Olivier Père

Conte d’été de Éric Rohmer

La Cinémathèque française propose une rétrospective intégrale des films de Éric Rohmer, du 9 janvier au 11 février. A cette occasion, ARTE consacrera la soirée du lundi 21 janvier au cinéaste français, avec la diffusion en version restaurée de Conte d’été (1996) à 20h55 et de Pauline à la plage (1983) à 22h45. Les deux films seront également disponibles gratuitement en télévision de rattrapage pendant sept jours, sur le site d’ARTE.

Comme leurs titres l’indiquent, ces films se déroulent en été et au bord de la plage, côte bretonne pour l’un, côte normande pour l’autre. Ils appartiennent à deux cycles différents (Contes des quatre saisons pour le premier, Comédies et proverbes pour le second) et ont la particularité de réemployer à treize ans d’intervalle la délicieuse Amanda Langlet, inoubliable Pauline devenue Margot, amie et confidente du jeune héros de Conte d’été. Pendant les vacances de juillet, Gaspard un étudiant en mathématiques, musicien à ses heures perdues, espère retrouver à Dinard la fille qu’il aime. Dans l’attente, il fait la rencontre de deux jeunes femmes qui vont s’intéresser à lui et entreprendre de le séduire. Pour ce troisième conte de la série, Rohmer traite de la tentation et du dilemme amoureux. Gaspard se défend d’être hésitant, pourtant il ne sait qui choisir entre la femme idéalisée, la femme offerte et la femme complice. Rohmer signe un film de conversations dans lequel les paroles sont en constant décalage avec les actions. Les personnages de Rohmer, filles ou garçons, se racontent des histoires – sur leurs sentiments, sur leurs principes moraux – sans cesse mises à mal par le hasard et les accidents de la réalité. Conte d’été est l’un des nombreux films de Rohmer mettant en scène des personnages jeunes, au début de la vie, riches en rêves d’amour contrariés par leurs maladresses et leur inadaptation au réel. La préciosité du style et des dialogues, le caractère intemporel des situations refusent tout ancrage dans une époque précise. Melvil Poupaud campe un jeune homme indécis à la fois intimidé et fasciné par les filles. Il s’est inspiré de Rohmer dans ses attitudes et ses gestes, tandis que le cinéaste a lui aussi puisé dans la personnalité et les talents de musicien de son acteur. En disciple de Renoir, Rohmer organise le cadre et l’espace de ses films de manière à laisser entrer le monde, par des incises documentaires ou des petits faits inattendus.

En plus de la diffusion à l’antenne de Conte d’été, tous les contes des quatre saisons seront disponibles gratuitement sur ARTE.TV, pendant six mois à compter du 16 janvier : Conte de printemps (1990), Conte d’hiver (1991), Conte d’été (1996) et Conte d’automne (1998). Nous y reviendrons.

et Melvil Poupaud dans Conte d'été de Eric Rohmer

Aurelia Nolin et Melvil Poupaud dans Conte d’été de Eric Rohmer

Catégories : Sur ARTE

Un commentaire

  1. Sapet dit :

    Ce film est long au commencement presque 8 minutes sans parole . Nous suivons l’arrive de Gaspard un étudiant qui vient d’avoir sa licence de math il part à Dinard pour ses vacances et y passe du temps avec Lena son bien aime qui elle est partie en Espagne avec sa sœur avant de le rejoindre par la suite il tombe dans un triangle amoureux ce qu’il fait que cela le mes dans des situations peut recommander . Il tombe par hasard sur Margot la serveuse du bar qui lui fait rencontre Solenne une jeune fille jolie mais qui se révèle un peu comme un petit démon et Margot quant à elle est une jeune femme qui a un petit ami mais qui s’autorise à mot couvert de sortir avec Gaspard cependant le film est plat sans rebondissements fulgurant mais qui peut faire réfléchir sur la complexité du triangle amoureux dans le vrai vit pour ceux qui le vivent .

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