Olivier Père

Les meilleurs films de l’année 2020 

La fermeture des salles de cinéma pendant de longues semaines et le report de plusieurs films dont la sortie n’a pas été possible lors de l’année écoulée ne nous permet pas de proposer notre top 10 habituel. Malgré un nombre réduit de films distribués en salles, voici la liste de ceux que nous avons aimé durant la triste période de 2020. En attendant des jours meilleurs et la réouverture des salles, qui nous permettra de partager enfin avec les spectateurs les nouveaux films de Leos Carax (Annette), Bruno Dumont (France), Mia Hansen-Løve (Bergman Island), Mathieu Amalric (Serre-moi fort), Nadav Lapid (Le Genou d’Ahed), Julia Ducournau (Titane), Bruno Podalydès (Les 2 Alfred), pour ne citer que quelques coproductions ARTE France Cinéma.

 

Par ordre de découverte :

 

Tommaso de Abel Ferrara

Swallow de Carlo Mirabella-Davis

Les Siffleurs de Corneliu Porumboiu

Invisible Man de Leigh Whannell

Séjours dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang

Cuban Network de Olivier Assayas

Uncut Gems de Josh et Benny Safdie (Netflix)

Le Cas Richard Jewell de Clint Eastwood

Le Sel des larmes de Philippe Garrel

Été 85 de François Ozon

Hotel by the River et La Femme qui s’est enfuie de Hong Sang-soo

Adolescentes de Sébastien Lifshitz

Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait de Emmanuel Mouret

Lux Æterna de Gaspar Noé

Deux de Filippo Meneghetti

Énorme de Sophie Letourneur

Eva en août de Jonás Trueba

 

 

Catégories : Actualités

8 commentaires

  1. Frederic CAMUS dit :

    Bonjour Olivier, et bonne année (pourquoi franchement se borner à Janvier).

    Année bizarre en effet, mais propice à la redécouverte du cinéma de patrimoine, ce qui, en soi, n’est ni déplaisant ni inutile 🙂 Forcément peu de films en salles, beaucoup de films pas vus, mais, dans le lot, quand même, des pépites ou des révélations, puisque le cinéma ne s’arrête pas malgré la pandémie.

    Dans le lot, cinq moments qui restent déjà :
    – Séjour dans les Monts Fuchun, le plus riche, le plus beau et le plus émouvant film vu depuis pas mal d’années,
    – Invisible Man, brillamment mis en scène, et qui rappelle ce qu’une grande actrice peut créer
    – Brooklyn Affairs, épatant film de genre pas si classique qu’il en a l’air
    – Mank, qui a tout du plaisir pour cinéphiles hardcore, et dont les labyrinthes sont d’une profondeur impressionnante, tout en restant profondément personnel
    – Eurovision Song Contest, The Story of Fire Saga, meilleure comédie vue cette année, et qui, par la grâce de ses interprètes (si, si…) fait aussi exister et vibrer de très personnages.

    Dans un autre registre, les découvertes d’Outland et de Fail Safe donnent de furieuses envies de rétrospective thématiques. Bref, une pas si mauvaise année de cinéma, finalement.

    Amitiés cinéphiles

    FC

  2. damien dit :

    commentaire en plusieurs parties (la longueur semble être bloquée)

    Bonjour Olivier,
    De votre liste des films de l’année 2020, je n’ai pu voir que:
    « Invisible Man » de Leigh Whannell, « Uncut Gems » de Josh et Benny Safdie (Netflix) et « Le Cas Richard Jewell » de Clint Eastwood. Films sympathiques mais vite oubliés…
    Je vais essayer de voir le reste de votre liste.

  3. damien dit :

    En 2020, j’avais noté 2 films enquêtes tirés d’histoires vraies qui, pour moi, valaient le détour sur le fond et qui malheureusement montrent une plus grande démocratie et liberté aux USA qu’en France. Car ce genre de films qui seraient salutaires, ne verront, je pense, jamais le jour en France par peur du scandale et par acceptation navrante d’une certaine auto-censure en France. « Welcome to New York »le film d’ Abel Ferrara en est l’illustration. Aucune chaine de télévision française ne l’a co-produit, il me semble, ni ne l’a diffusé. Il a été remonté aux USA contre l’avis de Ferrara. Le film a été bloqué à Cannes. Depardieu, qui a décidé de jouer gratuitement, y fait pourtant une prestation remarquable passée sous silence dans beaucoup de médias… C’est un film qui a subit beaucoup de pressions.

  4. damien dit :

    Existe-t-il, Olivier, en France, des sujets par exemple sur des hommes de pouvoir existants qui sont bloqués dès le départ et ne trouveront aucun financement au contraire des USA ? C’est la même chose actuellement sur l’affaire PPDA. Aux USA, il n’y aurait déjà des scénaristes au travail et en France, on a l’impression que l’affaire va vite être vite étouffée. Pourquoi cette différence, ce manque de liberté en France ?

  5. Olivier Père dit :

    Je ne connais pas les dessous de la production de Welcome to New York, il faudrait demander à Vincent Maraval de Wild Bunch qui a financé le film. La décision de sortir le film directement en VOD, une première à l’époque, découle peut-être de refus de la part des guichets classiques. Mais ont-ils été sollicités ? C’est vrai que Depardieu y est très bien. Le film ne m’avait pas vraiment convaincu, mais j’aime beaucoup Ferrara en général. Quant aux médias, ils ont dans mon souvenir parlé du film, en bien ou en mal, en raison des polémiques autour de son sujet, sa présentation « off » à Cannes et sa sortie en VOD.

  6. Alain Souché dit :

    Bonjour Olivier. Il y a tellement de bons films qui attendent dans les starting-blocks pour 2021. J’ai pu en voir quelques uns au Cinemed de Montpellier, puis aux festivals des Arcs et de Rotterdam (version digitale). Je recommande Quo Vadis, Aida ?, After Love et Apples, entre autres. Sans oublier Le diable n’existe pas ou Ammonite, par exemple. Y aura t-il de la place pour tous, quand les salles rouvriront, enfin ?

    • Olivier Père dit :

      ça va être très difficile pour les distributeurs. Avec un tel embouteillage des sorties, certains films vont peut-être devoir renoncer à une exploitation salles, ou alors beaucoup souffrir de la concurrence.

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