Pendant la Seconde Guerre mondiale, en Birmanie, le colonel Saïto dirige un camp japonais de prisonniers au milieu de la jungle. Chargé de construire un pont d'une grande importance stratégique, il ordonne à ses prisonniers de se mettre à l'ouvrage. Mais le colonel britannique Nicholson refuse que ses officiers travaillent pour l'ennemi… Afin de le faire céder, Saïto décide de le mettre au supplice.
Réflexion pyrotechnique
L'un des films de guerre les plus célèbres, autant connu pour l'ampleur de sa réalisation que pour sa bande-son (le sifflement de La marche du colonel Bogey est devenu un leitmotiv ancré dans la mémoire collective). Sublimant la beauté des paysages ceylanais, David Lean multiplie les séquences d'anthologie jusqu'à la scène paroxystique de l'explosion du pont. Après plus de deux heures où auront perlé humour et mélancolie dans un déluge de sueur, ce final place les hommes devant l'absurde de leur existence (tout ça pour ça). Une réflexion tout en pyrotechnie.