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La princesse errante
99 min
Disponible jusqu'au 05/09/2026
Mariée par l'armée japonaise en 1937 au frère du dernier empereur mandchou, une princesse nipponne est emportée dans la tourmente de l'histoire... D'après des événements authentiques, une saga historique contée d'un point de vue féminin, avec la grande Machiko Kyô. Le premier long métrage en couleurs de Kinuyo Tanaka.
Tokyo, 1937. Alors que l'armée fomente la création d'un État fantoche mandchou dans le nord de la Chine, la jeune princesse Ryuko, lointaine parente de l'empereur Hiro Hito, se rêve en artiste peintre. Mais Pujie, le frère du dernier empereur de la dynastie mandchoue des Qing, l’a élue comme fiancée potentielle en voyant sa photo. Pour les généraux, leur mariage rendrait la domination nipponne plus acceptable en Mandchourie. D'abord réticente, Ryuko accepte après avoir rencontré le jeune homme et s'exile avec lui dans une "capitale" perdue dans la steppe. Après la naissance de leur fille, Eisei, les jeunes époux, bien que cernés par les horreurs de la guerre qui fait rage entre leurs deux nations, et celles du conflit mondial, connaissent un semblant de bonheur. Mais en 1945, les Soviétiques envahissent la Mandchourie. L'empereur et son frère tentent de fuir par avion, tandis que Ryuko, avec la petite Eisei, l'impératrice Wan Rong et leur maigre suite de fidèles entament une longue errance de captifs, d'abord aux mains de l'URSS, puis des armées nationaliste et communiste chinoises, qui considèrent le dernier empereur et les siens comme des traîtres…
Ombres et couleurs
Surfant sur le succès des Mémoires publiés l'année précédente par Hiro Saga, l'héroïne authentique de ces événements méconnus en Occident, les florissants studios Daiei, qui ont produit au fil de la décennie précédente une série de chefs-d'œuvre, demandent en 1960 à Kinuyo Tanaka d'en adapter fidèlement le point de vue pour son premier long métrage en (superbes) couleurs. Porté avec émotion et finesse par Machiko Kyô, qui a succédé à la cinéaste auprès du maître Mizoguchi comme actrice fétiche, le récit, d'abord quelque peu empesé, étiquette princière oblige, se fait de plus en plus prenant au fil des épreuves traversées par l'héroïne. On peut reprocher à ce film d'une grande beauté plastique de laisser dans l'ombre les atrocités commises en Chine par le Japon, quinze ans après la fin de la guerre. Mais s'il circonscrit la lecture des événements à la vision tronquée de Ryuko/Hiro, dictée par son amour pour les siens et sa dévotion envers le couple impérial, c'est aussi l'originalité et la sensibilité de ce regard féminin qui font la valeur du film.
Avec
Machiko Kyo
Eiji Funakoshi
Atsuko Kindaichi
Réalisation
Kinuyo Tanaka
Pays
Japon
Année
1960
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