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Je n'avais que le néant : "Shoah" par Lanzmann
91 min
Disponible jusqu'au 24/05/2026
À partir des rushes de "Shoah" non retenus au montage, Guillaume Ribot signe un documentaire aussi émouvant que rigoureux en forme de road-movie, à la hauteur de cette oeuvre monumentale qui demanda à Claude Lanzmann douze années de travail acharné.
Treblinka, 1978. Une main tourne l’interrupteur d’un autoradio sans âge, et la Symphonie n°7 de Beethoven monte dans l’habitacle d’une vieille voiture, tandis que la caméra se redresse vers le profil de Claude Lanzmann. Une voix off accompagne ce plan-séquence introductif : "La réalisation de Shoah a été une longue et difficile bataille. Je voulais filmer mais je n’avais que le néant. Le sujet de Shoah, c’est la mort même, la radicalité de la mort […] Mais j’ai toujours tenté, pendant ces douze années de travail, de regarder sans échappatoire le noir soleil de la Shoah." À partir du livre Le Lièvre de Patagonie (éd. Gallimard), mémoires du cinéaste, dont on commémore le 27 novembre 2025 le centenaire de la naissance, et de deux cent vingt heures de rushes non utilisés au montage, Guillaume Ribot éclaire le chemin qui a mené à cette œuvre-monument sur l’extermination des juifs d’Europe.
Une aventure de tous les instants
À partir des bobines accumulées par Claude Lanzmann – dont 180 sont des interviews de témoins, et quarante, des travellings ou des plans fixes sur les lieux et les ambiances traversés dans différents pays –, ce road-movie documentaire réalisé à quarante ans de distance dévoile les coulisses passionnantes d'une aventure de tous les instants. La fragilité même du matériau, constitué en partie de ce que l’on rejette d'ordinaire au montage (mises en place technique, répétition des prises, cadres tremblants, claps, amorces de bobine, regards caméra...), met en lumière l'immense difficulté de la tâche que s’est fixée le journaliste devenu cinéaste. Pionnier solitaire soutenu par sa petite équipe, il lutte pied à pied pour arracher au réel une vérité qui jusque-là s’est dérobée : celle que les anciens nazis ont appris depuis trente ans à dissimuler, et que leurs victimes ont dû enfouir au plus profond d’eux-mêmes pour pouvoir reprendre pied dans l’existence. Guillaume Ribot révèle aussi et surtout un processus de création, entre convictions, intuitions et tâtonnements. Son film, à la hauteur de son intimidant sujet, permet de comprendre pourquoi il y a un "avant" et un "après" Shoah.
Réalisation
Guillaume Ribot
Pays
France
Année
2025
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