Philippe Dayan a rendez-vous avec Inès, une brillante avocate quadragénaire, qui instruit un dossier de non-assistance à personne en danger impliquant le psychanalyste. Elle prépare ce dernier sans ménagement à l’épreuve de la comparution qui l’attend, non sans avoir pris soin de lui rappeler qu’elle a été brièvement sa patiente une vingtaine d’années plus tôt. Dayan découvre alors avec étonnement les raisons qui poussent la jeune femme à souhaiter venir le consulter à nouveau…
Cinq ans après
C’est dans le trauma sociétal causé par les attentats du 13 novembre 2015 qu’Eric Toledano et Olivier Nakache avaient trouvé le fondement de leur adaptation de BeTipul, la série israélienne de Hagai Levi : une manière d’ancrer la fiction dans une réalité vécue collectivement au présent. Une nécessité du même ordre préside à cette nouvelle saison, située dans le contexte encore plus actuel de la pandémie, et précisément datée : au mois de mai 2020, à la sortie du premier confinement. Quel meilleur terreau pour une thérapie que cette période, avec ce qu’elle a impliqué d’introspection et de repli sur soi ? La parole des patients se libère ainsi progressivement face à un Philippe Dayan dont la vie a changé. Confronté à des difficultés personnelles et professionnelles, le thérapeute cherche lui aussi des repères, et Frédéric Pierrot apporte à ce personnage une nouvelle épaisseur. Sous les regards attentifs des deux maîtres d’œuvre, entourés par les réalisateurs Agnès Jaoui, Arnaud Desplechin, Emmanuelle Bercot et Emmanuel Finkiel, les comédiens déploient avec une grande justesse toute la palette des émotions.