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La violence érotisée dans l’art

Proserpine et les autres

54 min

Verfügbar ab dem 06/02/2026

À la télévision le samedi, 7. février um 23:20

Pourquoi les représentations de violences sexuelles contre les femmes sont-elles si banales dans les musées, et comment les regarder comme telles ? Du Bernin à Degas en passant par Titien ou le Tintoret, une exploration de chefs-d'œuvre qui offre une stimulante réflexion sur notre regard de spectateur.

Suzanne et les vieillards, L'enlèvement des Sabines, le viol de Lucrèce, le rapt d'Europe ou de Proserpine... Elles sont partout dans les musées, et pourtant, nous peinons à les voir comme telles : au motif d'illustrer des épisodes historiques, mythologiques ou bibliques, l'art occidental donne à voir depuis des siècles des représentations esthétisées, voire érotisées, des violences, notamment sexuelles, faites aux femmes. Leurs corps nus sont offerts au regard du spectateur, dans des scènes si virtuoses que leur supplice se trouve relégué au second plan, quand il n'est pas maquillé en ravissement romantique. Mais quel est l'effet réel de ces tableaux et sculptures sur l'imaginaire ?

Remise en contexte
Et si Proserpine elle-même s'arrachait à l'étreinte de Pluton, venu l'emmener de force dans les enfers, et descendait de son piédestal pour dessiller les visiteurs ? Engageant une stimulante réflexion sur notre regard de spectateur, ce documentaire propose une relecture critique de grands chefs-d'œuvre – du Bernin à Degas en passant par Titien ou le Tintoret – qui, derrière leurs incontestables qualités esthétiques, ont pu contribuer à la normalisation de ces violences, à leur époque et jusqu'à la nôtre. À travers la confrontation d'historiennes et historiens de l'art aux positions parfois divergentes, il plaide non pour l'effacement ou la censure, mais pour une nécessaire remise en contexte de ces œuvres, et pour une autre éducation à l'image. Notamment par la mise en avant de représentations alternatives : celles proposées par Artemisia Gentileschi, ou, plus près de nous, Frida Kahlo ou Marina Abramovic, qui ont évoqué dans leurs œuvres, à la première personne, les violences faites à leur corps de femmes.

Réalisation

Mariangela Barbanente

Pays

  • Allemagne

  • Italie

  • Etats-Unis

Année

2025

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