À suivre :
Jusqu'aux coudesUn flic
1 min
Disponible à partir du 13/04/2026
À la télévision le lundi 13 avril à 20:55
Après le hold-up d'une banque, le commissaire Édouard Coleman est chargé de l'enquête. Il découvre que son meilleur ami, Simon, est impliqué dans l'affaire et que le produit du braquage est destiné à acheter de la drogue. Or, la jeune femme avec qui il vient d’entamer une liaison, Cathy, est aussi la maîtresse de celui qu’il doit traquer…
Jeux de miroirs
Au moment de sa sortie, le génial Un flic dérouta le public et la critique car Melville y succombe sans frein aucun aux sirènes de l’abstraction, à un degré jamais atteint au cinéma, y compris dans ses films précédents. Le ton est donné dès la séquence inaugurale, un hold-up silencieux dans le cadre insolite d’une banque en bord de mer, dans un paysage à l’architecture géométrique tout en lignes de fuite, désert et balayé par le vent et la pluie. Les acteurs ne sont plus que des silhouettes désincarnées, masquées, fantomatiques. Melville ne cherche même pas à camoufler les artifices des décors en studios, la fausseté des maquettes de train et d’hélicoptère lors d’une scène d’action. Au contraire il les exagère et les magnifie, à l’instar d’un autre grand formaliste français qui vient de reconstruire une ville entière pour les besoins de son chef-d’œuvre Playtime, Jacques Tati. Son scénario n’est qu’un prétexte pour mettre en scène plusieurs jeux de miroirs. Un flic (Alain Delon) et son ami gangster (Richard Crenna) jouent au chat et à la souris et se partagent les faveurs d’une beauté blonde, Catherine Deneuve, ange de la mort qui traverse l’œuvre comme une image glacée, loin des enjeux émotionnels de ce film d’hommes. C’est en réalité Melville – et à travers lui les autres acteurs – qui regarde Delon, policier solitaire traversant tel un somnambule le Paris nocturne, de décors de boîtes de nuit en décors de commissariat, aussi stylisés les uns que les autres.
Avec
Alain Delon (Edouard Coleman)
Catherine Deneuve (Cathy)
Richard Crenna (Simon)
Riccardo Cucciolla (Paul Weber)
Simone Valère (la femme de Paul)
Léon Minisini (Mathieu la Valise)
Réalisation
Jean-Pierre Melville
Scénario
Jean-Pierre Melville
Production
Les Films Corona
Oceania Films
Producteur/-trice
Robert Dorfmann
Image
Walter Wottitz
Montage
Patricia Nény
Musique
Michel Colombier
Pays
France
Italie
Année
1972
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