Olivier Père

Le Secret de la chambre noire : rencontre avec Kiyoshi Kurosawa

Mercredi 8 mars sortira sur les écrans Le Secret de la chambre noire (ex La Femme de la plaque argentique) de Kiyoshi Kurosawa, premier film français du réalisateur japonais. Kurosawa reste fidèle à son amour des fantômes et des histoires fantastiques, mais dans un domaine inédit pour lui, et pour ses admirateurs : une banlieue parisienne intemporelle qui devient le théâtre d’une relation trouble entre trois personnages, mais aussi d’une réflexion sur l’image et le cinéma, l’acte de photographier et ses conséquences sur le modèle. Les précédents films de fantômes de Kurosawa appartenaient à l’ère numérique, au monde japonais moderne, tandis que ce film français au décorum plus archaïque établit un parallèle entre l’argentique et la mort.

Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa

Olivier Gourmet, Tahar Rahim et le daguerréotype de Constance Rousseau dans Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa

On peut lire ici notre reportage sur le tournage du film, qui portait encore son ancien titre :

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2015/07/22/sur-le-tournage-de-la-femme-de-la-plaque-argentique-de-kiyoshi-kurosawa/

 

Catégories : Actualités · Coproductions · Rencontres

3 commentaires

  1. ballantrae dit :

    Ce film est sûrement l’un des plus intrigants du moment: la greffe française de K Kurosawa a t-elle pris???
    La découverte de ce cinéaste en 1999 fut l’une des très belles découvertes japonaises de ces dernières années.
    Voir coup sur coup Charisma puis l’extraordinaire Cure fut un bel événement.
    Comment fut la rencontre? Avez vous pu creuser les raisons de cette obsession pour les histoires de revenants?

    • olivierpere dit :

      J’ai eu la chance de rencontrer K. Kurosawa à plusieurs reprises ces dernières années, et de faire avec lui un entretien assez long sur ses films fantastiques, j’espère qu’il sera publié un jour. La sortie d’un gros coffret DVD réunissant ses meilleurs films et l’édition tant attendue de son chef-d’oeuvre Tokyo Sonata en blu-ray nous permettront de revenir prochainement sur sa filmographie.

      • ballantrae dit :

        Ce sera publié, j’en suis de plus en plus convaincu compte tenu de l’élargissement de l’intérêt envers l’évolution du fantastique durant ces 40 dernières années.
        Tokyo sonata fut effectivement un tournant majeur de son oeuvre dans la mesure où rien ne le rapproche du cinéma de genre et annonce la tonalité plurielle d’oeuvres telles que Shokuzai ou Real qui parlent des rapports humains d’abord mais via des codes génériques subtilement atténués, détournés, contournés voire contrecarrés.
        Mais KK était déjà grand à l’époque de Cure et Kairo tout comme son concitoyen H Nakata mais il paraît que celui-ci même si forcément identifié à Ring et Dark water a moins d’affection envers le fantastique que KK .Dire que ces vrais réinventeurs du genre ont été aussi pitoyablement copiés, pillés, remakés ( Nakata a même conçu leremakede son propre Ring 2 et ce n’était pas une bonne idée!) par le ciné US.

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