Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les prochains films de Aurélia Georges, Joachim Trier, Abderrahmane Sissako et Bruno Podalydès

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma, qui s’est réuni le 14 novembre, a décidé de s’engager sur quatre nouveaux longs métrages, deux films français et deux coproductions internationales. Photo en tête de texte : Aurelia Georges © Eric Catarina/Gamma-Rapho.

 

La Pire personne au monde (The Worst Person in the World) de Joachim Trier
Avec Renate Reinsve et Anders Danielsen Lie
MK Productions (France), Oslo Pictures (Norvège), Snowglobe (Danemark), Be Reel Films (Suède)

Oslo, de nos jours. Julie est une jeune femme pleine de ressource, mais à 30 ans, elle cherche encore sa voie. Bien qu’heureuse avec Aksel, un dessinateur à succès, aimant et protecteur, elle refuse l’enfant qu’il désire. Quand Julie le quitte pour Eivind, elle espère, une fois de plus, commencer une nouvelle vie.
« Il m’aura fallu du temps pour m’attaquer à un thème aussi universel que l’amour sans risquer de tomber dans le cliché, mais je pense avoir trouvé l’approche narrative et la forme filmique nécessaires à cette entreprise. » (Joachim Trier)
Tournage prévu en Norvège d’avril à juillet 2020.

Joachim Trier © Lars Eivind Bones

La Colline parfumée de Abderrahmane Sissako
Cinéfrance Studios, Archipel 35 (France), Dune Vision (Mauritanie)

Joice, une jeune africaine d’une trentaine d’années dit non le jour de son mariage. Elle quitte son pays natal et se crée une nouvelle vie en Chine, à « Chocolate City », le quartier africain de Guangzhou, où elle travaille dans une boutique de thé.
« Le sujet de La Colline parfumée, qui parle de rencontres dans un monde en perpétuel mouvement, m’habite depuis fort longtemps. » (Abderrahmane Sissako)
Le tournage aura lieu à partir d’avril 2020 entre la Chine et l’Afrique.

 

Abderrahmane Sissako © Kessen-Tall

La Place d’une autre de Aurélia Georges
Avec Anaïs Demoustier, Sabine Azéma, Laetitia Dosch
31 Juin Films (France)

Nélie a échappé à une existence misérable en devenant infirmière auxiliaire sur le front en 1914. Un jour, elle prend l’identité de Rose, une jeune femme de bonne famille qu’elle a vu mourir sous ses yeux. Nélie se présente à la place de la morte chez une femme richissime, Eléonore de Lengwil, dont elle devient la lectrice. Une histoire d’imposture et de survie, qui aborde les thématiques du mensonge et de l’hypocrisie sociale sous l’angle du suspens et du romanesque. « L’idée est de toucher au cœur, d’emporter par un récit frappant et généreux, de faire monter les émotions. » (Aurélia Georges)

Tournage prévu printemps-été 2020.

 

Les Deux Alfred de Bruno Podalydès
Avec Sandrine Kiberlain, Denis Podalydès, Bruno Podalydès
Why Not Productions (France)

Alexandre est chômeur et interdit bancaire. Alors que sa femme Albane est en mission sur un sous-marin nucléaire, il doit s’occuper seul de leurs deux jeunes enfants. Alexandre a deux mois pour trouver du travail et prouver qu’il est capable de s’occuper de ces derniers. Résolument tournée vers l’absurde, la nouvelle comédie de Bruno Podalydès met en scène des personnages dépassés par le monde moderne et les récents bouleversements technologiques et sociétaux. « Ce n’était pas mieux avant, il faut vivre avec notre temps, le rythme urbain est soutenu, il nous faut percevoir ce qu’on gagne et ce qu’on perd pour s’accorder enfin, voire déclencher quelques ruptures et déconnections. » (Bruno Podalydès)

Bruno Podalydès

 

 

 

 

 

 

