Olivier Père

La Maison de la Radio de Nicolas Philibert

La Maison de la Radio sort aujourd’hui sur les écrans français, distribué par Les Films du Losange. C’est une coproduction Les Films d’Ici, ARTE France Cinéma et ARTE France.

Il existe une tradition du cinéma français qui fait de la parole une matière aussi puissante que l’image. Les mots avec leur puissance évocatrice, comique, y sont une source de plaisir, d’amusement. Ces films peuvent être des fictions comme des documentaires, et La Maison de la Radio fait indubitablement partie de cette tradition.

Ici la parole est plus puissante que l’image, par définition, et le travail du cinéaste consiste à donner à voir, sans chercher à percer le mystère de la radio. Le projet cinématographique de Philibert se concentre sur la fabrication, la création sonore, et la fourmilière humaine qu’est la Maison de la Radio, avec ses personnages les plus drôles, excentriques, attachants, tous amoureux de leur métier. Philibert filme la voix dans tous ses états, toutes ses déclinaisons : parole bien sûr mais aussi chant, rire, onomatopée… Davantage qu’au contenu, il s’intéresse à la manière, à la matière sonore et à la façon dont elle est produite, par l’esprit mais aussi par le corps, comment les gens travaillent avec une mélange de professionnalisme, de passion et de création. Il s’agit de ne pas trop coller à une actualité périssable, et d’aborder certains événements historiques sous l’angle de témoignages personnels, avec émotion et délicatesse (les révolutions arabes, le tremblement de terre au Japon.)

Philibert filme toutes les couleurs du son et de la voix et à travers elles celles de la France, dont la Maison de la Radio est la caisse de résonnance, le lien sonore et solide entre les millions d’auditeurs qui écoutent la radio chaque jour.

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