Olivier Père

Mulholland Drive de David Lynch

ARTE consacre une soirée à David Lynch avec la diffusion de deux de ses meilleurs films lundi 19 juin : Mulholland Drive (2001) à 20h55 en version restaurée et Lost Highway (1996) à 23h15, jalons essentiels de l’univers lynchien et du cinéma contemporain.

Mulholland Drive avait obtenu un prix de la mise en scène on ne peut plus mérité au Festival de Cannes en 2001, où il avait plongé ses premiers spectateurs dans un état de stupéfaction et de ravissement exceptionnel. C’est encore le cas aujourd’hui. Ce chef-d’oeuvre de Lynch a gardé son mystère intact. On peut le découvrir ou le revoir avec un immense plaisir.

Naomi Watts et dans Mulholland Drive de David Lynch

Naomi Watts et Laura Harring dans Mulholland Drive de David Lynch

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Un commentaire

  1. ballantrae dit :

    Déjà 16 ans que surgissait cette splendeur inépuisable!
    Il est heureux que Lynch soit revenu vers le cinéma même si cela se fait par le biais du petit écran (pour ceux qui ne pouvaient assister à la projection cannoise) car le visionnage des premiers épisodes donne à penser que préside bel et bien une logique de long métrage dans Twin peaks 3.
    Ramener un projet de série à un long métrage cinéma (Mullholand drive), penser son nouveau film comme prequel à une série déjà diffusée ( Twin peaks fire walk with me) et enfin concevoir une série comme un très long métrage absolument libre ( TP 3ème saison): autant de raisons de penser que Lynch est l’un de nos cinéastes les plus libres.
    Il a inventé des formes avec la même opiniâtreté que Fellini, Antonioni, Bergman ou Bresson et malgré sa polyvalence remarquable , c’est avec les sons et les images en mouvement associés que je retrouve sa voix si précieuse.
    Apparemment, les hypothèses sur ses adieux au cinéma seraient infirmées par Lynch lui-même qui est plus évasif sur la suite et c’est une bonne nouvelle , comme le retour de Miyazaki !
    Le monde actuel a besoin de visionnaires pour mieux se comprendre comme pour laisser surgir des possibles qu’ils nous fassent rêver ou cauchemarder.Ce me semble vital et aux antipodes d’une info qui m’a fait bondir: l’existence d’une « semaine du cinéma positif » ( rien à voir avec ma chère revue ) lancée par une think tank estampillée Attali.

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