Catégories : Actualités · Coproductions

13 commentaires

  1. Damien dit :

    Bonsoir Olivier,
    J’espère que Arte Cinéma nous émerveillera avec ces nouvelles productions. Mais parfois, j’ai le sentiment de perdre deux heures de ma vie en voyant certains films… et vous en plus de l’argent.
    Je viens de voir Zombie Child… Oulala sérieusement rarement vu quelque chose d’aussi mal réalisé et sans surprise. La direction d’acteur et les dialogues… quelle catastrophe.
    C’est la première fois où je vois des mouvements de caméra aussi peu subtils et qui viennent dicter le jeu des étudiantes… Il y a une séquence où la caméra en un pano lent survole les etudiantes allongées sur l’herbe. Et quand la caméra est sur chacune d’elles, elles disent leur réplique…
    C’est lourd ! C’est le mouvement de caméra qui dicte le jeu d’acteur et du coup, tout sonne artificiel, faux.
    Normalement, on ne doit pas ressentir le montage ou les mouvements de caméra, cela doit être fluide. Et là on ne voit que ça… Comme une charrue qui entaille la terre.
    Comment Arte peut elle s’engager là dedans?
    Est-ce possible de produire aujourd’hui en France des films qui resteront dans l’histoire du cinéma ?

    • Olivier Père dit :

      Vous êtes sévère. Je pense que les derniers films de Guiraudie, Desplechin, Bellocchio (coproduction avec l’Italie), Nuri Bilge Ceylan (coproduction avec la Turquie) ont leur place dans l’histoire du cinéma. Et d’autres aussi j’espère.

  2. Damien dit :

    100 % d’accord avec vous sur Nuri Bilge Ceylan ! Winter Sleep est un des mes films préférés. Palme d’or méritée. Heureusement que le festival de Cannes existe encore et résiste au nivellement par le bas.
    Mais Nuri Bilge Ceylan n’est pas un réalisateur français…
    On a dû mal aujourd’hui à citer un réalisateur français qui sort du lot. Il y a bien sûr Bruno Dumont même si ses derniers films sont moins bons. Mis a part lui… Aucun nom ne vient en tête spontanément. Desplechin et Guiraudie sont très très surestimés désolé. Ils ont fait déjà beaucoup de films et on attend toujours leur chef d’oeuvre.
    Pourquoi ce désert au niveau des réalisateurs français de talent ? D’après vous, ils n’existent pas ou alors la sélection de leur projet ne se fait pas ?
    Sinon Olivier, quels ont été vos veritables coups de cœur dans les films sortis ces derniers mois ?

    • Olivier Père dit :

      D’accord avec vous sur Bruno Dumont, pas sur Guiraudie ni Desplechin. Tout dépend de ce que vous entendez par chef-d’oeuvre. c’est vrai qu’il ne sort pas un chef-d’oeuvre par semaine contrairement à ce qu’on lit dans la presse mais pour moi Roubaix, une lumière n’est pas loin d’en être un. Arte a coproduit presque tous les film de Bruno Dumont, il tourne actuellement un film que j’attends beaucoup, et qui devrait une fois de plus nous étonner. Je ne suis pas d’accord non plus sur la dépréciation du cinéma d’auteur français actuel cela fait des décennies que l’on entend le même discours (c’était mieux avant…) et pourtant chaque année il y a plusieurs films remarquables. Les détracteurs ne signalent que les échecs et les déceptions mais avez-vous vu Alice et le Maire de Nicolas Pariser, deuxième film d’un jeune réalisateur qui va bientôt dépasser les 700 000 entrées ? Parmi les films que j’ai aimé récemment : Martin Eden de Pietro Marcello, Les Misérables de Ladj Ly, Traîné sur le bitume de S. Craig Zahler, directement sorti en vidéo de manière incompréhensible.

