Pour des raisons de droits, ce programme n’est pas disponible dans le pays dans lequel vous vous trouvez.
Jimmy Somerville
Rebelle queer de la pop anglaise53 min
Disponible jusqu'au 04/07/2026
Retour sur la carrière d'un gamin de Glasgow devenu faiseur de tubes et porte-parole d'une génération décimée par le sida, dont le titre "Smalltown Boy" contribue toujours à réchauffer les coeurs.
En 1984, "Smalltown Boy", le premier single d'un tout nouveau groupe britannique, Bronski Beat, provoque un raz-de-marée international. Une voix de contre-ténor hypnotique, sur fond de claviers électroniques insolents, mélancoliques et dansants, chante l'histoire d'un jeune homme gay, isolé dans une ville moyenne, harcelé et violenté, qui prépare son sac et prend la fuite. Les paroles font écho à la trajectoire de leur interprète, Jimmy Somerville, qui a abandonné les quartiers pauvres de son Glasgow natal, à une époque où la loi réprimait encore l'homosexualité, pour Londres et ses possibles. D'abord sans domicile fixe, le jeune homme rejoint une association gay et conçoit la bande-son d'un documentaire visant à sensibiliser la population à la cause queer. Son premier album, The Age of Consent, est une référence directe à l'interdiction des rapports homosexuels en dessous de 21 ans, quand l'âge du consentement hétérosexuel est fixé à 16 ans. Après le succès mondial de Bronski Beat, Jimmy Somerville fonde les Communards, continue à dominer les charts britanniques et entreprend une tournée triomphale, avant de disparaître progressivement des radars, à partir des années 1990, pour un anonymat qu'il a toujours refusé de quitter depuis.
Musique consolatrice
Entre archives des débuts et témoignages de proches, Olivier Simonnet rend hommage à un artiste dont l'activisme et le lyrisme ont contribué à faire avancer la cause queer. Aujourd’hui, les premiers concernés rapportent : "Quand j'étais sur le dance floor, je savais qu'il chantait pour moi." Parmi eux, Didier Lestrade, le cofondateur d’Act Up-Paris, a bénéficié du soutien du Britannique, qui a payé durant trois ans son appartement parisien, épicentre des réunions de l'association de lutte contre l’épidémie de sida. Le portrait d'une icône queer prolétaire, dont la musique consolatrice a fait danser une génération entière rongée par la solitude, en manque désespéré de représentations.
Réalisation
Olivier Simonnet
Pays
France
Année
2025
Vous pourriez aimer aussi
Twist
Punk un jour, punk toujours ? 50 ans de rébellion
- Plus que 3 jours
Twist
Female rage : la colère pour s’affirmer ?
Corée du Nord : les hommes des Kim
Prix Albert Londres 2018
Tracks
Chrono : Vidura B.R. se fout du monde (et beaucoup des Occidentaux)
Tracks
Œuvres d'art pillées : comment les sortir des musées
Pussy, Pleasure, Power !
Le désir féminin dans la pop culture
Madness
Prince du ska, roi de la pop
Tracks
Responsabilité et culture mémorielle - Perspectives namibiennes
Tracks
Bouyon : la transgression à 160BPM
Les vidéos les plus vues sur ARTE
Clandestin
Sources
Enquête sur la face cachée des spectacles "Shen Yun"
ARTE Journal - 09/04/2026
Liban / Russie / Hongrie
Iran : une île centrale pour l'or noir
Le dessous des cartes - L'essentiel
Espace : les ambitions américaines
Le dessous des cartes - L'essentiel
Détroit d’Ormuz : quel blocage ?
Le dessous des cartes - L'essentiel
Apple-Huawei : la guerre du smartphone
Qu’allons-nous chercher sur la Lune ?
Le dessous des cartes - L'essentiel
Hongrie : élections sous influences
Les questions qui fâchent
L‘éducation bienveillante : un gage d’épanouissement ?
