est superbe : c’est un ballet d’images virevoltantes et étourdissantes, les correspondances établies sont très savantes (entre autres nombreux exemples : Winslow devant le drapeau américain, et Nancy Allen devant le drapeau américain dans « Blow Out », et dans des moments très dramatiques pour l’un comme pour l’autre : les États-Unis, symbole du cauchemar), et les morceaux de musique choisis sont incroyables.

        Pour « Domino », de deux choses, l’une : soit le film est mauvais (c’est tout à fait possible)… soit c’est la sélection officielle qui est mauvaise (et ça, ça c’est déjà vu).
        Je note aussi l’absence de « The other side of the Wind », le film posthume d’Orson Welles, et ça, franchement, c’est une grosse faute de goût de la part des sélectionneurs.
        Pour paraphraser Nabilla (« Té une fille et t’as pas de shampoing ? »), je dirais donc :
        « T’es le festival de Cannes et t’as pas le film d’Orson Welles, non mais allô, quoi !! ».

        Sinon, il y a quelques semaines, j’ai revu quelques films de Brian de Palma.
        Outre « Mission to Mars » (dont j’ai déjà parlé dans un autre commentaire… film malade, pas suffisamment préparé, à mon avis… mais qui comporte une longue séquence bouleversante), j’ai revu « Passion ».
        Je ne trouve pas le film indigne, loin de là : la longue séquence en split screen de « L’après-midi d’un faune » (Debussy, l’un de mes compositeurs de musique classique préférés) est quand même assez réussi.
        Et Rachel McAdams est très bien (elle était également très bien dans la saison 2 de « True Detective »), belle héroïne digne des précédentes dans la longue lignée des « Brian de Palma Girls » (ouais, c’est un néologisme que je viens d’inventer, en référence à James Bond Girls).
        « Passion » est certes un titre mineur dans la filmo de Brian de Palma, mais il se laisse voir sans déplaisir (sauf peut-être pour ces horribles chaussures Louboutin !).

        « L’impasse » ; je ne l’avais pas revu depuis sa sortie, je crois.
        Je révise mon jugement (même si sur certains aspects, je reste mitigé) : le film est vraiment réussi, l’un des meilleurs de Brian de Palma sur la période 1985-2012.
        C’est un film très agréable à regarder, on ne s’ennuie pas.
        Bon, certes Penelope Ann Miller est assez fade, jolie mais terne comme actrice.
        Al Pacino… je ne suis pas très fan de son jeu d’acteur depuis 30 ans : il en fait souvent des tonnes (mention spéciale à « L’associé du diable », un des pires nanars que j’ai vu dans ma vie !), il était tellement meilleur dans les années 70 avec des compositions sobres et intériorisées (les deux premiers « Parrain » et le passionnant « Un après-midi de chien »… ou même l’intéressant « Cruising »).
        Le cœur du film (le yacht qui doit récupérer, en mer, le mafieux qui s’est évadé de prison) est quand même un moment très intense… et Sean Penn en avocat psychotique est très impressionnant.
        Toutefois, on doit quand même reconnaître que l’idée de l’avocat marron, corrompu parce qu’il a trop fricoté avec la mafia, c’est quand même un sacré cliché : la même idée, traitée dans les deux premiers « Parrain », avec le personnage tout en nuance de Robert Duvall (Tom Augen) était autrement plus subtile.
        De même, le chef mafieux qui peut faire tuer et torturer qui il veut à partir de sa cellule, en prison, ça aussi, c’est un cliché.
        Je ne dis pas que Brian de Palma ne les transcende pas, ces clichés… mais ça signe quand même un peu les limites du film.
        Par ailleurs, si on considère ce film comme un film de la maturité, on peut donc le comparer à un autre film de Scorsese, réalisé à peu près à la même période (lui aussi un film de la maturité pour Scorsese) : « Les affranchis ».
        Si « L’impasse » est un bon film, « Les Affranchis » frise le chef-d’œuvre et en tant que spectateur, on en ressort ravi et lessivé.
        Or, si Brian de Palma et Scorsese ont connu leur âge d’or dans les années 70, exactement à la même période (disons 1973 à 1984), la comparaison entre « L’impasse » et « Les affranchis » est tout de même assez cruelle (comme si Scorsese gagnait le match par KO).

