À suivre :

Maret

La théorie du tout

3 min

Disponible à partir du 12/04/2026

À la télévision le lundi 13 avril à 23:30

Lors d’un congrès de physique dans les Alpes, un jeune chercheur défend l’existence d’univers parallèles… Un élégant thriller psychologique baigné d’un sublime noir et blanc, dont l’ambiance hitchcockienne glisse vers le fantastique.

1962. L’étudiant en physique Johannes Leinert défend dans ses recherches une audacieuse théorie sur l’existence de mondes parallèles, qui ne remporte guère – c’est peu dire – l’enthousiasme de son directeur de thèse. Alors qu’il accompagne ce dernier à un congrès de physique dans les Alpes suisses, le jeune homme suscite pourtant la curiosité d’un confrère, le professeur Henry Blumberg. Mais dans l’hôtel où doit se tenir l’événement, niché au milieu des pics enneigés, se produisent des événements étranges : alors que le ciel tourne à l’orage, Johannes fait la rencontre bouleversante de Karin, une pianiste de jazz qui semble mystérieusement le connaître… Bientôt aussi, alors que Blumberg doit partir de manière précipitée, les disparitions se succèdent sous les yeux médusés du jeune homme ; les faits se dédoublent et se contredisent. À croire que les calculs qu’il griffonne dans ses carnets trouvent un troublant écho dans ce lieu isolé, dont le sous-sol recèle une mine abandonnée d’uranium – jusqu’à induire des interférences dans le cours de son propre destin et de ceux qui l’entourent...

Réalité en éclats
Après son premier long métrage Zerrumpelt Herz, en 2014, le jeune réalisateur allemand Timm Kröger fait ici une ambitieuse proposition de cinéma, qui joue, dans sa thématique comme dans sa forme et son esthétique, sur la notion d’univers parallèles. Brouillant les temporalités, il revisite presque jusqu’au pastiche l’atmosphère des films noirs de l’âge d’or de Hollywood – dans la composition des plans, les contrastes de son sublime noir et blanc, les longs fondus enchaînés –, le tout baigné d’une bande originale symphonique du compositeur Diego Ramos Rodriguez qui évoque les compositions de Bernard Herrmann. On pense tour à tour à Hitchcock, au Procès d’Orson Welles mais aussi, pour son inquiétante étrangeté, à l’univers de David Lynch. Les "multivers" se manifestent tout autant dans la superposition des genres, tour à tour et en même temps thriller, policier, film fantastique et drame psychologique qui explore l’inconscient tourmenté de son héros. Déployant une réalité qui vole en éclats, cette Théorie du tout n’explique rien de ce qu’elle montre : c’est ce qui en fait sa beauté labyrinthique.

Avec

  • Jan Bülow (Johannes Leinert)

  • Olivia Ross (Karin Hönig)

  • Hanns Zischler (Dr. Julius Strathen)

  • Gottfried Breitfuss (Professeur Blumberg)

Réalisation

Timm Kröger

Scénario

  • Roderick Warich

  • Timm Kröger

Production

  • Ma.ja.de. Fiction

  • The Barricades

  • Panama Film

  • Catpics

  • ZDF

  • ARTE

  • SRF/SRG SSR

Producteur/-trice

  • Heino Deckert

  • Tina Börner

  • Viktoria Stolpe

  • Timm Kröger

Image

Roland Stuprich

Montage

Jann Anderegg

Musique

Diego Ramos Rodríguez

Pays

  • Allemagne

  • Autriche

  • Suisse

Année

2023

Vous pourriez aimer aussi

Les vidéos les plus vues sur ARTE

NotInitialized