  3. Damien dit :

    Merci pour ces conseils de films à voir. Non je n’ai pas encore vu le film Alice et le Maire. Je vais essayer de le voir également.
    Qu’avez-vous pensé du film avec Willem Defoe sur Van Gogh ? Je viens juste de le voir. Souvent je trouve que les biopic sont sans intérêt, mais ici la réalisation, surtout dans la première partie du film qui nous plonge dans le processus créatif du peintre, ses déambulations dans la nature et la lumière, est assez réussie. Je dois avouer que je m’y suis reconnu et les paroles de Gauguin, cherchant une lumière nouvelle dans un pays exotique, ont resonné en moi. Cela a sans doute influencé mon jugement sur ce film. Peut être l’avez vous également apprécié ?

  4. Frédérik dit :

    J’espère vous lire bientôt au sujet de Traîné sur le bitume, à coup sûr l’un des meilleurs films américains de l’année.

  5. Damien dit :

    Merci pour ces conseils de films à voir. Non je n’ai pas encore vu le film Alice et le Maire. Je vais essayer de le voir également.
    Qu’avez-vous pensé du film avec Willem Defoe sur Van Gogh ? Je viens juste de le voir. Souvent je trouve que les biopic sont sans intérêt, mais ici la réalisation surtout dans la première partie du film qui nous plonge dans le processus créatif du peintre, ses déambulations dans la nature et la lumière, est assez réussie. Je dois avouer que je m’y suis reconnu et les paroles de Gauguin, cherchant une lumière nouvelle dans un pays exotique, ont resonné en moi. Cela a sans doute influencé mon jugement sur ce film. Peut être l’avez vous également apprécié ?

  6. HART dit :

    Bonjour Olivier
    Co réalisatrice d’un documentaire de 52 minutes qui présente les témoignages de femmes qui vivent en grande ruralité ( Sud Aveyron) et qui pourtant réussissent leur choix de vie qu’elles soient nées ou pas ici. Le titre « Elles vivent ici ».
    Producteur : Anderadera. Voir le Teaser et nous dire si cela vous intéresse pour Arte. Comment faire pour vous le présenter ?

    • Olivier Père dit :

      Bonjour il faut vous adresser via votre producteur à l’unité société et culture d’Arte France en charge des documentaires pour les pré-achats et les acquisitions. Bien à vous,

  7. Damien dit :

    En fait, j’avais bien vu le film « traîné sur le bitume » mais sous un autre titre  » Dragged accross concrète » avec mel Gibson.
    C’est vrai qu’il était intéressant avec un rythme lent mais assez captivant.

  8. Ballantrae dit :

    Je ne suis pas vraiment en accord avec les deplorations de Damien concernant le cinéma français. Cela me semble aller dans le même sens que l’essai assez piètre de Neuhoff dont l’une des rares qualités me semble de célébrer le cinéma d’Arnaud Desplechin…que vous degommez justement.
    Injuste cet avis alors justement que le cinéaste a réussi cette année une mue assez superbe, peu dans l’air du temps avec ses accents bernanosiens et du coup superbe d’aprete et d’humanité mise à nu.
    Dumont est magnifique mais il est loin d’être seul.
    Notre cinéma est fort de sa diversité: cette année Jeanne, Roubaix une lumière, J’ai perdu mon corps, La fameuse invasion de la Sicile par les ours, Liberté, Trois jours et une vie, Les misérables, Alice et le maire…et j’en oublie!
    Arte est un trésor national et européen par sa manière de susciter la creation partout où elle peut se montrer la plus forte et singulière.
    Prière de ne pas se laisser à ce mal hélas de plus en plus repandu de la condamnation de ce qui marche ici alors qu’ailleurs les nouvelles ne sont pas très bonnes cf nos voisins.
    Vive l’exception culturelle française!!!

  9. Ballantrae dit :

    Et le film de S Craigh Zahler est effectivement passionnant. A voir: un polar de premier plan!

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