        « Le dahlia noir » : la première fois que je l’avais vu, j’étais resté étrangement extérieur au film (j’avais eu le même sentiment à la vision du surestimé « LA Confidential » de Curtis Hanson, jadis), même si j’ai lu tous les romans de James Ellroy dans les années 90.
        James Ellroy avait soigneusement évité de dire du mal du film de Brian de Palma au moment de sa sortie (promo oblige), mais il n’y a pas très longtemps, il a avoué qu’il détestait le film, qu’il le trouvait archi merdique : ah ouais, il s’est lâché complètement !
        À la revoyure, je trouve la photo toujours aussi sublime (Vilmos Zsigmond est un surdoué au même titre que Vittorio Storaro), mais le film, une nouvelle fois, m’a totalement laissé à l’extérieur, j’ai été parfaitement incapable de m’y intéresser (j’ai même laissé tomber au bout d’une heure tellement je m’ennuyais) : c’est sans âme, étrangement désincarné… je ne m’explique pas du tout l’échec du film sur le plan narratif, pour moi c’est un mystère.
        Une chose est sûre : il n’arrive pas à la cheville du génial « Chinatown » de Polanski (l’un de mes films favoris).
        À une époque, il était question que David Fincher réalise une adaptation de 3 heures, en noir et blanc, du « Dahlia Noir » : ça m’écorche la gueule de le dire, mais je pense que son film aurait sans doute été beaucoup plus réussi que le film de Brian de Palma.

        Sinon, « Mission : Impossible »…
        Au moment de sa sortie, c’est le film que Brian de Palma que j’ai le plus aimé, et de loin, sur la période 1985-2012.
        À la revoyure, le film ne manque vraiment pas de panache (même Emmanuelle Béart, malgré ses lèvres refaites, est très jolie sous la caméra de Brian de Palma).
        Le film, sur le plan thématique, peut curieusement être rapproché de « Body Double » : les deux films traitent des faux-semblants, des masques, et des pièges qui les accompagnent.
        En même temps, je me demande si « Mission : Impossible » n’est pas une sorte de James Bond en plus sophistiqué, avec des reliefs plus prononcés (ce que je n’aurais jamais voulu admettre au moment de sa sortie), comme si le fait que le film soit une commande ne lui avait pas totalement permis de s’émanciper, artistiquement parlant : il obéit un peu trop sagement aux codes du « Tom Cruise’s Movie », il les contourne parfois, mais il ne les viole pas vraiment (même si, en règle générale, je suis assez bon client des « Tom Cruise’s Movie » : dans le genre blockbuster à Hollywood, y’a pas mieux).
        Par ailleurs, Tom Cruise a poursuivi la franchise avec brio (« Mission : Impossible VI » sortira cet été), ce qui, du coup, a fait perdre pas mal de son originalité au premier opus de la série (enfin, disons que le film apparaît moins original en 2018 qu’en 1996).
        Et dans chaque épisode, on y trouve des morceaux de bravoure comparables à ceux contenus dans le film de Brian de Palma.
        Dans « Protocole Fantôme », le Kremlin explose littéralement… et la course-poursuite à Dubaï, lors d’une tempête de sable, est mémorable :

        https://www.youtube.com/wat

        Par ailleurs, j’avoue que j’ai gardé un bon souvenir de « Mission : Impossible II » de John Woo (pourtant pas un réalisateur que j’admire).

        « Outrages »… que je n’avais pas revu depuis très longtemps.
        Le film, en raison de son sujet, est particulièrement embarrassant.
        Je trouve que c’est un « film pute » qui met très mal à l’aise le spectateur.
        Claude Chabrol avait analysé cela (le syndrome « film pute ») vis-à-vis de certains films de Robert Bresson, en particulier « Au hasard Balthazar » : une forme assez grossière de chantage à l’émotion, le spectateur se retrouve donc piégé.
        Alors évidemment, cette pauvre asiatique kidnappée sous les yeux de sa famille, puis violée par cette bande de brutes (Sean Penn en caricature du mauvais garçon), et le gentil Michael J. Fox comme témoin navré et impuissant (mais un peu complice passif, à certains moments, je trouve… ce qui m’a vraiment agacé), tout ça est un peu insupportable.
        Je ne comprends pas ce qui a pu attirer Brian de Palma dans un matériau aussi ingrat… peut-être parce qu’il voulait enfin qu’on le prenne au sérieux, qu’il voulait réaliser son propre « Apocalypse Now » (10 ans après le film de Coppola).
        Néanmoins, la fin du film est sublime (l’une des fins les plus poignantes de toute la filmo de Brian de Palma) : Michael J. Fox est dans un bus, la chaleur estivale est accablante.
        Il voit une fille asiatique, le sosie de celle qui est morte massacrée au Vietnam.
        Il lui dit qu’il a fait un « mauvais rêve », elle lui dit que c’est fini, à présent… et il est plus apaisé.
        Et le plan final du film est somptueux : une vue idyllique de San Francisco en plein été sur une musique déchirante d’Ennio Morricone aux airs de requiem.

  2. ballantrae dit :

    A Sawyer:
    Je vous trouve injuste avec Casualties of war qui ne me semble pas pute mais assez intelligent pour éviter justement bon nombre des pièges du sujet: après avoir montré sa maestria dans la scène des tunnels (comme un condensé de dispositif paranoiaque expliquant la suite), le moment terrifiant du viol est mis en scène avec sobriété et met terriblement mal à l’aise: profondeur de champ laissant à l’arrière plan le drame tandis que le « héros » au premier plan regarde devant lui, impuissant mais le spectateur comme lui sait bien ce qui se passe à l’arrière plan.La fin est effectivement sublime.
    Je n’aime pas -hélas, mille fois hélas- les films de B de Palma depuis disons Snake eyes, son dernier film vraiment réussi de bout en bout et ne m’explique pas le lourd échec du Dalhia noir mal construit, narrativement confus et globalement désincarné…j’ai du coup un vrai gros regret en songeant au projet qu’envisageait Fincher ( au vu notamment de Zodiac qui a l’ampleur nécessaire pour envisager de transposer Ellroy).
    Mais il reste un grand cinéaste.J’ai revu récemment Pulsions puis Body double qui possèdent des élans plastiques, des fulgurances sidérantes.

    • olivierpere dit :

      Casualties of War est peut-être le dernier grand film de De Palma, même si ce n’est pas le film qu’on a le plus envie de revoir – en raison de son sujet et de certaines scènes. Après ça se gâte à part Mission: impossible qui est réussi je suis plus sévère avec Snake Eyes dans lequel la virtuosité tournait à vide faute d’un scénario vraiment convainquant.

      • Sawyer dit :

        @ ballantrae

        Je vous conseille de voir la série télé « Mindhunter » de David Fincher (il a réalisé 4 épisodes sur les 10 que compte la saison 1) : c’est assez proche de « Zodiac », mais en mieux, je trouve (d’ailleurs, c’est ce que j’ai vu de mieux en 2017, cinématographiquement parlant).
        @ Olivier Père
        « Snake Eyes » est un film très pénible, en effet (un peu à l’image de Nicolas Cage… un acteur qui me saoule de façon absolument prodigieuse)
        Brian de Palma, après le succès énorme de « Mission : Impossible » avait un boulevard pour faire le film de ses rêves.
        Avoir choisi ce projet (« Snake Eyes ») s’avéra sans doute lourd de conséquences pour la suite de sa carrière… en terme de liberté artistique à Hollywood.

  3. Sawyer dit :

    Ah, c’est dingue : j’apprends à l’instant que dès la fin du mois débutera à la cinémathèque une intégrale Brian de Palma.
    Hélas, je ne vis pas à Paris… car sinon, j’aurais bien maté « Home Movies » (1979), jamais sorti en France (film réalisé avec des étudiants, apparemment… probablement un film mineur, mais qui sait…).
    Sinon, j’ai vu presque tous ses films… hormis « Get to Know Your Rabbit » (il est disponible sur YouTube, et bien que je ne maîtrise pas l’anglais, j’avais commencé à le regarder… mais le film semble totalement raté), pas vu non plus « Dionysus in ’69 » (pièce de théâtre filmée, apparemment… pas un vrai film, donc), et pas vu non plus « The Wedding Party » (avec le jeunot Bob de Niro).
    Comme je n’aime pas Godard, je n’aime pas du tout les films godardiens de Brian de Palma (pas plus que je n’aime les films godardiens de Bertolucci, c’est-à-dire les films précédant cette merveille viscontienne qu’est « Le conformiste »), mais cela dit, je trouve « Murder a la mod » pas mal pour un premier film.
    Et un roman signé Brian de Palma sort dans 10 jours !
    Je le lirai, juste par curiosité.
    En cette année 2018, riche actualité, dites donc !

    • olivierpere dit :

      j’ai vu Home Movies à l’occasion de la rétro De Palma à Beaubourg il y a une dizaine d’années je vous confirme qu’on peut s’en passer, c’est très anecdotique. Get to Know Your Rabbit est totalement raté en effet. Moi non plus je n’aime pas trop les premiers films godardiens de De Palma, Hi, Mom! est peut-être le meilleur.
      Je ne savais pas pour le roman, Cronenberg aussi vient d’en publier un.

      • Sawyer dit :

        « Consumés » de David Cronenberg, je ne l’avais pas lu en entier (l’avantage d’un film, même s’il ne nous passionne pas, c’est qu’il dure deux heures seulement ; un roman, en revanche, nécessite parfois dix ou vingt heures de lecture) ; j’ai trouvé ça intéressant, mais sans trop savoir quoi en penser.
        Le roman a plutôt déçu les fans, j’ai l’impression… car peut-être trop céfrébral et pas suffisamment cinématographique.
        Il semblerait toutefois que Cronenberg (qui a déjà 75 ans) prépare actuellement son nouveau roman… et à son âge, on peut supposer qu’il ne reviendra plus au cinéma (je crois que son rêve, initialement, était d’être écrivain… ouais, un peu comme François Mitterrand et Emmanuel Macron !).
        Pour sa carrière, pour moi, son âge d’or c’est 1979 à 1988, disons de « Chromosome 3 » à « Faux-semblants », son dernier grand film.
        Vous dites de Scorsese qu’après « Casino », il est entré dans une phase pompière dont il n’est jamais sorti.
        Eh bien, je dirais qu’à partir du « Festin nu » (jusqu’à « Maps to the Stars »), Cronenberg est entré dans une phase « auteurisante » dont il n’est jamais sorti (il réalise le genre de films qu’un cinéaste est fier d’exhiber crânement dans les festivals les plus prestigieux), un peu comme s’il était content d’être l’idole des Cahiers du cinéma.
        Je ne prétends pas du tout que ces films-là soient honteux (et les films de Scorsese depuis une vingtaine d’années ne le sont pas non plus), mais en général, ils ne me passionnent guère, hélas (je dis bien « hélas » car j’en suis le premier déçu).
        Par exemple, quand j’ai vu « Crash » à l’époque, je n’ai pas vraiment aimé (je l’avais trouvé très poseur), et je ne serais pas prêt à le revoir.
        Quant à « Spider », j’avais totalement détesté (j’étais sorti de la salle de cinéma au bout d’une demi-heure).
        Je n’ai pas aimé non plus « A History of Violence ».
        Néanmoins, j’avais bien aimé « eXistenZ », un bon film (mais pas non plus un grand film), le seul film qui soit un scénario original de Cronenberg.
        J’ai bien aimé également « A dangerous method ».
        Quant à « Les promesses de l’ombre », le film me pose un gros problème : je trouve la première heure superbe… mais la dernière demi-heure, je la trouve ratée et consternante (avec Vincent Cassel dans un rôle débile)… j’ai eu l’impression, du coup, de voir un grand film sabordé (or, la forme idéale d’un film, c’est tout de même que la seconde moitié surpasse la première : on doit garder le meilleur pour la fin, aller crescendo sur le plan dramaturgique).
        J’aimais bien l’idée de cette fille innocente (Naomi Watts) qui se retrouve à sympathiser avec des mafieux sans s’en rendre compte (le fassbindérien Armin Mueller-Stahl), ce petit côté « Alice au pays des merveille », c’est-à-dire un personnage qui quitte sa petite zone de confort personnel pour pénétrer un milieu étrange et inquiétant (« Blue Velvet »).
        Mais alors du coup, puisqu’il est question de mafia russe, je pense qu’on aurait pu situer le film à Moscou, carrément (et non pas Londres), et je pense que le film aurait dû durer trois heures, afin qu’on lui donne une forme ample qui puisse être comparable à celle du « Parrain » (cet univers de violence feutrée, cachée… Souvenons-nous que Diane Keaton, dans « Le Parrain II » ne sait pas réellement qu’elle est mariée au chef du crime organisé : elle s’en doute, certes, mais l’essentiel lui reste caché).
        Là, on aurait eu vraiment un grand film passionnant, et surtout, un film totalement novateur, comme film de mafia, une approche véritablement inédite ne ressemblant en rien aux « Parrain », « Scarface », « Les affranchis » : un film doté de sa propre originalité, et sans poncifs.
        Donc, oui, « Les promesses de l’ombre » reste pour moi un grand film raté, et c’est plutôt frustrant : en somme, un film pas assez ambitieux et qui ne tient pas toutes ses promesses.

        • Regnault dit :

          « Eh bien, je dirais qu’à partir du « Festin nu » (jusqu’à « Maps to the Stars »), Cronenberg est entré dans une phase « auteurisante » dont il n’est jamais sorti (il réalise le genre de films qu’un cinéaste est fier d’exhiber crânement dans les festivals les plus prestigieux), un peu comme s’il était content d’être l’idole des Cahiers du cinéma. »
          N’importe quoi…
          C’est triste de lire ce genre de choses en 2018.

          • Sawyer dit :

            @ Regnault
            « Auteurisant » n’est pas une insulte ou un terme infamant (et j’ai quand même pris soin de dire du bien de deux ou trois films de Cronenberg depuis les années 90).
            Eh oui, je préfère largement les « vieux » Cronenberg… même si je sais qu’un artiste ne peut pas faire la même chose toute sa vie (fort heureusement d’ailleurs).
            Voici, par exemple, ce que Cronenberg dit de Kubrick (oui, oui, cher ami, tu as le droit de t’en offusquer !) :
            « Je pense que mon cinéma est plus intime et personnel que l’était celui de Kubrick. C’est pour ça que selon moi « Shining » n’est pas un grand film. Je ne pense pas qu’il comprenait le genre [l’horreur]. Je ne pense pas qu’il comprenait ce qu’il faisait. Il a bien vu que le livre contenait des images frappantes, mais je ne crois pas qu’il les ait vraiment ressenties. Bizarrement, bien qu’il soit vénéré comme étant un artiste de haut niveau cinématographique, je crois que son esprit était bien plus tourné vers le commerce, et qu’il cherchait ce qui allait accrocher les gens et qui pourrait être financé. Je pense qu’il était très obsédé par ça, bien plus que je ne le suis. Ou que ne l’étaient Bergman ou Fellini ».

  4. Regnault dit :

    Un belle liste. Lars von Trier, Yann Gonzalez, Godard, Jia Zhangke…
    Ça a l’air assez grandiose.

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